Prière et Mission
Notre vie consacrée à la prière continuelle exprime la joyeuse espérance de l’humanité qui attend le retour du Seigneur et qui trouvera sa plénitude dans la Plénitude de Dieu. (Const. 165)
Quelle efficacité peut avoir notre prière pour résoudre les nombreux problèmes concrets qui continuent d’affliger l’humanité ? (Cf. Benoît XVI). Quelle efficacité apostolique peut avoir notre vie dans un monde où il y a encore « tant de stérilité, d’obscurité, de vide et d’aridité » ?
Le Seigneur nous appelle à ouvrir les yeux de notre coeur pour voir le Christ qui souffre toujours et encore dans le ppauvre, l’opprimé, le blessé. « Être touché, ému, par ce qui arrive aux gens et par ce qui les atteint, c’est une manière de percevoir la présence de Dieu ». (Borgman).
Notre prière est appelée à se couler dans le creuset de toute situation humaine. Nous prenons en nous la souffrance, la douleur, les espoirs de toute l’humanité : « Votre prière patiente parlera un langage de foi qui promeut également la justice, la paix, le pardon, la réconciliation et, surtout, l’espoir là où le monde et son langage propre ne sont que le signe de désespoir » (Lettre pastorale des Eglises de Jérusalem aux moines et moniales de Terre Sainte).
Notre vie est un « témoignage silencieux » (Benoît XVI), humble et discret, nourri et fortifié par notre fidélité quotidienne aux exigences de l’Appel du Seigneur. Nos communautés sont contemplatives parce qu’elles demeurent façonnées par la recherche de Dieu, parce que notre bonheur n’est pas dans les murs de nos monastères, mais dans la recherche persévérante de Dieu. « Si l’ambition du moine est de chercher Dieu, ce n’est évidemment pas pour sa propre satisfaction ; c’est pour Le donner aux autres, à ceux qui doutent, qui tremblent, qui tombent ».
Le souvenir constant du Dieu vivant illumine notre être intérieur, lui donne paix, simplicité, joie. Notre vie atteste dans l’Eglise la présence de Celui qui est, qui était et qui vient. (Const. 170)
Nos communautés peuvent être une Parole “pleine de grâce et de vérité” (Jn 1, 18); la joie de notre prière liturgique une prédication de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ. Envoyées pour la Mission, nous vivons notre vie comme venant de Dieu et étant pour Dieu. « C’est d’abord en priant que l’on prépare la route à l’Evangile » (Benoît XVI – 2008).