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Que s’est-il passé le trois Février 1822
dans la petite chapelle des sœurs de la Sainte-Famille,
de la rue Mazarin à Bordeaux?

Le Fondateur, le Père Noailles (1793-1861) est un jeune prêtre bordelais de 29 ans, vicaire à l’Eglise Sainte-Eulalie, absent ce jour-là, retenu par son ministère…. La Fondation de la Sainte-Famillle de Bordeaux remonte tout juste à 20 mois. Très décriée dans Bordeaux, cette communauté vit dans une extrême pauvreté et accepte malgré tout d’accueillir des petites orphelines et de se charger de leur éducation. Les langues vont bon train. On prédit déjà l’échec de cette communauté. Pourtant aux trois jeunes filles du commencement qui composaient la première communauté religieuse, se sont jointes une quinzaine de personnes jeunes pour la plupart et 5 candidates.……
C’est ce petit groupe d’une vingtaine de personnes sans compter le prêtre, l’enfant de chœur, quelques orphelines et quelques autres personnes étrangères à la communauté qui tout d’un coup franchissent la barrière qui sépare le visible de l’invisible.
Pendant plus de vingt minutes au cours de la Bénédictiondu Saint Sacrement, tous, à une exception près, voient, débordant le cadre de l’hostie, le Christ vivant se manifester sous l’apparence d’un jeune homme dans la perfection de ses trente ans, rayonnant de lumière, plein de bonté, de compassion en train de bénir l’assemblée.
Cest cet événement que nous commémorons aujourd’hui, comme chaque année depuis 190 ans. Aujourd’hui même, en ce moment, de tous les continents, partout où un membre dela Sainte-Famille est présent, c’est une longue prière d’action de grâces qui s’élève vers le Seigneur pour cette faveur insigne.
Ce que dans la Famillenous appelons ‘’la Bénédiction Miraculeuse’’ du Seigneur, n’a jamais cessé de nous inspirer. Cet événement nous l’avons interprété sous ses angles multiples et il nous parle toujours de façon nouvelle. Il nous fait accéder à la profondeur de ce mystère quotidien qu’est l’Eucharistie où Jésus caché sous les espèces du pain et du vin se livre totalement et devient l’hôte de nos cœurs. Chacun établit avec le Christ une relation telle, que nous sommes unis à Lui, configurés à Lui, appelés à devenir, au long de nos vies frères et sœurs de Jésus.
Cette Bénédiction que nous avons reçue au commencement de notre existence en tant que Famille spirituelle, ne nous a pas été donnée une fois pour toutes, ni pour nous seules. Mystérieusement vous étiez présents, contenus dans cette bénédiction, et ensemble nous devons apprendre à devenir véritablement Frère et Sœur. Cette Bénédiction se renouvelle chaque fois que nous devenons Bénédiction pour nos proches, nos amis, les frères et sœurs que nous rencontrons.
C’est dans le même ostensoir, qui, le 3 Février 1822, abrita le corps du Seigneur, que le Saint Sacrement sera exposé. Quoi que très émouvante, cette relique ne nous fait pas oublier que c’est par son corps et par son sang que le Christ se donne sans réserve.
Sr Lorette Laffargue – sfb
Catégories: Infos Solitude | 28/01/2012
Nous célébrons cette année le 190ième anniversaire du miracle eucharistique du 3 février 1822 ! Bénédiction pour toute la Famille spirituelle du Vénérable Pierre Bienvenu NOAILLES ! Bénédiction toute particulière en cette année où des membres des diverses vocations de la Sainte-Famille de Bordeaux vont se retrouver à la Solitude pour célébrer la deuxième étape du Congrès: « Famille en Mission, don dans un monde en changement »
Le monde a changé. Le monde change. Le monde est bousculé, soumis avec une intensité particulière, à toutes sortes de mouvements, de crises. Il y a des souffles qui animent des peuples réclamant leur droit à la dignité mais aussi des souffles de violence, de haine, de guerre.
Nous sommes une portion de l’humanité, une petite famille à l’intérieur de la grande famille de l’univers. Dieu nous fait confiance, Il fait de nous ses collaborateurs aujourd’hui pour faire avancer son Royaume d’amour et de Paix ! Nous sommes invités à trouver de nouveaux moyens, de nouveaux chemins pour donner au monde en quête de sens, un souffle de vie véritable. Le souffle de l’Evangile de Jésus-Christ.
