20100828
Seigneur que ton Esprit fasse de nous chaque jour,
des témoins audacieux de ton Evangile
pour choisir la vie, être attentifs à la voix des pauvres et vivre un nouveau respect de notre terre.
Prières
Seigneur que ton Esprit fasse de nous chaque jour,
des témoins audacieux de ton Evangile
pour choisir la vie, être attentifs à la voix des pauvres et vivre un nouveau respect de notre terre.
Texte de Rita Bonnat (1803-1882)
Si j’étais petit oiseau…
je voudrais chanter la nuit d’une voix plaintive les souffrances de mon Dieu, sa Passion, les offenses des pécheurs, l’oubli des chrétiens, l’indifférence des justes. Avec le jour ma voix deviendrait plus harmonieuse, je chanterais toujours l’amour de mon Jésus, sa bonté pour nous, sa tendresse, ses soins pour l’âme fidèle. Je voudrais comme la philomèle de Saint Bonaventure que mon gosier ne cessât de chanter, toujours l’amour de Jésus, jusqu’à ce qu’épuisée, je tombasse aux pieds du divin crucifié, et cela vers les trois heures, au moment de sa mort.
Si j’étais une fleur…
je voudrais m’épanouir vers les premiers jours du mois de mai, fleurir pour Marie, embaumer son parterre, son autel ; je voudrais que ma dernière fleur, plus belle que toutes les autres, s’ouvrit dans les premiers jours de juin ; que cueillie pour Jésus, elle vint orner son autel, embellir son triomphe et fut mourir sous ses pas, lorsqu’il se montre aux homme et sort en procession.
Si j’étais une fontaine…
je voudrais avec mes eaux toujours pures former un ruisseau qui coulerait au milieu des prairies, dans les bois, loin des regards des humains. Je répandrais partout la fraîcheur, la fécondité. De jolies plantes croîtraient sur mes bords ; là se trouveraient le saule, l’emblème de la douleur et pleurant son exil, le peuplier qui cherche le ciel, qui s’élève vers lui ; plus bas, la violette qui se cache en répandant son parfum , le souvenez-vous de moi ou aimez-moi, que je voudrais toujours dire à Jésus, et ainsi je me rendrais dans le fleuve, et de là dans la mer de l’éternité.
Si j’étais un bouquet,
je voudrais qu’il fut composé des fleurs les plus simples et les plus suaves. J’y voudrais des roses de tous les mois, de diverses couleurs, du réséda, du lilas, du violier, de la marguerite, de l’aubépine et beaucoup de ces petites fleurs sans nom telles qu’elles se voient dans les champs. Je voudrais par chacune de mes fleurs dire à Jésus mon amour, célébrer ses grandeurs, sa bonté, contribuer à sa gloire, et puis me faner et mourir sous se yeux, près de lui, sur son autel, et par mon parfum lui dire encore : Je vous aime.
Nous te rendons grâce Seigneur car chaque jour est un jour nouveau.
Nous te rendons grâce Seigneur car “le moment présent nous est donné pour créer des merveilles.” (P.L-M Parent).
Loué sois-tu, Eternel notre Dieu,
Roi de l’Univers,
Qui as créé les fruits de la terre ;
Loué sois-tu, Eternel notre Dieu,
Roi de l’Univers,
Qui fais sortir le pain de la terre.
Amen. (Prière juive : Kiddusch)
Gloire et louange à Dieu qui peut,
par sa puissance qui agit en nous,
faire infiniment au-delà
de ce que nous pouvons demander et imaginer”
Quoi de plus utile que la prière ? Donne-la aussi. Quoi de plus humain que la pitié (pietas)? Répands-la sans compter.
Rassemble ainsi le monde entier au creux de ton amour et là, tout ensemble, contemple les bons et les méchants, réjouis-toi sur les uns et pleure sur les autres.
Là, fixe ton regard sur ceux qui souffrent, sur ceux qui sont opprimés, et souffre avec eux ; que s’y donnent rendez-vous la misère des pauvres, les sanglots des orphelins, la désolation des veuves, le chagrin des abattus, les soupirs des vierges, les périls de ceux qui sont en mer, les tentations des moines, les soucis des prélats, les souffrances de ceux qui sont au combat.
A tous, ouvre un coeur plein d’amour, verse pour eux tes larmes et répands tes prières . (Aelred de Rievaulx, Inst Incl, 28.)
Seigneur Jésus,
“Tu es le vrai jardinier, le cultivateur, le créateur, la gardien de ton jardin,
Tu plantes par ta parole,
Tu arroses par ton Esprit et ta force donne l’accroissement…
Bienheureux ceux qui habitent dans tes jardins Seigneur,
ils te loueront dans les siècles des siècles.” (Guerric d’Igny)
Apprends-nous Seigneur, à faire souvent un court voyage:
à aller jusqu’à nous pour aller jusqu’à Toi. (St Bernard)