ÉCOLOGIE ET ÉTHIQUE BIBLIQUE par Gilles BERNHEIM Grand Rabbin de France
Il n’existe ni lien ni opposition a priori entre l’écologie et l’idée de création dans la Bible. Selon celle-ci, le monde crée est donné à l’homme, même s’il lui faut courir quelques dangers. La Bible ignore que l’homme puisse en compromettre gravement l’équilibre. Le souci de l’environnement n’aurait donc pour elle d’intérêt que dans la mesure où il en va du bien-être de l’homme. Si ce souci milite contre l’homme par idolâtrie de la nature, il s’affronte à l’idée biblique.
Catégories: Foi et vision cosmologique, Lu ailleurs | 3/03/2010
Texte de Jacques Musset
On dit que Tu nous parles, mais je n’ai jamais entendu Ta voix de mes propres oreilles. Les seules voix que j’entends, ce sont des voix fraternelles qui me disent les paroles essentielles.
On dit que Tu te manifestes, mis je n’ai jamais vu Ton visage de mes propres yeux. Les seuls visages que je vois, ce sont des visages fraternels qui rient, qui pleurent et qui chantent.
On dit que Tu t’assois à notre table, mais je n’ai jamais rompu avec Toi le pain de mes propres mains. Les seules mains que je fréquente, ce sont des tables fraternelles où il fait bon se restaurer de joie et d’amitié.
On dit que tu fais route avec nous, mais je ne t’ai jamais surpris à mêler tes pas à ma propre démarche. Les seuls compagnons que je connaisse, ce sont des êtres fraternels qui partagent le vent, la pluie et le soleil.
On dit que Tu nous aimes, mais je n’ai jamais senti Ta main sur mes propres épaules. Les seules mains que j’éprouve, ce sont des mains fraternelles qui étreignent, consolent et accompagnent.
On dit que Tu nous sauves, mais je ne t’ai jamais vu intervenir dans mes propres malheurs. Les seuls sauveteurs que je rencontre, ce sont des coeurs fraternels qui écoutent, encouragent et stimulent.
Mais c’est Toi, ô mon Dieu, qui m’offre ces voix, ces visages, ces tables, ces compagnons, ces mains et ces coeurs fraternels, alors, au cours du silence et de l’absence, Tu deviens, par tous ces frères, parole et présence.
Catégories: Lu ailleurs, Prières | 19/02/2010
Réflexion de Adrian Diaconu – Archiprêtre et Recteur à Genève et Lausanne, Doyen de Suisse
Nous sommes vraiment dans l’urgence d’un changement radical, c’est-à-dire qui va à la racine – spirituelle – des choses et débouche sur une métanoia, un retournement de l’esprit et une ouverture du coeur à l’Esprit, sans lesquelles toutes les mesures éthiques, politiques ou sociales resteront insuffisantes. Il faut accepter de rentrer en soi-même, comme «l’enfant prodigue » de la parabole de Jésus, pour re-aspirer à la sainteté et à la beauté divine par l’amour.
La sainteté ne consiste pas proprement à ne pas pécher, mais bien plutôt à faire confiance à la miséricorde de Dieu, qui est plus forte que nos péchés et capable de relever le croyant qui est tombé. La sainteté est un chant élevé à la miséricorde de Dieu, elle témoigne de la victoire du Dieu trois fois saint et trois fois miséricordieux.
« La sainteté est un chant élevé à la miséricorde de Dieu »
On peut dire que la sainteté chrétienne, même dans sa dimension éthique, a un caractère, non pas légal ou juridique, mais eucharistique. La sainteté est la beauté qui conteste la laideur de la fermeture sur soi, de l’égocentrisme, de la philautia (l’amour de soi-même). Elle est la joie qui conteste la tristesse de celui qui ne s’ouvre pas au don de l’amour, comme le jeune homme riche qui « s’en alla tout triste » (Mt 19,22)…
Ainsi, la sainteté, et la beauté, constituent un don et une responsabilité du chrétien. C’est la beauté qui resplendit là où l’on fait vaincre la communion au lieu de la consommation, la contemplation et la gratuité au lieu de la possession et de la voracité. « C’est la beauté, selon Dostoïevski, qui sauvera le monde ». Oui, le christianisme est une « philocalia », une voie d’amour de la beauté, et la vocation chrétienne à la sainteté englobe une vocation à la beauté, l’appel à faire de sa vie un chef-d’oeuvre d’amour.