Le changement réel du cosmos – de l’humanité - passe par une conversion intérieure profonde, radicale. Nous avons à mourir à nous-mêmes pour acquérir « un regard qui nous fait voir le monde dans sa gratuité. Un regard de pauvre qui fait de l’être humain un témoin et un relais de l’Amour créateur. » (Eloi Leclerc)
La nouvelle cosmologie dépouille Dieu de sa toute-puissance, caricature de son être véritable. Elle nous oblige à porter un regard nouveau sur l’univers tout entier pour y découvrir la véritable identité du Créateur, son mode de présence. L’univers apparaît comme la révélation cosmique de Dieu (Rom 1,20), le premier sacrement ou encore « le poème de Dieu » (St Augustin) que nous aimons chanter et méditer, contempler et célébrer dans notre prière personnelle et communautaire. Il est l’oeuvre de Dieu.
Brian Swimme écrit : « Cette nouvelle connaissance, cette nouvelle histoire, nous permet réellement de voir qui nous sommes, de voir où nous sommes, et de voir ce que nous devons faire en tant qu’espèce, individus, nations et entreprises. Elle nous fournit un chemin fondamental vers le futur, vers une vie exaltante. »
Prenons ce chemin fondamental ! Comme Famille en mission, don pour le monde, avançons au large vers cette vie exaltante. Parce qu’appelés « à la fidélité créatrice, à une réponse issue de la diversité des dons, dans un détachement complet, pour la gloire de Dieu… nous sommes le terreau, l’humus où la semence de Dieu peut germer, s’enraciner et fleurir aujourd’hui.» (Sue Woodruff).
« Notre prière et notre contemplation s’emplissent d’émerveillement et de compassion lorsque se développe, en nous et autour de nous, un nouveau sens du sacré. » (Les Vœux pour la Mission). Avec le chant silencieux de la Création, notre prière contemplative est déjà participation à la louange éternelle de la Gloire et de la Sainteté de Dieu.
Nous avons à contempler le rayonnement cosmique du Christ dans l’Eucharistie. « Le christianisme n’est pas un système du monde. C’est la lumière d’une Personne Unique qui est Jésus-Christ » et « jamais on ne peut pénétrer au coeur de l’Evangile si l’on ne se met pas à l’école du Très Saint Sacrement. » (M.Zundel)
Et cette Lumière a brillé le 3 février 1822, sur l’œuvre de notre Fondateur au commencement de son histoire. De notre histoire. Ravivons notre capacité d’émerveillement, de gratitude pour la grâce exceptionnelle qu’a été pour la Sainte-Famille, le miracle eucharistique du 3 février 1822. Ravivons notre gratitude pour la fidélité de ceux et celles qui ont gardé vivante la mémoire de cet événement durant les 190 années écoulées.
« Quoi de plus simple, quoi de plus étonnant,
quoi de plus créateur que ce rayonnement,
ce rayonnement du Christ dans le très Saint-Sacrement ?
(M.Zundel)
Catégories: Infos Solitude | 27/01/2012
Du Père Lev Gillet – L’an de grâce du Seigneur
« C’est au milieu même de leur travail que Jésus choisit ces trois hommes, et au moment où ce travail est extraordinairement fructueux; tout quitter à un tel moment implique une rupture décisive et courageuse; Jésus n’appelle jamais un futur apôtre dans un temps où celui-ci serait oisif et, par suite, prêt à accepter n’importe quelle aventure comme une occupation possible…
Jésus vient de se mêler de près à l’oeuvre des trois pêcheurs : il a guidé leur activité; avant de les appeler, il a voulu entrer profondément dans leur vie quotidienne et professionnelle, et c’est ainsi que Jésus agit le plus souvent avec les hommes qu’il appelle. L’évangile de ce dimanche nous montre aussi le prodige que peut accomplir une obéissance fondée sur la foi : « Sur ta parole…», dit Pierre. »
« Et aussitôt laissant leur père dans la barque,
ils le suivirent »
(Mc 1,20)
« Ils abandonnent leur pêche magnifique, ils abandonnent tout et avec une obéissance semblable à celle d’Elisée répondant à l’appel d’Elie, ils se mettent à la suite de Jésus-Christ: voilà l’obéissance que Jésus réclame de nous. » (St Jn Chrysologue)
Catégories: Méditations | 22/01/2012
« Je dis : C’est toi mon Dieu.
