
Je me suis levé un matin
Et me hâtais de commencer la journée.
J’avais tant de choses à accomplir
Que je ne pris pas le temps de prier.
Les problèmes se suivaient sans relâche
et chaque tâche me pesait à exécuter.
« Pourquoi Dieu ne m ‘aide-t-il pas? »
me demandais-je.
Il répondit: « Tu ne me l’as pas demandé. »
Je voulais voir la joie et la beauté,
Mais la journée n’en finissait plus de s’écouler.
Je me demandais pourquoi Dieu m’évitait.
Mais il me dit: « Tu n’es pas venu me chercher. »
J’ai tenté de Le rencontrer,
Dans les serrures, j’ai utilisé toutes mes clés.
Mais Dieu m’a gentiment répété:
« Mon fils, tu n’as pas frappé avant d’entrer. »
Ce matin, je me suis éveillé à l’aube,
Et avant de commencer ma journée, je me suis dit:
«J’ai tellement de choses à faire aujourd’hui
que je prends le temps de prier. »
Publié par Antioch Publishing Co. USA
Les Editions Héritage Inc. Montréal
Catégories: Non classé | 16/06/2019
Seigneur,
que ton Esprit Saint fasse
renaître l’amour et la paix
au sein des familles désunies
et dans le coeur de tous et celles
qui se sentent abandonnés, exclus
par la société.
(M.Slaven)
Catégories: Non classé | 9/06/2019

Nous voici réunis autour de notre sœur Trinidad âgée de 88 ans. Le Seigneur l’a appelée à la vie religieuse il y a plus de 66 ans et il vient aujourd’hui de la rappeler auprès de Lui, pour vivre dans la lumière de la paix, du bonheur sans fin. Son départ sans avis préalable vers la cité céleste nous a surpris.
Oui, le temps est venu pour notre soeur, de vivre l’éternité de la joie parfaite, cette joie indicible, inexprimable et pourtant si réelle dont notre existence présente se rapproche sans cesse, sans jamais pouvoir l’atteindre vraiment. La vraie joie celle promise par Jésus-Christ est celle de la paix que l’on ne trouve qu’en Dieu Seul et que l’on n’obtient en cultivant, tout au long des jours, la foi l’espérance et la charité.
Sr Trinidad tu as témoigné combien ton cœur, ton âme, ta vie n’ont jamais été rassasiés du bonheur futile et éphémère que la terre peut seulement donner. Aujourd’hui, le Seigneur te dit: entre dans la joie de ton maître et reçois la couronne de vie !
A la lecture de tous les messages reçus, messages pleins d’affection, de reconnaissance, nous rendons grâce à Dieu pour ta vie qui a toujours été une ouverture sur le monde, sur l’humanité souffrante. La fécondité de ta vie cachée avec le Christ en Dieu, dans le silence et la solitude, la prière et le travail réside en ce que tu as uni ta vie pauvre, chaste, obéissante à la vie même du Christ.
Merci chère sœur Trinidad pour ta vie, vrai témoignage profond de la joie de l’Evangile qui nous rappelle que « la vie n’a de valeur qui si elle est un feu d’amour sans cesse renaissant. » Tu as donné ta vie dans un amour infini et fidèle pour Dieu et son Eglise.
Par ta prière simple et humble, forte et puissante, tu as frappé, tu as insisté auprès du Seigneur, de la Vierge Marie, du Bon Père Noailles… pour tous ceux et celles qui habitaient ton cœur : pour ta famille, pour la Sainte-Famille, pour les communautés ecclésiales et humaines dont tu as croisé la route en Espagne, en France, au Lesotho, en Argentine.
Tu as suivi le Christ avec fidélité et disponibilité jusqu’au bout. Nous en sommes témoins ! Tu as aimé servi, aidé de tout ton cœur et de toute ton âme, toujours attentive, prête à tout instant à venir en aide toute personne. Il en était de même en communauté. Nous ne pouvions t’arrêter ! Tu étais tenace, têtue… mais le sourire accompagnait chacun de tes arguments !
Merci Trinidad ! Repose en paix, dans cette paix que tu s appelé et désiré si fort pour notre terre ! Et tu nous dis aujourd’hui: « Comme mon Père m’a aimée, moi aussi je vous ai aimés. ».
Et nous te disons à notre tour : Comme le Père t’a aimée, nous aussi nous t’avons aimée et nous garderons de toi le souvenir aimant de ta présence fraternelle parmi nous, au milieu de nous. Merci Trinidad !
