Lu ailleurs

“La dévotion mariale se concentre dans la contemplation de la relation entre la Mère et son divin fils. Les fidèles ont toujours trouvé de nouveaux aspects et titres qui peuvent mieux entrouvrir pour nous ce mystère, par exemple l’image du Cœur immaculé de Marie comme symbole de l’unité profonde et sans réserve avec le Christ dans l’amour.
Le cœur immaculé de Marie:
symbole de l’unité profonde et sans réserve
avec le Christ dans l’amour.
Ce n’est pas l’autoréalisation qui accomplit le vrai développement de la personne, chose qui aujourd’hui est proposée comme modèle de la vie moderne, mais qui peut facilement se changer en une forme d’égoïsme raffiné. C’est plutôt l’attitude de don de soi, qui s’oriente vers le cœur de Marie et par là aussi vers le cœur du Rédempteur.” (Homélie de Benoît XVI – septembre 2011)
Benoît XVI nous invite à puiser
« au Cœur Immaculé de Marie »,
pour nous laisser
« contaminer par sa joie »,
qui trouve sa source « dans le Seigneur ».
(Rome – 31 mai 2012)

Poème de François d’Epinay (1916-1938)
“Le côté transpercé du Rédempteur est la source à laquelle nous renvoie l’Encyclique Haurietis aquas: c’est à cette source que nous devons puiser pour atteindre la véritable connaissance de Jésus Christ et pour faire plus pleinement l’expérience de son amour.
Nous pourrons ainsi mieux comprendre ce que signifie connaître en Jésus Christ l’amour de Dieu, en faire l’expérience en fixant notre regard sur Lui, jusqu’à vivre pleinement de l’expérience de son amour, pour pouvoir ensuite en témoigner aux autres.
En effet, pour reprendre une expression de mon vénéré prédécesseur Jean-Paul II, “auprès du Coeur du Christ, le coeur de l’homme apprend à connaître le sens véritable et unique de sa vie et de son destin, à comprendre la valeur d’une vie authentiquement chrétienne, à se garder de certaines perversions du coeur humain, à joindre l’amour filial envers Dieu à l’amour du prochain. Ainsi – et c’est la véritable réparation demandée par le coeur du Sauveur – sur les ruines accumulées par la haine et la violence, pourra être bâtie la civilisation du coeur du Christ” (Insegnamenti, vol. IX/2, 1986, p. 843).”
Faire l’expérience de l’amour de Dieu
en tournant le regard
vers le Coeur de Jésus Christ
“L’expérience de l’amour puisée au culte du côté transpercé du Rédempteur nous protège du risque du repli sur nous-mêmes et nous rend plus disponible à une vie pour les autres. “A ceci nous avons connu l’amour: celui-là a donné sa vie pour nous. Et nous devons nous aussi donner nos vies pour nos frères” (1 Jn 3, 16) (cf. Enc. Haurietis aquas, n. 38).”
“Le regard au côté transpercé par la lance, dans lequel resplendit la volonté sans limites de salut de la part de Dieu, ne peut donc être considéré comme une forme passagère de culte ou de dévotion: l’adoration de l’amour de Dieu, qui a trouvé dans le symbole du coeur transpercé son expression historique et dévotionnelle, demeure inséparable d’un rapport vivant avec Dieu (cf. Enc. Haurietis aquas, n. 62).”
Benoît XVI – 15 mai 2006
Spontanément, en élevant l’Hostie,
je pense à cette prière de “Laudes”:
Oui, c’est cela le véritable soleil, cette Hostie, ce calice qui s’élève et qui englobe tout l’espace pour le consacrer.
Nous sommes donc bien là au coeur, au seuil aussi, d’un monde inépuisablement nouveau.
M.Zundel – Ton visage ma lumière p:466 – Ed MamE
Quand nous regardons la lampe du saint Sacrement, et que nous sommes avertis par son silence même, du silence du Christ également présents, nous ne pouvons pas nous sentir attirés vers ces divines profondeurs, nous ne pourrons pas penser que nous sommes nous-mêmes une vivante cathédrale, et que c’est dans le tabernacle de nous-mêmes que le Christ veut aujourd’hui Se communiquer à tout l’Univers.
M.Zundel
– Ton visage ma lumière p: 462-463 – Ed MamE

Amen.
PAR LA CRÉATION AU CRÉATEUR
par Mgr Kallistos Ware
«Ne blessez ni la terre, ni la mer, ni les arbres.»
(Ap 7, 3.)
«Les saints embrassent de leur amour le monde entier.»
St Silouane l’Athonite (+1938).
Sur la Sainte Montagne de l’Athos, les moines placent parfois des signaux en bordure des sentiers de la forêt, prodiguant au pèlerin qui chemine des encouragements ou des avertissements. Un de ces écriteaux, que l’on voyait souvent dans les années 1970, me procurait un plaisir particulier. Clair et laconique, il disait : “Aimez les arbres.”
Le père Amphiloque (+1970), le gerontas ou “ancien” de l’île de Patmos lors de mon premier séjour, aurait été complètement d’accord. Il disait : “Savez-vous que Dieu nous a donné un commandement de plus, qui n’est pas mentionné dans l’Écriture ? Il nous dit : “Aimez les arbres.”
Celui qui n’aime pas les arbres n’aime pas Dieu, croyait-il en soulignant : “Lorsque vous plantez un arbre, vous plantez de l’espoir, la paix, l’amour, et vous recevrez la bénédiction de Dieu.” Écologiste bien avant la mode de l’écologie, il avait coutume de donner pour pénitence aux fermiers locaux – qu’il entendait en confession – la tâche de planter un arbre. Le père Amphiloque n’était nullement le premier père spirituel dans la tradition grecque moderne à reconnaître l’importance des arbres.
Deux siècles plus tôt, le moine athonite saint Cosmas l’Étolien, martyrisé en 1779, plantait des arbres lorsqu’il voyageait dans toute la Grèce en tournée missionnaire. Dans l’une de ses ” prophéties “, il disait : “Les gens resteront pauvres, parce qu’ils n’aiment pas les arbres”.
Cette prophétie s’est, hélas ! réalisée dans de trop nombreuses parties du monde. Une autre parole lui est attribuée, pas à propos des arbres, mais tout aussi actuelle : “Le temps viendra où le diable se mettra lui-même dans une boîte et commencera à crier ; et ses cornes vont dépasser des toits de tuiles.”
Cela me revient souvent en mémoire, lorsque j’observe la ligne des toits à Londres, avec ses rangs serrés d’antennes de télévision.
“Aimer les arbres.” Mais pourquoi ? Y a-t-il vraiment un rapport entre l’amour des arbres et l’amour de Dieu ? Dans quelle mesure est-il vrai que le fait de ne pas respecter et honorer notre environnement naturel – les animaux, les arbres, la terre, le feu, l’air et l’eau – est aussi, d’une manière immédiate et destructrice pour l’âme, ne pas respecter et honorer le Dieu vivant ?
Lire la suite...Par la Création au Créateur