mes temps sont dans ta main »
(Ps 31, 15-16)

« Vient le temps, lorsque les forces déclinent, du lâcher prise… la personne est appelée à vivre cette étape avec enthousiasme ; à demeurer dans une attitude d’abandon, de don total dans une joyeuse expérience de la présence de Dieu dans sa vie ; à accepter ses limites et à découvrir de nouvelles possibilités pour continuer d’orienter sa marche vers Dieu. » (Doc sfb- Vicariat)
C’est cela que notre soeur Maria-Clara Galatas désire vivre en rejoignant, le mercredi 25 janvier, le Sablonat, maison de retraite de la Sainte-Famille à Bordeaux, lieu de vie, convivial et médicalisé. Là, elle poursuivra sa quête de l’essentiel dans l’espérance. Son sourire et sa bonté éclaireront le quotidien de tous les autres résidents du Sablonat.
A la veille de son départ, notre soeur a reçu le sacrement des malades au cours de l’Eucharistie présidée par le Père Robineau. Sa soeur, venue de San Sebastian (Espagne), était présente. Le Sablonat n’est pas éloigné de la Solitude. Aussi nous aurons la joie d’aller auprès de notre soeur aussi souvent que possible.
Notre communauté demeure sa communauté et La Solitude, sa maison. Merci Sr Maria-Clara pour votre foi et votre joie! Merci pour l’amour que vous portez à la Famille spirituelle de notre Fondateur! Merci pour votre générosité sans limite à l’égard de chacune de vos soeurs en communauté et de toute personne qui croisait votre chemin!

« Oubliant le chemin parcouru,
je vais droit de l’avant, tendu de tout mon être,
et je cours vers le but, en vue du prix
que Dieu nous appelle
à recevoir là-haut,
dans le Christ Jésus »
(Ph 3, 13-14).
Catégories: Infos Solitude | 21/01/2012

Si Jésus-Christ
vit au-dedans de nous,
si Jésus-Christ
vit autour de nous,
si nous sommes authentiquement
des vivants,
comment ne serions-nous pas tous
proches de ceux qui se réclament de Lui
et qui peuvent l’aimer
aussi fort,
aussi ardemment,
aussi pasionnement
que nous-mêmes.
M.Zundel
Catégories: Evénements de l'Eglise | 18/01/2012

Seigneur,
donne-nous la prière comme on donne un verre d’eau
au voyageur du désert.
Seigneur,
donne-nous la prière comme on donne le feu
au voyageur de la nuit.
Seigneur,
donne-nous la prière comme on donne le chant
au voyageur des abîmes.
Seigneur,
donne-nous la prière comme on donne le grain
aux terres labourées.
Seigneur,
donne-nous la prière
comme on donne remède aux blessures ouvertes.
Seigneur,
donne-nous la prière comme on donne un baiser
au temps des solitudes.
Seigneur,
donne-nous la prière et nous te la rendrons
comme on donne l’épi au temps de la moisson.
Seigneur,
donne-nous la prière et nous partagerons
comme l’affamé qui reçoit ses amis.
Seigneur,
donne-nous la prière et nous la danserons
comme danse l’enfant sous la pluie du soleil.
Soeur Myriam
(Communauté des Diaconesses de Reuilly )
Catégories: Lu ailleurs | 17/01/2012
« Jean-Baptiste se trouvait avec deux de ses disciples. Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit: « Voici l’Agneau de Dieu » (Jn 1,35-36)
Cette heure et cette scène sont d’une grandeur extrême. C’est le passage d’un Testament à un autre, de la Loi ancienne à la nouvelle… Si grand qu’il soit le Baptiste appartient à l’ancienne Loi. La nouvelle Loi où Jésus se donne, se fait le compagnon visible de toutes les heures, est encore à venir. Jean-Baptiste ne connaître cette douceur. Il en est le témoin, le prophète… Jésus passe, se montre, mais ne s’arrête pas. Jean Baptiste le voit, le regarde, le reconnaît, le montre mais reste…
« Les deux disciples entendirent cette parole, et ils suivirent Jésus. » (Jn 1,37)
Puis-je dire qu’ils abandonnent Jean-Baptiste? Ils restent avec lui dans la Lumière vraie qu’il leur a montré; ils restent dans l’esprit de sa mission, de son témoignage. Ils suivent ce témoignage; ils lui sont fidèle… et ils le prolongent. Le Précurseur qui demeure en avant, dans son rôle, rejoint Jésus en eux et par eux….