Catégories: Infos Solitude, Non classé | 16/05/2019

Vous me demandez de causer avec vous de temps en temps et de vous dire ce dont j’ai l’esprit rempli. Eh bien, ce qui l’occupe eu ce moment est cette grande et un peu mystérieuse figure de saint Joseph dont le nom seul fait sourire les gens supérieurs.
C’était à la fois un ouvrier et un gentilhomme. Il était hilare et silencieux, avec un grand nez noble, des bras musculeux et des mains dont un doigt était souvent enveloppé d’un linge comme il arrive à ceux qui travaillent le bois.
Il n’était pas aimé des gens de Nazareth, comme ne le sont guère ceux qui suivent une vocation singulière? Et quelle plus singulière que la virginité pour un homme, à cette époque surtout ? Qu’il devait être patient et fort contre l’ennui, comme le soleil qui chaque matin recommence sans s’ennuyer la même route.
Je le vois, revenant de Caïffa par un jour d’automne, où il est allé chercher son bois dans une mauvaise charrette ! Je le vois qui passe le Sizon, à cet endroit où l’on découvre devant soi toute la plaine d’Esdrelon jusqu’aux montagnes du Transjourdain, le territoire d’un seul coup de six tribus. La charrette enfonce dans la boue jusqu’aux essieux. Puis je le vois dans sa boutique un matin de soleil, j’entends la scie et le bruit sonore des morceaux de bois, j’entends un enfant qui vient le chercher et qui crie : Joseph ! Joseph !
Peut-être cela se rattache-t-il d’une manière ou de l’autre à son départ pour Jérusalem. Sa boutique devait être chérie des enfants comme le sont toujours celles des menuisiers. Puis je le vois qui revient de Jérusalem à l’étonnement de tout le monde avec sa fiancée si jeune et si douce (pas très aimée du monde, elle non plus)
Je les vois quand ils arrivent et la voisine complaisante qui avait préparé le ménage. Que de commentaires sur tout cela le soir à la fontaine ! Joseph est le patron de la vie cachée. L’Écriture ne rapporte pas de lui un seul mot. C’est le silence qui est père du Verbe. Que de contrastes chez lui !
Il est le patron des célibataires et celui des pères de famille, celui des laïcs et celui des contemplatifs ! Celui des prêtres et celui des hommes d’affaires. Car Joseph était charpentier. Il était obligé de discuter avec les clients et de signer de petits contrats, de poursuivre les débiteurs récalcitrants, de plaider, de compromettre, d’acheter ses fournitures au meilleur compte en réfléchissant sur les occasions, etc.
Que ses derniers jours de faiblesse durent être touchants entre Jésus et Marie quand déjà il ne pouvait plus travailler ! Je vois le cocher d’une de ces belles dames qui allaient aux eaux de Tibériade s’arrêtant chez le charpentier malade pour faire réparer la voiture. C’est Jésus lui-même qui s’en charge et qui lui prend l’outil des mains. Tout cela se passe sans un mot au plus profond de cet Empire Romain plein d’orgueil et de crimes, comme notre civilisation actuelle. Ce n’est ni César, ni Platon.
Il n’y a ici que trois pauvres gens qui s’aiment et c’est eux qui vont changer la face du monde. Cela se passe au pied d’une montagne toute ronde qui est le Thabor et au loin on voit le long faîte du Carmel. Les villages voisins s’appellent Cana, Nahum, Endor, Mageddo. En trois heures, on arrive à ce brillant pays du lac de Génésareth, qui était alors ce qu’est aujourd’hui Aix-les-Bains, aujourd’hui désert et inhabité.
Paul Claudel
Lettre à un ami – Prague, le 24 mars 1941.
Catégories: Non classé | 1/05/2019

Quel maître Judas a trahi !
Quel maître il s’est donné à la place du premier !
Et dès qu’il eut pris ce morceau, Satan entra en lui.
À ce moment, Satan, pouvait dire à Jésus: Il n’est plus à vous, il est à moi : les pensées qu’il a dans le cœur viennent de moi : il mange avec vous, mais il se nourrit avec moi ; il a reçu de vous du pain, mais il préfère l’argent qu’il tient de moi ; il boit avec vous, mais il me vend votre sang ; il est votre Apôtre, mais il est mon mercenaire. (St Ambroise)
Ce que tu fais, fais-le vite.
