“Seigneur, apprends-nous à demeurer”
La source de notre vie est cachée avec le Christ en Dieu : c’est l’Amour du Père, du Fils et de l’Esprit, qui se déploie dans l’univers et se manifeste tout au long de l’Histoire du Salut. Le silence et la solitude nous font rejoindre cette source de vie éternelle ; ils favorisent et expriment le recueillement de tout l’être en Dieu. (Constitutions Art 167)
« Demeurer » est le verbe de la contemplation. Il implique intériorité et continuité, patience et durée. Notre vie contemplative, par toute sa réalité quotidienne est une marche au pas du temps, sans hâte et sans lenteur. Elle est un consentement à la longueur du temps pour attendre et accueillir Celui qui se donne à son « Heure ». Le Seigneur.
« Savoir attendre le calme et la lumière
qu’il apporte avec Lui. »
(Dom Guillerand).
Attendre en Lui le don de l’unique Présence et rendre témoignage à son humble transcendance au cœur de l’Eglise, au cœur du monde. Cela suppose une entrée dans le temps de Dieu par la porte étroite du combat spirituel, de l’ascèse et de la vigilance.
Nous sommes appelées à demeurer au long de nos “nos heures d’impuissance” dans la communion d’amour qui unit Jésus à son Père. Dans le silence et la solitude de notre vie cachée avec le Christ en Dieu, accueillir dans nos cœurs, comme une douce lumière, comme une eau rafraîchissante, la prière de l’Esprit qui nous remplit de joie et de reconnaissance: “Abba Père“… Et nous savons qu’il nous faudra à nouveau veiller, entrer dans une nouvelle attente sans rien retenir, sans devancer la grâce.
“Aller au pas de Dieu”
(Dom Guillerand)