[:fr]Tressaillement et prophétie[:]
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“Marie se leva et s’en alla en hâte vers les montagnes de Juda. Elle entra das la maison de Zacharie et salua Elisabeth. Dés qu’Elisabeth entendit la salutation de Marie, son enfant tressailli dans son sein et elle fut remplie du l’Esprit Saint…”(Lc 1, 39- 40)
« Quand on est plein de Jésus, dit Bossuet, on l’est en même temps de charité, d’une sainte vivacité, de grands sentiments ; et l’exécution ne souffre rien de languissant. »
« La voix de la Vierge était la voix même du Dieu qui était incarné en elle, et c’est pourquoi la grâce descend jusqu’au fils d’Elisabeth et en fait un Prophète. Tout ce qu’Elisabeth dit prophétiquement à Marie lui est inspiré par son enfant, comme les paroles de Marie lui sont inspirées par le Fils de Dieu vivant en elle. »
« Elisabeth entend la première la voix de Marie, et son enfant est le premier à sentir la grâce; Elisabeth entend la voix de Marie, mais Jean sent l’avènement du Sauveur et il tressaille en présence de ce grand mystère». (St Ambroise)
Ces deux femmes racontent la grâce qui a été faite : cette grâce a pour théâtre l’âme des deux enfants, elle se répand sur les mères, et dans l’esprit qui vient des enfants les mères prophétisent. L’enfant d’Elisabeth tressaille dans son sein, et la mère est remplie de l’Esprit Saint: elle n’est remplie de l’Esprit Saint qu’après que l’enfant a tressailli. » (St Ambroise)
« De même que les Prophètes, subissaient une impression divine qui les mettait hors d’eux-mêmes, et ensuite prophétisaient, de même le Fils d’Elisabeth semble dans ce tressaillement accuser cette impression d’en haut, et ensuite il prophétise par la bouche de sa mère. » (Théophylacte)
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