Le Seigneur Dieu l’a bénie entre toutes les femmes et a exalté si haut son nom que sa louange ne s’effacera jamais de la bouche des fidèles.
(Martyrologe romain)

“Votre nom, ô Marie,
est un baume délicieux
qui répand l’odeur de la grâce!”
(St Ambroise)
“Que votre nom est glorieux,
ô sainte Mère de Dieu!”
(St Bonaventure)
“Ô nom plein de suavité!
Qui êtes-Vous donc Vous-même,
si Votre nom seul est déjà si aimable
et si rempli de charmes?”
(Bienheureux H.Suzo)
Mais surtout le nom de Marie
est un nom de salut
(St Ambroise)
“Au nom de Marie, l’Église fléchit le genou,
les voeux et les prières des peuples
retentissent de toutes parts.”
(Pierre de Blois)
Oui, ô Marie ! votre nom sublime et admirable est sorti du trésor de la Divinité; car c’est la sainte Trinité tout entière qui vous a donné ce nom au-dessus de tous les noms après celui de votre divin Fils, et qui l’a enrichi de tant de majesté et de puissance, qu’il faut que, par respect pour ce saint nom, dès qu’il est prononcé, tout genou fléchisse dans le ciel, sur la terre et aux enfers. (Richard de Saint-Laurent)
Catégories: Lu ailleurs | 12/09/2011
Savons-nous regarder les traces de Dieu ?

Les choses visibles rendent témoignage des choses invisibles dont elles sont signes : voilà pourquoi les réalités du Royaume de Dieu sont sans cesse comparées par Jésus aux réalités toutes proches de la vie quotidienne.
Lui nous invite à regarder les oiseaux du ciel et les lis des champs ; et quand il instruisait la foule ou les disciples, il évoque les travaux des campagnes ou de l’artisanat, la pêche en mer ou les mouvements des troupeaux, les besognes domestiques.
Il désigne du doigt ou du regard le filet, la barque, la charrue, le pétrin ou la perle rare. Vigne ou figuier sont convoqués pour devenir signifiants. « Le royaume de Dieu est semblable à… » Tous les éléments se relient les uns aux autres. Ils composent un circuit où se manifeste la cohérence du monde. A travers la prière, ils se mettent à chanter : « Louez Dieu depuis la terre… feu et grêle, neige et brume… montagnes, toutes les collines, arbre à fruit, tous les cèdres, bête sauvage, tout le bétail, reptile et l’oiseau qui vole » (Ps 148,7-10)
Ce regard de poète de Jésus sur les choses est celui de la Bible tout entière. Il correspond au mouvement même de la vie. Sans cesse nous sommes appelés à nous élever des réalités visibles à leur ressemblance. Les choses que nous ne pouvons qu’entrevoir, il nous fait bien les évoquer à partir de celles que nous connaissons !
En ayant recours à la métaphore et au symbole, Jésus a donc fait sien l’élan même de l’esprit de l’homme. Il a valorisé et son environnement, et la culture grâce à laquelle l’esprit donne sens au monde en s’en distançant. ..
Si en Christ Dieu s’est ainsi rendu présent à la nature pour lui donner sens, comment ignorer désormais la dignité singulière qui est celle de notre monde ? Mais plus digne encore doit être l’homme qui par son regard, son action et son verbe, fait émerger cette dignité ! Malgré ses échecs, ses fautes, il est appelé à être celui qui, avec Dieu, chemine dans l’histoire, pour faire de l’univers entier la parabole d’une œuvre éternelle… lire la suite
Catégories: Lu ailleurs | 9/09/2011
« L’écriture entière est comme une lyre ; une corde ne produit pas de son harmonieux par elle-même, mais en union avec les autres ; ainsi chaque passage de l’écriture est en relation nécessaire avec un autre, ou plutôt à un passage s’en réfèrent milles autres. » (saint Bonaventure)
« La lectio divina ou « lecture spirituelle » des Saintes Écritures, consiste à s’attarder longuement sur un texte biblique, le lisant et le relisant en le « ruminant » presque, comme disent les Pères, et à en extraire, pour ainsi dire tout le « suc », afin qu’il nourrisse la méditation et la contemplation et parvienne à irriguer, comme la sève, la vie concrète » (Benoît XVI)
Catégories: Lectio Divina, Lu ailleurs | 2/09/2011