« Le christianisme… une voie d’amour de la beauté »
Le commandement : « Soyez saints, car Moi, le Seigneur, Je suis saint » (Lv 19,2; 1 P 1,16) est désormais inséparable de l’autre : « Aimez-vous les uns les autres, comme Je vous ai aimés » (Jn 13,34). Et pour finir, je désire vous rappeler en final l’antique maxime: « Omnia vincit amor » (L’amour est vainqueur de tout)!
Oui, au terme, c’est l’amour qui vaincra! Que chacun s’emploie à hâter le moment de cette victoire! En fin de compte, c’est à cette victoire qu’aspire le coeur de tous. Et qui va persévérer va gagner la vraie vie en Dieu selon la parole du Christ : « C’est par votre persévérance que vous gagnerez la vie » (Lc 21,19). Amen!
Catégories: Lu ailleurs | 19/02/2010

Bienheureux ceux qui savent distinguer une montagne d’une taupinière : il leur sera épargné bien des tracas.
Bienheureux ceux qui sont capables de se reposer et de dormir sans chercher d’excuses : ils deviendront sages.
Bienheureux ceux qui savent se taire et écouter : ils en apprendront des choses nouvelles !
Bienheureux ceux qui sont assez intelligents pour ne pas se prendre au sérieux : ils seront appréciés de leur entourage.
Bienheureux ceux qui sont attentifs à l’appel des autres sans toutefois se croire indispensables : ils seront semeurs de joie.
Heureux êtes-vous si vous regarder sérieusement les petites choses et paisiblement les choses sérieuses : vous irez loin dans la vie.
Heureux êtes-vous si vous savez admirer un sourire et oublier une grimace : votre route sera ensoleillée
Heureux êtes-vous si vous êtes capable de toujours interpréter avec bienveillance les attitudes d’autrui, même si les apparences sont contraires : vous passerez pour des naïfs, mais la charité est à ce prix.
Bienheureux ceux qui pensent avant d’agir et qui prient avant de penser : ils éviteront bien des bêtises.
Heureux êtes-vous si vous savez vous taire et sourire, même lorsqu’on vous coupe la parole, même lorsqu’on vous contredit ou vous marche sur les pieds: l’Évangile commence à pénétrer votre coeur.
Bienheureux surtout vous qui savez reconnaître le Seigneur en tous ceux que vous rencontrez : vous avez trouvé la vraie lumière, vous avez trouvé la véritable sagesse.
Catégories: Lu ailleurs, Prières | 14/02/2010
Marie, tu t’es montrée à Bernadette dans le creux du rocher.
Dans le froid et l’ombre de l’hiver,
tu apportais la chaleur d’une présence,
la lumière et la beauté.
Dans le creux de nos vies souvent obscures,
au creux du monde où le Mal est puissant,
apporte l’espérance,
redonne la confiance !
Toi qui es l’Immaculée Conception,
viens en aide aux pécheurs que nous sommes.
Donne-nous l’humilité de la conversion,
le courage de la pénitence.
Apprends-nous à prier pour tous les hommes.
Guide-nous vers les sources de la vraie vie.
Fais de nous des pèlerins en marche au sein de ton Eglise.
Aiguise en nous la faim de l’eucharistie,
le pain de la route, le pain de vie.
En toi, Marie, l’Esprit Saint accomplit des merveilles :
par sa puissance, il t’a placée auprès du Père,
dans la gloire de ton Fils, à jamais vivant.
Regarde avec tendresse
les misères de nos corps et de nos cœurs.