« Jésus se retourna, vit qu’ils le suivaient. »
Il se met en face d’eux; il prend l’initiative et réalise cette présence, cette mise face à face, cette relation qui est la vie et qui deviendra la vie éternelle (cf Jn 1,1b) … Jésus se retourne quand il voit qu’ils le suivent.
En le suivant, ils se donnent; en se retournant Jésus répond à ce don des deux disciples par le don de soi… Maintenant les deux disciples sont en face de la Lumière vraie dont leur âme avait soif, et ils s’offrent à elle pour qu’elle se donne à eux…
« Où demeures-tu? Il leur dit « Venez et verrez. » (Jn 1,39)
Jean découvrir ce jour-là et pour toujours – la véritable demeure de Jésus, celle qu’il révélait lui-même aux siens au moment de leur retirer sa présence corporelle, quand il disait « demeurez en moi, demeurez en mon amour« . Jean est entré dans le coeur de Jésus; et il y a pris cette place à part qu’il a ajouté à son nom pour le compléter et qui est presque devenu un nom propre: « le disciple que Jésus aimait«
Dom Guillerand – Au seuil de l’abîme de Dieu
Catégories: Méditations | 15/01/2012
Il nous faut vivre nous-mêmes le mystère de l’Incarnation comme le secret le plus profond de notre vie. Et c’est bien cela le cœur même de l’Evangile, c’est ce qui fait toute la dignité de la vocation chrétienne ; c’est que l’Incarnation se continue à travers nous…
l’Incarnation se continue à travers nous.
Le chrétien est celui qui poursuit l’Incarnation dans sa vie ; c’est celui qui, sans parler de Dieu, sans avoir besoin d’en parler tout au moins, est lui-même parole de Dieu parce que vivant de la vie de Dieu.
Respirant la Présence de Dieu, il porte en lui ce témoignage qui est son existence même. Il ouvre par sa seule présence un espace de lumière et d’amour. Il peut, sans violer le secret des autres, les atteindre dans leur éternelle intimité. Il peut agir sur les profondeurs de leur âme parce qu’il vit lui-même dans les profondeurs de Dieu.
C’est cela qui doit être pour nous un stimulant constant d’une vie au monde, d’une vie plus belle, plus rayonnante, plus jeune, plus créatrice, plus enthousiaste, une vie qui porte la paix, qui éveille la fraternité, qui fait surgir la joie…
Une vie qui porte la paix… qui fait surgir la joie
M.Zundel
Ta parole comme une source p:98 - Ed A.Sigier
Catégories: Méditations | 14/01/2012
Entre nos mains
l’avenir de Dieu

Tu es, toi, le sacrement vivant dela Présence de Dieu. Par toi, il s’exprime et se communique.
Le lieu par excellence d’éveil à cette Présence, c’est l’eucharistie, source et sommet de ton adhésion au Christ crucifié et ressuscité. L’eucharistie, source de transfiguration du monde, invite le chrétien à une permanente conversion.
Cette Présence de Dieu crée en toi comme «un vide créateur» qui fait contrepoids à toutes tes possessions et qui te libère, sans contrainte, en provoquant ta générosité, en créant en toi un espace d’amour dans lequel tu trouveras la vraie liberté, en communion avec tes frères et tes sœurs.
Tu n’as pas à parler de Dieu, tu es invité à le vivre, à communiquer cette Présence au cœur de ton silence, c’est cela être saint. Dieu est totalement remis entre tes mains. Il ne peut s’exprimer dans cette création si tu n’es pas transparent de sa Présence.
Être saint,
c’est ne plus être blessé par ses propres blessures,
mais par celles de Dieu.
Être saint,
c’est être un espace où la liberté respire .