La lectio divina au coeur du monde:
devenir disciple de la parle
par le Père François Martz
“Dieu se donne à lire au travers du grand livre de l’univers. Beaucoup d’hommes et de femmes, chercheurs de Dieu et parfois chrétiens affirmés, sont sensibles aux signes de Dieu dans la Création. C’est parce que Dieu leur fait signe dans l’univers, qu’ils deviennent sensibles à ce que Dieu révèle dans l’histoire des hommes à travers la Torah de Moïse, les prophètes, les sages et finalement dans la personne du Christ.
D’après la tradition chrétienne, Dieu laisse connaître une part de son Mystère : c’est la « Révélation ». Dieu parle au travers des livres de la Tradition chrétienne. Ils sont dits « inspirés » : l’Eglise des premiers siècles a reconnu en eux une Parole de Dieu ou plus exactement des paroles d’hommes inspirés par Dieu.”
Lire l’article LECTIO_DIVINA-F.MARTZ.pdf
Catégories: Lectio Divina, Lu ailleurs | 31/08/2011
Abraham
“Abraham avait trois ans lorsqu’il sortit de la caverne [où l’avait caché son père pour le soustraire à la colère de Nimrod]. S’interrogeant sur le créateur du ciel, de la terre et de lui-même, il passe toute la journée, à adresser ses prières au soleil. Le soir, le soleil se couche à l’occident et la lune se lève à l’orient. Voyant la lune entourée d’étoiles, il se dit : voilà le créateur du ciel, de la terre et de moi-même ; ces étoiles sont ses ministres et ses serviteurs. Toute la nuit, il adresse donc ses prières à la lune. Au matin, la lune disparaît à l’ouest et le soleil se lève à l’est. Il dit : ces deux [astres] sont dépourvus de puissance. Un souverain est au-dessus d’eux, à Lui j’adresserai mes prières et devant Lui je m’inclinerai !” (Midrashe – Parasha Lekh Lekha)

St Augustin
A force d’entendre dire chaque jour : « Où est-il ton Dieu » et chaque jour de me rassasier de mes larmes, j’ai nuit et jour orienté ma méditation sur ce « où est ton Dieu ? », et j’en suis venue moi-même à me mettre en quête de mon Dieu pour dépasser la simple croyance et en avoir en outre quelque vision. (…)
Je considérai la terre : la terre a été créée. Grande est la beauté des terres ; mais cette terre a un auteur. Grandes sont les merveilles des semences et des germinations ; mais ctoutes ces choses ont un créateur.
Je montre toute la grandeur de la mer répandue autour de la terre, j’en suis stupéfait, j’admire, j’en cherche l’auteur, je lève les yeux vers le ciel et la beauté des astres, j’admire la splendeur du soleil, dont la vertu suffit à produire le jour, et la lune qui console les ténèbres de la nuit. (…)
Ce sont là (…) choses qui ne sont déjà plus terrestres mais célestes. Cependant, ma soif ne s’arrête pas encore là. Ce sont là des choses que j’admire, que je loue, mais c’est de celui qui a créé ces choses, c’est de lui que j’ai soif…
Mon Dieu – qui a créé ces choses que mes yeux m’ont fait voir – n’est pas à chercher avec ces pauvres yeux-là. (St Augustin)
Catégories: Foi et vision cosmologique, Lu ailleurs | 30/08/2011

Dieu ouvrit le trésor des mélodies,
il y prit le chant de l’oiseau, le bruit de la forêt,
le doux frémissement du zéphir qui agite les branches,
le chuchotement des feuilles,
le murmure des sources et des ruisseaux,
le chant de ceux que sa grâce a touchés,
leurs hymnes de reconnaissance,
et il en fit une âme qu’il insuffla à David.
Et dans le ventre de sa mère
David commença ses chants :
« Loue, ô mon âme, loue l’Eternel !
Tous mes membres, glorifiez son nom sacré ! »
En venant au monde, lorsque son regard
eut rencontré la lumière des astres,
il entonna un hymne nouveau :
« Louez l’Eternel, toutes ses armées célestes,
Ses serviteurs qui accomplissement sa volonté. »
Nourri par le lait de sa mère,
il continua à chanter :
« Bénis, ô mon âme, bénis l’Eternel,
Et n’oublie point tous ses grâces ! »
Le Talmud – Traité Berashot
Cité par P.Haïat : « Dieu et ses poètes »
Catégories: Lu ailleurs | 24/08/2011

Montre-moi ton visage, Seigneur
A moi qui suis assis à l’ombre,
Pour que, me levant à ta rencontre,
Je me prosterne devant Toi, à terre.
Veuille en ta condescendance entrer dans ma demeure,
Et qu’avec Toi entrent aussi et ton Père et l’Esprit ;
Veuille te nourrir des dons
De ma pauvreté et de mon rien.
Mon âme stérile, incapable d’enfanter
Les bonnes actions spirituelles,
Comme Sara rends-là féconde
Par ta parole, porteuse de bonne nouvelle.
Nersés Snorrhali
Jésus, Fils unique du Père
Sources chrétiennes N°203 p 52
Catégories: Lu ailleurs | 18/08/2011