« Cette parole n’est pas un ordre, mais un laisser faire. » (St Léon)
« C’est la parole du cœur vaillant qui marche de lui-même au combat » (Origène)
« C’est, la parole de l’homme qui est prêt et qui accepte volontiers ce qui sert ses desseins plutôt que de s’en irriter. C’est la parole d’un Sauveur pressé d’accomplir son dessein de miséricorde. Et il se manifeste en même temps dans sa puissance souveraine : il fait sentir à Judas qu’il ne pourrait aboutir à rien, s’il ne le lui permettait. » (St Augustin)
Catégories: Non classé | 17/04/2019
[:fr]

“Marie se leva et s’en alla en hâte vers les montagnes de Juda. Elle entra das la maison de Zacharie et salua Elisabeth. Dés qu’Elisabeth entendit la salutation de Marie, son enfant tressailli dans son sein et elle fut remplie du l’Esprit Saint…”(Lc 1, 39- 40)
« Quand on est plein de Jésus, dit Bossuet, on l’est en même temps de charité, d’une sainte vivacité, de grands sentiments ; et l’exécution ne souffre rien de languissant. »
« La voix de la Vierge était la voix même du Dieu qui était incarné en elle, et c’est pourquoi la grâce descend jusqu’au fils d’Elisabeth et en fait un Prophète. Tout ce qu’Elisabeth dit prophétiquement à Marie lui est inspiré par son enfant, comme les paroles de Marie lui sont inspirées par le Fils de Dieu vivant en elle. »
« Elisabeth entend la première la voix de Marie, et son enfant est le premier à sentir la grâce; Elisabeth entend la voix de Marie, mais Jean sent l’avènement du Sauveur et il tressaille en présence de ce grand mystère». (St Ambroise)
Ces deux femmes racontent la grâce qui a été faite : cette grâce a pour théâtre l’âme des deux enfants, elle se répand sur les mères, et dans l’esprit qui vient des enfants les mères prophétisent. L’enfant d’Elisabeth tressaille dans son sein, et la mère est remplie de l’Esprit Saint: elle n’est remplie de l’Esprit Saint qu’après que l’enfant a tressailli. » (St Ambroise)
« De même que les Prophètes, subissaient une impression divine qui les mettait hors d’eux-mêmes, et ensuite prophétisaient, de même le Fils d’Elisabeth semble dans ce tressaillement accuser cette impression d’en haut, et ensuite il prophétise par la bouche de sa mère. » (Théophylacte)
[:]
Catégories: Méditations, Non classé | 25/03/2019
[:en]Jésus, vous que j’aime, daignez écouter mes chants.
Ce que j’aime dans les bous, les vallons, les ruisseaux, les rochers, les champs, les prairies,
C’est vous, Seigneur.
Ce que j’aime dans les fleuves, les montagnes, les forêts, les déserts,
C’est vous, Seigneur.
Ce que j’aime dans l’immensité des mers, dans l’horizon sans bornes, dans la multitude des étoiles, dans les grains de sable du rivage,
C’est vous, Seigneur.
Ce que j’aime dans le chant du rossignol, dans la variété et le parfum des fleurs, dans la brise du soir, dans le murmure du vent,
C’est vous, Seigneur.
Ce que j’aime dans les sciences, dans les merveilles de la nature, les prodiges de l’art, les efforts du génie, l’éclat du soleil, la beauté des astres, le calme de la nuit, le bruit du tonnerre,
C’est vous, Seigneur.
Ce que j’aime dans la mouse, le vermisseau, la goutte de rosée, le fil de la Vierge, l’herbe des champs,
C’est vous Seigneur.
Ce que j’aime dans la vertu, le recueillement, la prière, le dévouement, la croix, le sacrifice,
C’est vous Seigneur.
Ce que j’aime dans l’affliction, les larmes, la douleur, l’humble résignation, la douce et mélancolique abnégation,
C’est vous Seigneur.
Ce que j’aime dans l’exil, le martyre, la mort, la tombe, l’éternité,
C’est vous Seigneur, et toujours vous, Seigneur.
Amen.
Rita Bonnat
[:es]Jésus, vous que j’aime, daignez écouter mes chants.
Ce que j’aime dans les bous, les vallons, les ruisseaux, les rochers, les champs, les prairies,
C’est vous, Seigneur.
Ce que j’aime dans les fleuves, les montagnes, les forêts, les déserts,
C’est vous, Seigneur.
Ce que j’aime dans l’immensité des mers, dans l’horizon sans bornes, dans la multitude des étoiles, dans les grains de sable du rivage,
C’est vous, Seigneur.
Ce que j’aime dans le chant du rossignol, dans la variété et le parfum des fleurs, dans la brise du soir, dans le murmure du vent,
C’est vous, Seigneur.
Ce que j’aime dans les sciences, dans les merveilles de la nature, les prodiges de l’art, les efforts du génie, l’éclat du soleil, la beauté des astres, le calme de la nuit, le bruit du tonnerre,
C’est vous, Seigneur.
