Cela valait-il vraiment la peine qu’un Dieu apparaisse sur terre, pour disparaître presque aussitôt dans la mêlées des hommes ?
Lumière de Dieu, mais sous le boisseau ;
Feu de Dieu mais couvant sous la cendre ;
Verbe de Dieu, mais quasiment aphone ;
Parole de Dieu, mais réduite au silence ;
Puissance de Dieu, désormais infiniment fragile ;
Fils de Dieu, mais en apparence petit d’homme.
Incarnation de Dieu, certes, mais comme rampante dirions-nous aujourd’hui, furtive, qui s’accomplit à l’abri des regards, à l’insu de presque tous, sauf de quelques rares initiés.
Telle est l’économie constante de Dieu au milieu de nous. Il n’y a pas à s’en étonner, ni à s’en scandaliser, encore moins à s’en impatienter comme si une injustice était faite à Dieu ou à notre zèle pour l’annoncer. C’est Dieu lui-même qui se cache, qui s’enfouit, tel un levain dans la pâte.
Dom André LOUF
– Comme un moine traversant le désert…-
cité dans “Effacement de Dieu ” de G.RINGLET
Ed Albin Michel – p 19-20
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