[:fr]La salutation de Marie à Elisabeth[:]
[:en]« Quand on est plein de Jésus, dit Bossuet, on l’est en même temps de charité, d’une sainte vivacité, de grands sentiments ; et l’exécution ne souffre rien de languissant. »[:es]« Quand on est plein de Jésus, dit Bossuet, on l’est en même temps de charité, d’une sainte vivacité, de grands sentiments ; et l’exécution ne souffre rien de languissant. »[:fr]
“La grâce de la venue de Marie et de la présence de Jésus, se fait sentir. Elle entra dans la maison de Zacharie et elle salua Elisabeth. Elle avait, été saluée par l’Ange, et elle salue à son tour Elisabeth. Jésus lui-même, après sa résurrection, saluera les saintes Femmes qui viennent à son tombeau. La charité aime à se traduire en bonnes paroles, en actes de prévenance. Combien est pauvre une charité qui répugne à ces paroles et à ces actes ! Quelle sincérité, quelle suavité et quelle bonté il y eut dans la salutation de Marie !
Puissions-nous mériter d’être salués par elle ! Que lui dit-elle ? Elle lui adressa sans doute la salutation si religieuse des Orientaux : Que la paix, ou la grâce du Seigneur, ou le Seigneur soit avec vous! Et comme les paroles du prêtre administrant un sacrement, ces paroles produisirent un effet immédiat. « La voix de la Vierge était la voix même du Dieu qui était incarné en elle, et c’est pourquoi la grâce descend jusqu’au fils d’Elisabeth et en fait un Prophète. Tout ce qu’Elisabeth dit prophétiquement à Marie lui est inspiré par son enfant, comme les paroles de Marie lui sont inspirées par le Fils de Dieu vivant en elle. » Aussitôt qu’’Elisabeth entendit la salutation de Marie, son enfant tressaillit dans son sein, et elle lut remplie de l’Esprit Saint. ” (Ambroise)
« Quand on est plein de Jésus,
on l’est en même temps de charité,
d’une sainte vivacité, de grands sentiments ;
et l’exécution ne souffre rien de languissant. »
(Bossuet
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