Lu ailleurs

Vous le savez, mon Dieu,
le Monde ne m’apparaît plus guère
par les traits de sa multiplicité.
Quand je le contemple,
j’y aperçois surtout un réservoir sans limites
où les deux énergies contraires de la joie et de la souffrance,
s’accumulent en quantités immenses,
- pour la plus grande part inutilisées.
Cette masse hésitante et agitée,
je la vois parcourue de courants psychiques puissants,
formés d’âmes qu’entraînent
la passion de l’Art et de l’Éternel Féminin,
- la passion de la Science et de l’Univers dominé,
- la passion de l’autonomie individuelle et de l’Humanité libérée.
Et ces courants, par moments,
se rencontrent dans des crises redoutables.
Ils bouillonnent dans leur effort à s’équilibrer.
Quelle gloire pour vous, mon Dieu,
quel afflux de vie à votre Humanité,
si toute cette puissance spirituelle s’harmonisait en vous!
Seigneur, je rêve de voir extrait de tant de richesses,
inutilisées ou perverties,
tout le dynamisme qu’elles renferment.
Collaborer à ce travail,
voilà l’oeuvre à laquelle je veux me consacrer!
T.de Chardin
Catégories: Foi et vision cosmologique, Lu ailleurs | 20/02/2012

La main, création de l’univers, spiritualité, monde futur
La lettre YOUD de l’alphabet hébreu vient de yad, la main. C’est la main avec le poignet et les doigt étendus. Cette lettre symbolise, par sa valeur la création du monde par dix paroles. Youd, à peine plus grande qu’un point, est la plus petite de lettres de l’alphabet et pourtant c’est elle qui contient le plus de puissance. Enfin, youd symbolise la capacité d’agir, l’expression individuelle, l’intéraction dans le monde, le monde des sens, la matière principale, la création.
Youd vient de la racine yadad ou yadah qui est le verbe jeter ou lancer, rôle que l’on confie à la main. Cette racine contient aussi l’amour que l’on porte à l’autre, c’est pourquoi elle introduit aussi yadid (le bien-aimé), d’où est issu David hamelekh.
C’est la plus petite lettre de l’alphabet hébreu. Yod se compose de trois parties : une pointe vers le haut, une pointe vers le bas et une partie moyenne les unissant. Youd représente une personne en prière, humblement inclinée (pointe en bas), son coeur dirigé vers le Ciel.(zohar, section vayikra 147)
La valeur numérique de la lettre Youd est 10, nombre de la réalisation de l’unité, de la totalité de l’univers et des attributs Divins; symbole de la complète croissance des fondements actifs de la création.
http://www.kabbal-art.com
Catégories: Ecritures et Tradition rabbinique, Lu ailleurs | 13/02/2012

Pierre Teilhard de Chardin se posait la question : « Quel sera donc, enfin, le chrétien idéal, le chrétien à la fois nouveau et ancien, qui résoudra en son âme le problème de l’équilibre vital, en faisant passer toute la sève du monde dans son effort vers la divine Trinité ? »
Et dans La Messe sur le monde, il écrivait : « Celui qui aimera passionnément Jésus caché dans les forces qui font grandir la terre, la terre maternellement le soulèvera dans ses bras géants, et elle lui fera contempler le visage de Dieu »
François d’Assise me semble avoir réalisé cet idéal. Dans sa présence au monde, il réconcilie l’élan surnaturel du christianisme et l’enthousiasme cosmique. Et il le fait avec une extrême simplicité : en retrouvant dans le Christ la douceur du Créateur.
Eloi LECLERC -
Le soleil se lève sur Assise p: 89 -90
Catégories: Foi et vision cosmologique, Lu ailleurs | 9/02/2012