Être saint,
c’est être la joie des autres.
Être saint,
c’est être chargé du destin de Dieu.
Florilège de Maurice Zundel
Ed. Anne Sigier
Catégories: Lu ailleurs | 10/01/2012
Extraits du livre du Père Lev Gillet
Le visage de Lumière : Reflets d’Évangile,
Éditions de Chevetogne, 1966.
Croyez en l’Évangile (Mc 1, 15), ou Croyez à la Bonne Nouvelle, – les deux expressions sont synonymes. La seconde dit seulement en français ce que la première dit en grec. Mais nous sommes devenus si familiers avec le mot « évangile » que celui-ci, pour beaucoup d’entre nous, a perdu quelque chose de sa signification profonde et de sa puissance.
Cette exhortation impérative : Croyez à la Bonne Nouvelle, inaugure le prédication publique de Jésus. Au début de son ministère, le Maître veut se situer lui-même et nous situer dans un climat, une atmosphère, d’espérance et de joie.
La Bonne Nouvelle… L’Évangile de Jésus est-il pour moi une « nouvelle » ? S’il l’a été jadis, l’est-il encore ? L’a-t-il jamais été ?
Ce qui est nouveau» se présente toujours à nous sous deux aspects. D’une part, le «nouveau» met fin à l’«ancien». Toute nouveauté abolit un certain état de chose. Elle se substitue à une situation qui a cessé d’être. L’«ancien» se trouve relégué dans le passé, dans l’inactuel. D’autre part, la nouveauté, par définition, commence quelque chose. Elle nous introduit dans ce qui est « autre » que ce qui était auparavant.
Chaque parole de l’Évangile est une nouvelle. Elle devrait être neuve pour nous chaque fois que nous la lisons. Elle est chaque fois une irruption de l’entièrement autre, de l’entièrement nouveau, dans l’étroit domaine du déjà vu, du déjà lu, du déjà connu, du déjà vécu. Elle est une perte ouverte sur une infinité inouïe et merveilleuse.
Les mots de l’Évangile, pour avoir été entendue maintes fois, cessent de produire en nous l’ébranlement de l’âme, la secousse salutaire. Nous les entendons – une fois de plus ! – avec un esprit fatigué, blasé, non pas incrédule, mais devenu plus eu moins insensible. Nous sommes là, nous sommes devant ta Parole, Seigneur, avec nos fardeaux, nos péchés, nos sollicitudes de ce monde.
Attendons-nous vraiment que tout, en nous, pour nous, soit changé ? Le poids que je porte depuis des années va-t-il être ôté de mes épaules ? Chaque mot – je dirais presque : pris au hasard – de l’Évangile peut-il transformer et emplir ma journée ? Peut-il, de chaque jour, faire une journée nouvelle ?
Oui, si cette parole est écoutée et reçue de tout mon cœur. Car c’est à nous, c’est à vous, c’est à moi, que la nouvelle de Jésus est adressée en tant que nouvelle. Si j’accepte la Bonne Nouvelle de Jésus, ce n’est pas seulement la journée présente qui devient la nouvelle journée. Si j’apprends aujourd’hui du Sauveur, avec un cœur donné, quelque chose que je ne savais pas (et tout ce qui le concerne, et me concerne, est à ré-apprendre de lui, entièrement, chaque jour), c’est moi-même qui, aussitôt, suis changé. La Bonne Nouvelle apporte le guérison, le pardon, la certitude, le lumière. Car les premières choses sont passées… Voici, je rends toutes choses nouvelles (Ap 21, 4-5).
La Bonne Nouvelle de Jésus est « bonne », parce qu’elle est prononcée pour nous par celui qui est l’image humaine de le Bonté incréée, par celui en qui toute Bonté s’est faite chair.
Elle est bonne, parce que son contenu, sa substance, est annonce et promesse de grâce.
Elle est bonne, parce qu’elle fait jaillir eu nous les sources de la joie, de le vraie joie qui surpasse toutes les joies. La Bonne Nouvelle de Jésus est un joyeux message, une Annonciation radieuse.
La Bonne Nouvelle de Jésus
est un joyeux message,
une Annonciation radieuse.
Catégories: Evénements de l'Eglise | 10/01/2012