
La contemplation d’un ciel étoilé émerveille et questionne. Quelle place accorder à l’homme dans l’univers ? Poussière humaine mêlée aux poussières d’étoiles ? Et la planète terre ? L’équivalent d’une balle de tennis par rapport aux grappes de galaxies et aux espaces encore inconnus !
Les découvertes récentes mettent en évidence le « phénomène humain » dans un cosmos dont les limites ne cessent de reculer. Vides et froids, les espaces sidéraux paraissent hostiles à l’homme en quelque sorte égaré sur la seule planète offrant – à notre connaissance – les conditions de sa survie. Mais la terre qui le porte et le nourrit subit de plein fouet les conséquences de ses désirs insatiables, attitude prédatrice mettant en péril l’équilibre planétaire et la survie de l’écosystème.
La relation de l’homme au cosmos dépend à la fois de l’image qu’il s’en fait et de l’image qu’il se fait de lui-même. Qui est-il ? Où va-t-il ? Quel sens donner à la vie et au monde matériel ambiant ?
L’icône et le cosmos – un autre regard sur la création – Michel Quenot
Catégories: Foi et vision cosmologique, Lu ailleurs | 4/10/2012

Tu veux devenir missionnaire ?
C’est possible.
Commence par rentrer chez toi.
Par rentrer en toi.
Tu portes des terres immenses à évangéliser.
Tu te dis croyant ? Es-tu crédible ?
Chacun de tes actes, chacune de tes pensées,
tes désirs, tes paroles
sont-ils ceux du Christ ?
Tout t’échappe !
Pour te donner, il faut d’abord t’appartenir.
Il faut évangéliser ton âme et tu évangéliseras le monde.
Deviens ce que tu veux donner :
paix, joie, amour, attention aux autres.
Vis ce que tu crois et tu le transmettras.
Pour porter la lumière, il faut devenir feu.
Pierre Dumoulin, prêtre
Catégories: Lu ailleurs | 1/10/2012

Merveille que je suis,
Père Créateur,
merveilles toutes tes œuvres.
Elles chantent par mon corps,
créé à ton image et ressemblance.
Pourquoi chercher au loin
les sept merveilles du monde
alors qu’elles sont en moi ?
La vue
pour contempler
ta création,
l’ouïe
pour écouter
le chant des oiseaux,
l’odorat
pour sentir
le parfum des fleurs,
le goût
pour dire
comme Tu es bon,
le toucher
pour caresser,
consoler, pardonner,
le sourire
pour partager
ta paix,
le cœur
pour aimer
comme Tu aimes.
Jacques Gauthier
Catégories: Lu ailleurs | 20/09/2012

“Dieu est la source de toute vie, donc chaque petit morceau de la création – un raisin sec, une noix, une pêche – est infiniment précieux… La nature est une toile où toutes les choses sont reliées entre elles, chacune des petites actions faites par les humains se répercute sur tout l’univers.” (Ellen Bernstein et Hannah Ashley)
“Alors que Dieu est la source de nos vies spirituelles, la nature est la source de nos vies sur le plan matériel, et être conscients de la piété qui existe en toute chose constitue le premier pas d’un mode de vie écologique.” (Ellen) Bernstein, )
“C’est un grand principe que des étincelles saintes sont présentes dans tout ce qui existe dans le monde. Rien n’est dépourvu d’étincelles, même les arbres et les pierres.” (Baal Shem Tov)
“Rabbi Shimon bar Yohai dit: Trois choses sont mises en équilibre, la terre, l’humanité et la pluie.”
Rabbi Levi b. Haytah déclara, « Et ces trois choses sont seulement trois lettres [en Hébreu], pour vous enseigner que s’il n’y a pas de terre, il n’y a pas de pluie, et s’il n’y a pas de pluie, il n’y pas de terre, et sans elles, il n’y pas d’humanité. » (Midrash Breishit Rabbah 13:3. )

“On apprend plus de choses dans les bois
que dans les livres.
Les arbres et les rochers enseignent des choses
qu’on ne saurait entendre ailleurs.”
(St Bernard, Épître 101).
Catégories: Foi et vision cosmologique, Lu ailleurs | 18/09/2012

Le philosophe Jean-Louis Chrétien écrit:
“La force de la douceur est de prendre goût à la justice toujours et partout, et, si les doux héritent de la terre (MT 5, 4) c’est aussi parce que partout où il fait juste, comme on dit qu’il fait beau, le juste est chez lui, ce qui ne se donne que dans le combat de l’espérance.
Ce goût, ce n’est pas une saveur qu’on pourrait garder pour soi, l’huile de la douceur veut sûrement et silencieusement se répandre, s’offrir et se partager.
La douceur est accueillante. Elle l’est parce qu’elle laisse être et venir, ôtant cloisons, portique, fortification, donnant libre accès à notre présence et à notre regard comme à notre écoute : l’homme doux tient table ouverte de son attention.
La douceur ne se laisse pénétrer que parce qu’elle est pénétrante : sa lenteur et son inapparence s’insinuent presque partout. Il appartient à la douceur d’être prévenante et de ne pas se faire prier, de deviner amoureusement ce qui pourrait être requis. Mais cet accueil de l’autre ne lui est possible que parce qu’elle-même a reçu et accueilli ce qui lui permet d’être telle, l’Esprit.”
Catégories: Lu ailleurs | 18/09/2012

