[:fr]L’eau… un présent plus que nécessaire![:]
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Elles sont toutes belles, oui très belles les oeuvres de Dieu notre Sauveur!… mais quel présent est plus nécessaire que l’eau? Tout est baigné par les eaux, nourri, purifié, arrosé. L’eau porte le continents, l’eau fait naître la rosée, épanouit la vigne, l’eau mûrit les épis. sans l’eau, nulle vie ne subsiste… Elle seule a trouvé place au-dessus des cieux comme en témoigne le Prophète: Louez Dieu, cieux des cieux et les eaux par-dessus les cieux.
Ce texte dit bien la bienveillance de l’eau mais ce qui plus que tout l’emporte le respect, c’est que Jésus-Christ, le Créateur du monde, soit descendu comme l’ondée, qu’il ait été connu comme la source d’eaux vives, qu’il se soit répandu comme un fleuve et qu’il ait été baptisé dans le Jourdain. Car tu viens d’entendre comment Jésus vint trouver Jean et fut baptisé par lui dans le Jourdain.
Le fleuve qui réjouit la cité de Dieu s’est trempé dans de maigres flots, la source ineffable qui fait germer toute vie et ne tarit jamais s’est laissé recouvrir par de pauvres et fugitives eaux.
Ne prends pas ce récit, mon frère, en un sens littéral; entends comme il sert le dessein de Dieu: les eaux virent la grâce que le Seigneur nous faisait en son humanité dans le secret: les eaux le virent et elles frémirent. Elles faillirent même se soulever et s’enfuir de leur lit. Le Prophète qui longtemps avait prévu ce prodige les interrogeait: Qu’as-u mer à t’enfuir, Jourdain à retourner en arrière?
Sermon de St Hippolyte de Rome
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