Ce que j’aime dans la mouse, le vermisseau, la goutte de rosée, le fil de la Vierge, l’herbe des champs,
C’est vous Seigneur.
Ce que j’aime dans la vertu, le recueillement, la prière, le dévouement, la croix, le sacrifice,
C’est vous Seigneur.
Ce que j’aime dans l’affliction, les larmes, la douleur, l’humble résignation, la douce et mélancolique abnégation,
C’est vous Seigneur.
Ce que j’aime dans l’exil, le martyre, la mort, la tombe, l’éternité,
C’est vous Seigneur, et toujours vous, Seigneur.
Amen.
Rita Bonnat
[:fr]

Jésus, vous que j’aime, daignez écouter mes chants.
Ce que j’aime
dans les bois, les vallons, les ruisseaux, les rochers, les champs, les prairies, c’est vous, Seigneur.
Ce que j’aime
dans les fleuves, les montagnes, les forêts, les déserts, c’est vous, Seigneur.
Ce que j’aime
dans l’immensité des mers, dans l’horizon sans bornes, dans la multitude des étoiles, dans les grains de sable du rivage, c’est vous, Seigneur.
Ce que j’aime
dans le chant du rossignol, dans la variété et le parfum des fleurs, dans la brise du soir, dans le murmure du vent, c’est vous, Seigneur.
Ce que j’aime
dans les sciences, dans les merveilles de la nature, les prodiges de l’art, les efforts du génie, l’éclat du soleil, la beauté des astres, le calme de la nuit, le bruit du tonnerre, c’est vous, Seigneur.
Ce que j’aime
dans la mousse, le vermisseau, la goutte de rosée, le fil de la Vierge, l’herbe des champs, c’est vous Seigneur.
Ce que j’aime
dans la vertu, le recueillement, la prière, le dévouement, la croix, le sacrifice, c’est vous Seigneur.
Ce que j’aime
dans l’affliction, les larmes, la douleur, l’humble résignation, la douce et mélancolique abnégation, c’est vous Seigneur.
Ce que j’aime
dans l’exil, le martyre, la mort, la tombe, l’éternité, c’est vous Seigneur, et toujours vous, Seigneur. Amen.
Rita Bonnat
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Catégories: Méditations, Non classé | 10/01/2019
[:fr]

Qui d’autre que Jésus, Fils de Dieu, oserait avancer de telles paroles? D’autant qu’il intensifie sa pensée en authentifiant l’Unique Espérance: « Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ».
Cette parole annonce avec assurance la victoire de la vie sur la mort, quelle que soit la fin de vie et le cortège de souffrances dont fait l’objet celui qui va définitivement quitter cette terre. Pourquoi faut-il mourir pour Vivre?
Ce bonheur promis, certes, nous l’aurons, mais pas exempt de souffrances physiques, morales … Quel mystère que le Royaume de Dieu, qui nous promet le bonheur éternel, seulement si nous portons notre croix! Et cependant, les Béatitudes, promises à tous ceux qui souffrent, nous laissent entendre qu’aucune opposition n’existe entre Souffrance et Bonheur.
La Foi en la présence réelle du Christ serait-elle infiniment plus puissante que la mort? Quelle trace d’Amour retrouverons-nous bien que les Béatitudes nous promettent un Bonheur incomparable et Unique avec le Seigneur!
Cependant, qui un jour, dans sa vie terrestre, ne s’est pas dit: « Impossible que l’amour humain puisse se terminer en poussière!» La « Toussaint », fondée sur la Foi en la Résurrection, nous ouvre assurément les portes de la vraie Vie.
La Foi, dont le moteur « Espérance» se vit dans la prière, en union avec ceux qui nous ont quittés, pour rejoindre l’Unique et Eternel AMOUR.
Geneviève Simonet
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Catégories: Méditations, Non classé | 1/11/2018
[:fr]
Noël!
Le Christ, jour du temps
Verbe faire chair
dans le sein d’une vierge, sa mère!
Le Christ, jour d’éternité,
vrai Dieu né du vrai Dieu!
Le Christ, un seul jour
refait l’humanité sur terre!
(cf homélie de F de Ruspe)
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Catégories: Non classé, Prières | 27/12/2017
[:fr]
Jésus-Christ vient de naître
glorifiez-le!
Jésus-Christ descend des cieux,
courez à sa rencontre!
Jésus-Christ est sur terre,
exaltez-le!
(cf G. de Naziance)
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Catégories: Non classé | 25/12/2017