Seigneur, Tu saisis mieux que moi que je vieillis
Et qu’un jour je ferai partie des « vieux ».
Garde-moi de cette fatale habitude
De croire que je dois dire quelque chose
A propos de tout et en toutes occasions.
Débarrasse-moi du désir obsédant
De mettre en ordre les affaires des autres.
Rends-moi réfléchi mais non maussade,
Serviable mais non autoritaire.
Il me paraît dommage de ne pas utiliser
Toute ma vraie réserve de sagesse,
Retiens-moi de réciter sans fin des détails,
Ou de donner des conseils qui énervent…
Scelle mes lèvres sur mes maux et douleurs
Bien qu’ils augmentent sans cesse
Et qu’ils soient de plus en plus doux
Au fil des ans, de les énumérer.
Je n’ai pas tellement envie de la sainteté :
Certains saints sont si difficiles à vivre !
Mais une vieille personne amère
Est sûrement l’une des inventions suprême du diable.
Rends-moi capable de voir ce qu’il y a de bon
Là où on ne s’y attendait pas,
Et de reconnaître des talents,
Chez des gens où on n’en voyait pas.
Et donne-moi de le leur dire avec grâce.
(Prière d’une religieuse du XVIIè siècle,
trouvée dans la cathédrale de Canterbury)
Catégories: Lu ailleurs, Non classé | 10/09/2012

Il n’est pas question d’imiter le Christ, car il n’y a qu’un seul Christ, Fils unique de Dieu. Marcher à la suite du Christ, c’est inventer notre vie à la lumière de l’Evangile.
Marcher à la suite du Christ,
c’est inventer notre vie
à la lumière de l’Evangile.
La vie chrétienne n’est pas une reprographie de celle du Christ. C’est une invention, c’est une création, c’est un jaillissement sous le souffle de l’Esprit de Jésus. C’est vivre, prendre des décisions, parler, agir en laissant l’Evangile nous inspirer. C’est semer la graine de l’Evangile dans les champs souterrains de notre existence, favoriser sa germination et son épanouissement.
Avec étonnement nous verrons se lever des actes et des paroles auxquels nous ne nous attendions pas et qui en surprendront plus d’un autour de nous ! Il y aura des renoncements, des apparences de vie perdue, des croix plantées dans la simplicité de la vie quotidienne, des choix difficiles, des ruptures. Alors les signes seront là : nous marchons à la suite du Christ et notre vie est sur le point d’être gagnée !
Vivre en chrétien,
c’est laisser le Christ
transformer notre vie
jusqu’à ce qu’elle devienne Evangile
pour aujourd’hui !
Catégories: Lu ailleurs | 4/09/2012

A moins de regarder une personne
et de voir la beauté en elle,
nous ne pouvons l’aider en rien.
On n’aide pas une personne
en isolant ce qui ne va pas chez elle,
ce qui est laid, ce qui est déformé.
Le Christ regardait toutes les personnes
qu’il rencontrait,
la prostituée, le voleur,
et voyait la beauté cachée en eux.
C’était peut-être une beauté déformée, abimée,
mais elle était néanmoins beauté,
et Il faisait en sorte que cette beauté rejaillisse.
C’est ce que nous devons apprendre à faire
envers les autres.
Mais, pour y parvenir,
il nous faut avant tout avoir un coeur pur,
des intentions pures, l’esprit ouvert,
ce qui n’est pas toujours le cas…
afin de pouvoir écouter, regarder
et voir la beauté cachée.
Chacun de nous est à l’image de Dieu,
et chacun de nous est semblable
à une icône endommagée.
Mais si l’on nous donnait
une icône endommagée
par le temps, par les évènements,
ou profanée par la haine des hommes,
nous la traiterions avec tendresse,avec révérence,
le coeur brisé.
C’est à ce qui reste de sa beauté,
et non à ce qui en est perdu,
que nous attacherions de l’importance.
Ainsi, nous devons apprendre à réagir
envers chacun…
Anthony Bloom moine orthodoxe
extrait de la revue « Ombres et Lumière », n° 114, juin 1996
Catégories: Lu ailleurs | 29/08/2012

On raconte qu’un jeune homme,
épris de sainteté,
vint un jour frapper à la porte
d’un très vieil et très saint ermite.
Une voix lui répond de l’intérieur:
« qui est là ? »
« C’est moi… » répond le jeune homme
et la porte reste close.
Il insiste, sans résultat,
la porte reste absolument fermée.
Il revint le lendemain
et chaque jour pendant de longs mois.
C’était toujours le même dialogue sans issue,
jusqu’au jour où,
après avoir une fois de plus frappé à la porte
et s’être entendu répondre:
« Qui est là… »
le jeune homme comprit enfin…
« C’est toi, maître, qui es là
et je sais que tu m’attends… »
Et la porte s’ouvrit largement.
Paul Baudiquez
« Pleins de signes » – Ed Cerf 1988
Catégories: Lu ailleurs | 22/08/2012

Que le Nom du Seigneur soit glorifie et sanctifié
dans ce monde qu’il a créé selon sa volonté.
Amen.
Que son règne vienne
Bientôt et de nos jours
Et du vivant de toute la maison d’Israël.
Amen.
Que le Nom glorieux du Tout-puissant
Sois loué à jamais.
Amen.
Qu’il soit béni, loué, célébré,
Exalté, adoré, vénéré, glorifié,
Le Nom Sait, béni soit-il,
au dessus de toute bénédiction,
De tous cantiques, de toutes louanges,
Qui peuvent être exprimées en ce monde.
Amen.
Qu’une paix profonde émane du ciel
Et qu’une vie pleinement heureuse
Soit notre partage.
Que les prières et les supplications
De tout Israël
Soient exaucées par leur Père du Ciel.
Celui de tout Israël.
Amen.
Que celui qui établit la paix dans les cieux
Répande la paix sur nous
Et sur tout le peuple.
Amen.
(Prière juive dans la Kaddish)
Catégories: Lu ailleurs | 20/08/2012