Brille pour tous, comme une douce lumière,
au passage de la mort.
Avec Bernadette, nous te prions, Marie,
dans la simplicité des enfants.
Fais-nous entrer, comme elle, dans l’esprit des Béatitudes.
Alors, nous pourrons, dès ici-bas,
commencer à connaître la joie du Royaume
et chanter, avec toi :
Magnificat !
Gloire à toi, Vierge Marie,
heureuse servante du Seigneur,
Mère de Dieu,
demeure de l’Esprit Saint !
Amen !
http://fr.lourdes-france.org/prier
Catégories: Lu ailleurs, Prières | 11/02/2010
Enzo Bianchi: Les difficultés de la lectio divina
Plusieurs décennies sont passée depuis la clôture du Concile Vatican II et depuis la fin de l’exil de l’Écriture hors de la vie quotidienne des croyants catholiques. Depuis lors, la pratique de la lectio divina (=LD) a été apprise et mise en usage par des personnes et des groupes qui y ont reconnu une forme ecclésiale de lecture de la Bible, capable de nourrir et de faire croître la foi. Le temps écoulé a émoussé l’enthousiasme des commencements et a fait émerger la fatigue et les difficultés de ce chemin quotidien d’écoute de la Parole de Dieu à travers la lecture des Écritures. Au terme de ces années, on peut donc tenter une évaluation de certaines des difficultés et des problèmes qui tourmentent plus particulièrement la pratique de la LD.
Catégories: Lectio Divina, Lu ailleurs | 1/02/2010
Fr Jean-Marie, moine bénédictin
Dieu est Parole. Il crée les cieux et la terre au souffle de sa voix ; il suscite un peuple de louange, lui confiant son Alliance et le guidant par les prophètes.
La Parole de Dieu se fraie passage jusqu’au cœur de l’homme ; elle chante dans la brise, se grave sur les tables de pierre que nul ne peut briser, se pose sur les pages du Livre.
Dieu est Parole vive, et le Livre en est tout vibrant, qui invite le croyant investi par l’Esprit, à souffler sur les lettres pour que les mots prennent feu.
Dieu est libre en sa Parole, et ouvre un chemin de liberté.
Parole qui guérit et qui pardonne, parole de sagesse et de communion, qui remet en paix profonde ; parole s’offrant en Bonne Nouvelle et prenant le visage de Jésus-Christ.
Sur ses sentiers d’humanité, le croyant accueille la Parole du Seigneur, comme on va boire au torrent, comme on rencontre un ami, comme on rompt le pain. Si le Livre des Ecritures est bel et bien la révélation de cette Parole, il ne saurait la contenir tout entière ; car la Parole qui sourd du cœur de Dieu s’inscrit en tout lieu de création et d’histoire, en tout espace de vérité et de lumière.
Pour l’accueillir et en vivre comme d’une source de liberté et de joie, pas d’autre nécessité que celle de faire silence pour l’écouter, la laisser résonner et retentir en nous, la laisser porter son fruit en nous.
Alors, nos vies pourront témoigner du Dieu qui tient parole.
Catégories: Lu ailleurs, Prières | 28/01/2010
UN MOMENT DE VERITE
Une parole de foi, d’espérance et d’amour
venant du coeur de la souffrance palestinienne

Introduction
Nous, un groupe de Palestiniens chrétiens, après avoir prié, réfléchi et échangé devant Dieu sur l’épreuve que nous vivons sur notre terre, sous occupation israélienne, nous faisons entendre aujourd’hui notre cri, un cri d’espoir dans l’absence de tout espoir, uni à notre prière et à notre foi en Dieu qui veille, dans sa divine Providence, sur tous les habitants de cette terre. Nous inspirant du mystère de l’amour de Dieu pour tous et de celui de sa présence divine dans l’histoire des peuples et, plus particulièrement, dans celle de notre terre, nous voulons dire aujourd’hui notre parole, comme chrétiens et comme Palestiniens, une parole de foi, d’espérance et d’amour….