La création, c’est justement un geste maternel. Elle jaillit du fond de la tendresse divine comme un appel qui s’adresse à la nôtre, et quand nous ne répondons pas, le monde, le vrai monde, le monde d’harmonie, le monde de beauté, le monde de la joie, ne peut pas exister!
La création jaillit du fond de la tendresse divine!
Un physicien indou a remarqué – et il a prouvé – par des études extrêmement précises, que les choses elles-mêmes ont un rythme. Un cable ne résiste pas à une traction brutale, et le fer se rompt si l’on ne respecte pas d’une certaine façon, sa mélodie et son rythme.
Il y a dans la nature, dans tout l’univers, un certain rythme qui demande à être respecté, un certain ordre qui demande à être compris, un certain appel qui est toujours proposé à notre amour!
Et la création ne peut jamais être en équilibre si nous ne sommes pas nous-mêmes en relation vivante avec Dieu.
Et que cela ne soit pas simplement des vues de poète ou de savant, nous en avons la preuve lorsque nous entendons cet admirable texte de St Paul aux Romains (Rm 8,19-22) qui nous parle de la création dans les douleurs de l’enfantement. Elle pousse un grand cri de gémissement en attendant la révélation de la Gloire des Fils de Dieu. L’univers est blessé d’une certaine manière comme Dieu est victime parce qu’une volonté mauvaise, une volonté avaricieuse, une volonté possessive s’est opposée à l’amour de Dieu.
M.Zundel – Ta Parole comme une source – Ed A.Sigier p:251
Catégories: Foi et vision cosmologique, Lu ailleurs | 7/02/2012
« On est chrétien pour les autres,
on est chrétien pour l’Univers »
On ne participe jamais à la Cène du Seigneur, au Sacrement, pour soi, mais pour les autres… C’est tout l’Univers que nous assumons et que nous prenons en charge…. Nous sommes donc immédiatement introduits au coeur de la vocation chrétienne. On est chrétien pour les autres,on est chrétien pour l’Univers; on n’est pas chrétien pour se sauver soi-même…
Il est donc bien clair que notre rassemblement nous met immédiatement en présence de notre Histoire, cette Histoire encore inconnue pour très longtemps, qui pourra nous faire remonter à cinq cent mille ans ou davantage. C’est toute cette Histoire, c’est toute cette lignée humaine, ce sont toutes les générations, ce sont tous ces visages, tous ces coeurs, toutes ces pensées, toutes ces douleurs, toutes ces espérances, c’est tout cela qui vient à nous ce matin pour s’achever par nous.
L’histoire de l’Humanité inconnue, l’Histoire des Hommes qui n’ont laissé aucune trace d’eux-mêmes dans aucun document, l’Histoire de la genèse de l’Univers, l’Histoire de tous les mondes avec lesquels nous sommes reliés, de tous les vivants qui peuvent se trouver ailleurs, sur d’autres planètes, c’est tout cela que nous avons à offrir, avec lequel nous avons à nous identifier pour faire de notre offrande, une offrande digne du Christ.
C’est donc une première victoire sur la mort, une première victoire sur le temps, ce rassemblement de tous les Hommes avec nous, en nous, par nous autour de la Table du Seigneur. Et nos contemporains où qu’ils soient, sur cette planète ou sur une autre, nos contemporains à plus forte raison sont-ils très étroitement rattachés à cette Liturgie puisque nous avons réalisé l’unité dans l’espace, autant que dans le temps comme nous avons déjà à porter l’avenir qui est en germe en nous…
M.Zundel
Ta Parole comme une source p:175 - Ed A.Sigier
Catégories: Eucharistie et Adoration, Lu ailleurs | 4/02/2012
« L’adoration est au cœur de l’Eglise, elle est au cœur de notre vie » disait le Pape Jean Paul II s’adressant à des contemplatifs : « L’adoration est un devoir inéluctable de l’Eglise. Vous- mêmes, en adorant Jésus, vous accomplissez dans les Eglises locales la tâche de « prier sans cesse » que nous ont transmis les apôtres, à l’imitation du Maître qui passait fréquemment la nuit en prière… L’Eglise a besoin de femmes et d’hommes convaincus comme vous de la valeur irremplaçable de la prière ».
Pour creuser davantage la place de l’adoration dans notre vie, revenons à la bénédiction miraculeuse de 1822, car, à ce moment de notre histoire de la Sainte Famille, le Seigneur ne nous lance-t-Il pas un appel précis ? Appel à une vie Eucharistique, à une vie d’action de grâce et d’adoration, à une vie de louange au cœur de l’Eglise?… Lire la suite
Catégories: Eucharistie et Adoration | 31/01/2012