Que veux-tu de nous, Seigneur pour tes grandes abondances ?
Que veux-tu de nous pour tes bienfaits sans mesure ?
Même l’Eglise ne peut te contenir, car partout Tu es !
Et dans les abîmes, et dans les mers, sur terre et dans les cieux.
L’or, je sais Tu n’en veux pas, car tout T’appartient.
Même tout ce que l’homme appelle sien.
Alors de tout notre cœur nous Te confessons
Car nous n’avons rien de plus beau à T’offrir.
C’est Toi – Maître du monde, c’est Toi qui as fait les cieux
Et tu les as brodés d’étoiles dorées.
La terre, c’est Toi qui l’as fondée grande et immense.
Nue, Tu l’as recouverte de plantes innombrables.
A tes ordres la mer obéit à ses limites
Et n’ose pas les franchir.
Les eaux des fleuves offrent d’inépuisables richesses
Et même le jour et la nuit connaissent leur temps.
C’est pour Toi que le printemps enfante toutes ses fleurs.
C’est pour Toi que l’été présente ses gerbes de blé.
Et l’automne T’apporte ses pommes et son vin.
Enfin à tout ce qui est prêt, c’est le lent hiver qui se lève.
C’est de grâce, que les herbes fanées reçoivent la rosée nocturne
Et la pluie rafraîchit facilement les blés brûlés au soleil
Tous les animaux attendent leur nourriture de Tes mains,
Et Toi Tu les rassasies de Magnanimité.
Sois glorifié éternellement, Seigneur Immortel !
Ta grâce et Ta bonté ne cesseront jamais !
Garde-nous sur cette terre aussi longtemps qu’Il Te plaît !
Mais que toujours nous soyons sous Tes ailes – protégés !
Jan Kochanowski
Catégories: Lu ailleurs | 17/08/2011

Grand est notre Dieu, grande est sa puissance,
et sa sagesse est infinie.
Louez-le, cieux !
Louez-le, soleil, lune et planètes,
dans la langue qui vous est donnée
pour louer votre Créateur.
Et toi aussi, mon âme chante,
chante tant que tu le peux l’honneur du Seigneur.
De lui, par lui et pour lui sont toutes choses,
celles qui sont inconnues et celles que nous connaissons.
A lui la louange, honneur et gloire
D’éternité en éternité.
Je te rends grâce, Créateur et Seigneur,
de m’avoir donné cette joie à la vue de ta Création,
ce plaisir à contempler les oeuvres de tes mains.
J’ai essayé d’annoncer aux hommes
la splendeur de tes œuvres,
dans la mesure où mon esprit limité
pouvait saisir ton infini.
Johannes Kepler
Des mots pour prier – Le Cerf 1988
Catégories: Foi et vision cosmologique, Lu ailleurs | 11/08/2011

Grand Esprit,
Transforme nos cœurs,
Afin que nous sachions
Ne jamais enlever à la beauté de ta création
Plus que nous ne lui donnons ;
Ne jamais oublier de prêter nos mains
Pour édifier la beauté de la terre ;
Ne jamais prendre
Ce dont nous n’avons pas besoin.
Rends-nous capables de comprendre
Que détruire la musique de la terre,
C’est créer la confusion ;
Ruiner son apparence,
C’est nous rendre aveugles à la beauté ;
Polluer son doux parfum par notre insouciance,
C’est en faire une maison de puanteur.
Mais, si nous prenons soin d’elle,
La terre prendra soin de nous.
Amen!
Société Evangélique luthérienne
de Mission Intérieure et Extérieure

Grand Esprit,
Transforme nos cœurs,
Afin que nous sachions
Ne jamais enlever à la beauté de ta création
Plus que nous ne lui donnons ;
Ne jamais oublier de prêter nos mains
Pour édifier la beauté de la terre ;
Ne jamais prendre
Ce dont nous n’avons pas besoin.
Rends-nous capables de comprendre
Que détruire la musique de la terre,
C’est créer la confusion ;
Ruiner son apparence,
C’est nous rendre aveugles à la beauté ;
Polluer son doux parfum par notre insouciance,
C’est en faire une maison de puanteur.
Mais, si nous prenons soin d’elle,
La terre prendra soin de nous.
Amen!
Société Evangélique luthérienne
de Mission Intérieure et Extérieure

Esprit Saint,
Transforme nos cœurs,
Afin que nous sachions
Ne jamais enlever à la beauté de ta création
Plus que nous ne lui donnons ;
Ne jamais oublier de prêter nos mains
Pour édifier la beauté de la terre ;
Ne jamais prendre
Ce dont nous n’avons pas besoin.
Rends-nous capables de comprendre
Que détruire la musique de la terre,
C’est créer la confusion ;
Ruiner son apparence,
C’est nous rendre aveugles à la beauté ;
Polluer son doux parfum par notre insouciance,
C’est en faire une maison de puanteur.
Mais, si nous prenons soin d’elle,
La terre prendra soin de nous.
Amen!
Société Evangélique luthérienne
de Mission Intérieure et Extérieure
Catégories: Foi et vision cosmologique, Lu ailleurs | 10/08/2011