Catégories: Evénements de l'Eglise, Lu ailleurs | 25/01/2010
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Sr Thérèse Segrétain nous communique…
“En janvier dernier, lors de la rencontre annuelle des responsables de la Famille en France, (Associés, religieuses, séculières) à la suite du partage du vécu des différents groupes, nous avons senti le désir de prendre quelques jours pour vivre de l’intérieur et ensemble notre mission de communion. Nous avons alors envisagé une Retraite pour la Famille, ouverte plus particulièrement aux personnes qui participent régulièrement à une équipe.
Le frère Michel Hubaut, franciscain a accepté d’animer cette retraite. Nous nous sommes donc retrouvés durant trois jours, à 25, aux Grottes de Saint Antoine de Brive la Gaillarde, où réside la communauté du frère Michel.

“L’homme, collaborateur de Dieu pour achever
une création appelée à être transfigurée”
Tel a été le thème de cette retraite. Il n’est, certes pas question de donner ici « un résumé » de ce temps de retraite, car ce n’est pas possible ! Mais simplement de communiquer quelques flashes, à partir de notes personnelles, comme un partage du chemin proposé…”
Retraite-lire la suite
Catégories: Foi et vision cosmologique | 19/01/2010

Hymne des Noces de Cana de Romanos le Mélode
Nous nous proposons maintenant de dire le premier miracle que fit à Cana celui qui avait déjà montré aux Égyptiens et aux Hébreux la puissance de ses miracles. Alors la nature des eaux s’était miraculeusement changée en sang ; il avait attiré sur les Égyptiens la colère des dix plaies, il avait rendu la mer viable aux Hébreux qui se hâtèrent de la traverser comme une terre ferme. Dans le désert aride, il leur prodigue de l’eau qu’il fait sortir du rocher ; et aujourd’hui, aux noces, il modifie de nouveau la nature, lui qui a tout créé avec sagesse.
Alors que le Christ assistait aux noces et que la foule des convives se régalait, le vin leur manqua et leur joie se changea en chagrin… Voyant cela, la très pure Marie vint aussitôt dire à son Fils :
« Ils n’ont plus de vin ; alors je t’en prie, mon enfant, montre que tu peux tout, toi qui as tout créé avec sagesse. »
S’il te plaît, Vierge vénérable, d’après quels miracles de lui as-tu su que ton Fils sans avoir vendangé de raisin pouvait accorder le vin alors qu’il n’avait pas encore fait de miracles auparavant comme l’a écrit Jean l’inspiré de Dieu ?
« J’ai vu moi-même Elisabeth m’appeler Mère de Dieu avant l’enfantement ; après l’enfantement Syméon m’a chantée, Anne m’a célébrée, les mages sont accourus de la Perse à la crèche, une étoile annonçait d’avance la naissance, les bergers avec les anges se faisaient hérauts de la joie. Que pouvais-je aller chercher de plus grand que ces miracles, pour croire sur leur foi que mon Fils est celui qui a tout créé avec sagesse ? »
Quand le Christ changea manifestement l’eau en vin par sa puissance, toute la foule se réjouit, trouvant admirable le goût de ce vin. Aujourd’hui, c’est au banquet de l’Église que nous nous asseyons tous, car le vin est changé en sang du Christ et nous buvons tous avec une allégresse sainte glorifiant le grand Époux. Car l’Époux véritable, c’est le Fils de Marie, le Verbe qui est de toute éternité, qui a pris la forme d’un esclave et qui a tout créé avec sagesse.
Très-Haut, Saint, Sauveur de tous, garde sans altération le vin qui est en nous, puisque tu présides à tout.
Toi qui, par ta puissance, changeas l’eau en vin, change en joie l’angoisse des péchés qui nous oppressent, par la Mère de Dieu, ô Christ Dieu, toi qui as tout créé avec sagesse.
Catégories: Lu ailleurs, Prières | 17/01/2010