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(Pax Christi )
Une vidéo…”Citoyens de la Terre” est une sélection d’images de notre planète vue du ciel, sous son angle le plus beau, mais aussi le plus sombre. Un voyage autour du monde qui nous renvoie les conséquences de l’activité humaine sur la nature.
24 heures de prière pour la Terre
du lundi 15 au mardi 16 décembre 2008
A l’occasion du 30e anniversaire de la revue Prier et de sa nouvelle formule, la revue Prier organise à PARIS, avec le forum 104, Pax Christi et une vingtaine de mouvements spirituels, chrétiens ou non, , un relais non-stop pour la planète du lundi 15 à 19h au mardi au soir.
Que nous dit Jean Baptiste?
Convertissez-vous! Le Seigneur vient en vos cœurs! Préparez son chemin. Rendez droits ce qui, en vous, est tortueux ; abaissez vos montagnes et vos collines d’orgueil, d’oubli de Dieu, d’attachement aux vaines valeurs du monde.
Recevez au contraire le vrai sens de toutes choses et l’amour des biens véritables. Veillez dans votre désir! Veillez dans l’attente de Celui qui est, qui était et qui vient: Jésus, le Verbe de Dieu. Il vient tracer, en notre humanité, le chemin à l’amour et à la vérité, à la justice et à la paix.
Il vient dans notre histoire. Désormais, plus rien ne peut être insignifiant dans notre vie. L’ordinaire du quotidien prend un sens nouveau, acquière une valeur divine et devient le sacrement de notre rencontre avec Dieu.
Le 10 décembre, les membres de l’A.C.A.T, le Secours catholique et le groupe oecuménique du secteur des Graves se réuniront à la Solitude, dans notre chapelle, à l’occasion du 60ième anniversaire de la « Déclaration des droits humains » par l’O.N.U.
2008…Année de grâce et de bénédiction, année d’espérance et de joie ! 2008… Des jours et des évènements…


Extrait du DISCOURS DU PATRIARCHE OECUMÉNIQUE BARTHOLOMÉE I
Rome le 18 novembre 2008
L’invisible a jamais été plus visible que dans la beauté de l’iconographie et les merveilles de la création. Selon les mots du roi des images sacrés, saint Jean de Damas: “En tant qu’artisan du ciel et de la terre, Dieu le Verbe a été Lui-même le premier à peindre et à représenter les icônes”. Chaque coup de pinceau d’un iconographe – comme chaque mot d’une définition théologique, chaque note musicale psalmodiée, et chaque pierre taillée d’une petite chapelle ou d’une superbe cathédrale – exprime la Parole divine dans la création, qui loue Dieu en chaque être vivant et en tout ce qui est vivant.(cf. Ps 150, 6)
la Parole divine dans la création
En confirmant les images sacrées, le Septième Concile oecuménique de Nicée n’était pas intéressé à l’art religieux; c’était la continuation et la confirmation des premières définitions sur la plénitude de l’humanité de la Parole de Dieu. Les icônes sont un rappel visible de notre vocation divine; elles représentent une invitation à nous élever au-dessus de nos préoccupations futiles et des questions réductrices de ce monde. Elles nous encouragent à chercher l’extraordinaire dans le très ordinaire, à nous remplir du même émerveillement qui caractérise la stupeur divine dans Genèse: “Dieu vit tout ce qu’il avait fait : cela était très bon.” (Gn 1, 30-31).
“Dieu vit tout ce qu’il avait fait : cela était très bon.”
Le terme grec (Septante) pour “bonté” est κάλλος, qui implique – étymologiquement et symboliquement – un sens d'”appel”. Les icônes soulignent la mission fondamentale de l’Église consistant à reconnaître que toutes les personnes et toutes les choses sont créées et appelées à être “bonnes” et “belles”.
En effet, les icônes nous rappellent une autre façon de voir les choses, une autre façon de vivre les réalités, une autre façon de résoudre les conflits. Nous sommes invités à assumer ce que l’hymnologie du Dimanche de Pâques appelle “une autre façon de vivre”.
“une autre façon de vivre”.
Car nous avons eu un comportement arrogant et méprisant envers la création naturelle. Nous avons refusé de voir la Parole de Dieu dans les océans de notre planète, dans les arbres de nos continents, et dans les animaux de notre terre. Nous avons renié notre propre nature, qui nous appelle à nous baisser suffisamment pour écouter la Parole de Dieu dans la création, si nous vous voulons devenir “participants de la nature divine” (2P 1,4). Comment pouvons-nous ignorer les vastes implications de la Parole divine qui se fait chair? Pourquoi n’avons-nous pas perçu la nature créée comme l’extension du Corps du Christ?
Nous avons refusé de voir la Parole de Dieu dans les océans de notre planète, dans les arbres de nos continents, et dans les animaux de notre terre.
Les théologiens chrétiens orientaux mettent toujours en évidence les dimensions cosmiques de l’incarnation divine. La Parole incarnée est intrinsèque à la création, qui est issue de l’énoncé divin. Saint Maxime le Confesseur insiste sur la présence de la Parole de Dieu en toute chose (cf. Col 3,11); le Logos divin demeure au centre du monde, révélant mystérieusement son principe premier et son but ultime (cf. 1P 1,20). Ce mystère est décrit par saint Athanase d’Alexandrie.
Le Logos [écrit-il] n’est contenu par aucune chose mais il contient tout. Il est en toute chose tout en étant en dehors de toute chose… le premier-né du monde entier sous tous ses aspects.
Le monde entier est un prologue à l’Évangile de Jean.
Le monde entier est un prologue à l’Évangile de Jean. Et quand l’Église ne reconnaît pas les dimensions plus larges, cosmiques de la Parole de Dieu, et qu’elle limite ses préoccupations aux questions purement spirituelles, alors elle néglige sa mission consistant à implorer Dieu de transformer – en tout temps et en tout lieu, ” dans tous les lieux de son dominion” – tout le cosmos pollué. Il n’est pas étonnant que, le Dimanche de Pâques, quand la célébration pascale atteint son point culminant, les chrétiens orthodoxes chantent: Maintenant tout est rempli de lumière divine: le ciel et la terre, et toutes les choses sous la terre. Que la création tout entière se réjouisse.
Que la création tout entière se réjouisse.
Toute “écologie profonde” authentique est donc indissolublement liée à la théologie profonde.
“Même une pierre”, écrit Basile le Grand, “porte le sceau de la Parole de Dieu. Cela est vrai pour une fourmi, une abeille et un moustique, les créatures les plus petites. Car Il déploie les vastes océans et étale les immenses mers; et Il crée l’aiguillon creux de l’abeille.”
“Même une pierre porte le sceau de la Parole de Dieu” (Basile le Grand)
En nous rappelant notre condition infime dans la création vaste et merveilleuse de Dieu, il souligne seulement notre rôle central dans le plan de salut de Dieu pour le monde entier.
Il est essentiel de vivre et de témoigner de notre foi,
d’écouter la Parole de Dieu
de se préparer à accueillir le Christ
qui nous ouvre le chemin vers la plénitude,
de savoir lire les événements de notre monde,
de reconnaitre l’importance de l’ordinaire du quotidien,
d’avoir un regard de foi sur toute chose,
de discerner les signes du Royaume,
de vivre le temps de l’Avent
qui nous sensibilisera à la 3e dimension de l’anamnèse:
« nous attendons»
et à ce qui va lui donner sens :
la venue du Seigneur dans la Gloire.