[:fr]La tour de Babel[:]
[:en] La tour de Babel. Pour terminer, le récit de Babel dont je ne retiendrai qu’un verset, le 3 : « Les hommes se dirent l’un à l’autre : allons, faisons des briques, cuisons-les au feu ; la brique leur servit de pierres ». La construction de Babel est faite en briques. Quelle est la différence entre une brique et une pierre ? Les briques sont toutes pareilles alors que les pierres sont toutes différentes. Ce passage de la pierre à la brique désigne le péché de Babel comme le péché de l’uniformité. C’est le péché du « tous pareils », ce qui est une négation de la création de Dieu. Les commentaires donnent une illustration de ce thème en disant : quelle est la différence entre Dieu et César ? Lorsque César veut révéler son image, il met son effigie sur les pièces de monnaie, qui sont toutes totalement identiques les unes aux autres. Lorsque Dieu veut révéler son image, il la dépose sur le visage de l’humain et il n’y a pas deux humains qui ont le même visage. Pour César, tout le monde doit être pareil, alors que pour Dieu, il n’y a pas deux visages identiques. Le péché de Babel, c’est d’avoir réduit l’humain à des briques, d’avoir instrumentalisé l’humain au nom d’une œuvre commune qui consiste à aller déloger Dieu de son ciel, alors que le propre de la création de Dieu, c’est la diversité. Son image est reflétée sur le visage des humains. La grâce d ce récit est que Dieu résiste aux orgueilleux et, qu’en mélangeant les langues, il réinjecte de la diversité là où l’humain s’était réfugié dans l’uniformité. [:es] La tour de Babel. Pour terminer, le récit de Babel dont je ne retiendrai qu’un verset, le 3 : « Les hommes se dirent l’un à l’autre : allons, faisons des briques, cuisons-les au feu ; la brique leur servit de pierres ». La construction de Babel est faite en briques. Quelle est la différence entre une brique et une pierre ? Les briques sont toutes pareilles alors que les pierres sont toutes différentes. Ce passage de la pierre à la brique désigne le péché de Babel comme le péché de l’uniformité. C’est le péché du « tous pareils », ce qui est une négation de la création de Dieu. Les commentaires donnent une illustration de ce thème en disant : quelle est la différence entre Dieu et César ? Lorsque César veut révéler son image, il met son effigie sur les pièces de monnaie, qui sont toutes totalement identiques les unes aux autres. Lorsque Dieu veut révéler son image, il la dépose sur le visage de l’humain et il n’y a pas deux humains qui ont le même visage. Pour César, tout le monde doit être pareil, alors que pour Dieu, il n’y a pas deux visages identiques. Le péché de Babel, c’est d’avoir réduit l’humain à des briques, d’avoir instrumentalisé l’humain au nom d’une œuvre commune qui consiste à aller déloger Dieu de son ciel, alors que le propre de la création de Dieu, c’est la diversité. Son image est reflétée sur le visage des humains. La grâce d ce récit est que Dieu résiste aux orgueilleux et, qu’en mélangeant les langues, il réinjecte de la diversité là où l’humain s’était réfugié dans l’uniformité. [:fr]
« Les hommes se dirent l’un à l’autre : allons, faisons des briques, cuisons-les au feu ; la brique leur servit de pierres ». (Gn11,3)
La construction de Babel est faite en briques. Quelle est la différence entre une brique et une pierre ? Les briques sont toutes pareilles alors que les pierres sont toutes différentes. Ce passage de la pierre à la brique désigne le péché de Babel comme le péché de l’uniformité. C’est le péché du « tous pareils », ce qui est une négation de la création de Dieu.
Les commentaires donnent une illustration de ce thème en disant : quelle est la différence entre Dieu et César ? Lorsque César veut révéler son image, il met son effigie sur les pièces de monnaie, qui sont toutes totalement identiques les unes aux autres. Lorsque Dieu veut révéler son image, il la dépose sur le visage de l’humain et il n’y a pas deux humains qui ont le même visage. Pour César, tout le monde doit être pareil, alors que pour Dieu, il n’y a pas deux visages identiques.
Le péché de Babel, c’est d’avoir réduit l’humain à des briques, d’avoir instrumentalisé l’humain au nom d’une œuvre commune qui consiste à aller déloger Dieu de son ciel, alors que le propre de la création de Dieu, c’est la diversité. Son image est reflétée sur le visage des humains. La grâce d ce récit est que Dieu résiste aux orgueilleux et, qu’en mélangeant les langues, il réinjecte de la diversité là où l’humain s’était réfugié dans l’uniformité.
Cité par le pasteur A Nouis
Les Lectures rabbiniques de la Genèse – 2009
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