Seigneur,
donne-nous la prière comme on donne un verre d’eau
au voyageur du désert.
Seigneur,
donne-nous la prière comme on donne le feu
au voyageur de la nuit.
Seigneur,
donne-nous la prière comme on donne le chant
au voyageur des abîmes.
Seigneur,
donne-nous la prière comme on donne le grain
aux terres labourées.
Seigneur,
donne-nous la prière
comme on donne remède aux blessures ouvertes.
Seigneur,
donne-nous la prière comme on donne un baiser
au temps des solitudes.
Seigneur,
donne-nous la prière et nous te la rendrons
comme on donne l’épi au temps de la moisson.
Seigneur,
donne-nous la prière et nous partagerons
comme l’affamé qui reçoit ses amis.
Seigneur,
donne-nous la prière et nous la danserons
comme danse l’enfant sous la pluie du soleil.
Soeur Myriam
(Communauté des Diaconesses de Reuilly )
Catégories: Lu ailleurs | 17/01/2012
Entre nos mains
l’avenir de Dieu

Tu es, toi, le sacrement vivant dela Présence de Dieu. Par toi, il s’exprime et se communique.
Le lieu par excellence d’éveil à cette Présence, c’est l’eucharistie, source et sommet de ton adhésion au Christ crucifié et ressuscité. L’eucharistie, source de transfiguration du monde, invite le chrétien à une permanente conversion.
Cette Présence de Dieu crée en toi comme «un vide créateur» qui fait contrepoids à toutes tes possessions et qui te libère, sans contrainte, en provoquant ta générosité, en créant en toi un espace d’amour dans lequel tu trouveras la vraie liberté, en communion avec tes frères et tes sœurs.
Tu n’as pas à parler de Dieu, tu es invité à le vivre, à communiquer cette Présence au cœur de ton silence, c’est cela être saint. Dieu est totalement remis entre tes mains. Il ne peut s’exprimer dans cette création si tu n’es pas transparent de sa Présence.
Être saint,
c’est ne plus être blessé par ses propres blessures,
mais par celles de Dieu.
Être saint,
c’est être un espace où la liberté respire .
Être saint,
c’est être la joie des autres.
Être saint,
c’est être chargé du destin de Dieu.
Florilège de Maurice Zundel
Ed. Anne Sigier
Catégories: Lu ailleurs | 10/01/2012

Ils ont marché,
ils ont suivi l’étoile
jusqu’à la source de leur joie
ils sont allés.
Je te cherche Dieu
mais ne vois pas ton étoile.
Comme les mages,
donne-moi de te découvrir
- dans la crèche et sur la croix -
en Jésus, image d’un Dieu Père,
simplicité et compassion
Fais exploser en nos cœurs
des jardins de tendresse
pour accueillir et apprendre,
aimer et réconforter.
Qu’ils deviennent
chemin de l’étoile aujourd’hui
pour notre humanité,
dans ses drames, dans ses peines
et dans ses joies. Amen
Georges Convert
Catégories: Lu ailleurs, Non classé | 8/01/2012

La fête de l’Epiphanie est la fête des signes, des signes que Dieu nous fait et qui sont évoqués dans l’antienne de l’office du Bréviaire:
Aujourd’hui à l’époux fidèle, l’Eglise était jointe parce que dans le Jourdain le Christ a lavé ses crimes,
les Mages accourent avec leurs présents aux noces royales,
et les convives se réjouissent de l’eau changée en vin.
Cette antienne nous présente donc trois signes:
- celui fait aux Mages,
- celui du Baptême de Jésus où retentit la gloire de son Père,
- celui des noces de cana où l’eau est changée en vin.
A travers ces signes bien sûr ce qui importe, c’est la manifestation de la Présence de Dieu qui se révèle à travers des éléments sensibles, en nourrissant la vocation de l’univers humain.
Notre univers a cette propriété admirable de pouvoir symboliser, de pouvoir signifier, à travers le visible, l’invisible. Et c’est justement ce pouvoir de transfiguration et de signification qui fait toute la grandeur et toute la beauté du monde, et aussi toute la splendeur et toute la dignité de la vie humaine.
M.Zundel
Ta Parole comme une source p:95 – Ed A.Sigier
Catégories: Lu ailleurs | 7/01/2012