La primauté de Pierre selon le Nouveau Testament
par le Professeur Jean Galot S.J., Rome
“Pour un des douze, l’imposition d’un nouveau nom eut une grande importance et fut rapportée de manière plus particulière : Simon reçut le nom de Pierre...
Ce nouveau nom fut donné à Simon en réponse à une profession de foi. Après avoir posé la question : ” Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? “, Jésus s’était adressé à ses disciples : ” Mais pour vous qui suis-je “. Selon le témoignage de Matthieu, Simon avait répondu : ” Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ” (Mt 16,13-16).
Pour comprendre plus exactement la portée des questions et le sens de la réponse, il faut tenir compte de leur moment liturgique. La date de ce dialogue n’est pas expressément indiquée, mais nous pouvons la déterminer. Selon les évangiles de Marc (9,2) et de Matthieu (17,l), la Transfiguration eut lieu ” six jours plus tard “. Or elle apparaît comme un nouvel accomplissement, propre à Jésus, de la fête des Tentes. Cette fête était précédée, avec un intervalle de cinq jours, par la fête de l’Expiation (Yora Kippur). C’était donc cette fête de l’Expiation qui avait été choisie par Jésus pour poser la question sur sa propre identité et obtenir de Simon sa profession de foi. C’était aussi la date choisie pour donner un nouveau nom à Simon et lui annoncer son destin…
En choisissant ce jour de fête, Jésus désire que soit prononcé le nom divin dans la nouvelle perspective dans laquelle la liturgie de l’Ancienne Alliance trouvera son accomplissement. En le proclamant Fils du Dieu vivant, Simon répond à ce désir. Il prononce le nouveau nom divin, celui que Jésus a amplement révélé par son enseignement et par ses œuvres. Sans le savoir, Simon remplit le rôle du Grand Prêtre qui, durant la fête de l’Expiation, proclamait le nom de Dieu ; il le fait en exprimant sa foi dans le Fils de Dieu, un Fils qui est Dieu…”
Catégories: Ecritures et Tradition rabbinique, Lu ailleurs | 29/06/2010
Dans le monde encore inachevé du sixième jour,
Dieu créa la Femme et Dieu lui dit:

Je te donnerai
un COEUR plein de tendresse,
un ESPRIT capable de voler comme les oiseaux,
une large VASQUE pour porter la vie du monde,
la SAGESSE pour connaître les grandes vérités,
le COURAGE pour t’élever contre toute oppression,
la FORCE pour soulever les montagnes,
la DOUCEUR pour baiser la terre,
la PASSION pour embrasser le monde,
le RIRE pour remplir les vallées,
l’IMAGINATION pour respecter la terre qui t’a donné le jour,
l’INTUITION pour connaître ce qui est inconnu,
les LARMES pour baigner toute douleur,
le DESIR de correspondre à l’idée que Dieu avait de toi
en te créant.
Et Dieu dit: Femme, je t’ai créée
à mon image et à ma ressemblance,
Tu es Bonne.
Catégories: Lu ailleurs | 23/06/2010
Dieu seul peut donner sa foi, mais tu peux donner ton témoignage.
Dieu seul peut donner l’espérance, mais tu peux rendre confiance à tes frères.
Dieu seul peut donner l’amour, mais tu peux apprendre à l’autre à aimer.
Dieu seul peut donner la paix, mais tu peux semer l’union.
Dieu seul peut donner la force, mais tu peux soutenir un découragé.
Dieu seul est le chemin, mais tu peux l’indiquer aux autres.
Dieu seul est la lumière, mais tu peux la faire briller aux yeux de tous.
Dieu seul est la vie,mais tu peux rendre aux autres leur désir de vivre.
Dieu seul peut faire ce qui paraît impossible, mais tu pourras faire le possible.
Dieu seul suffit à lui-même, mais il préfère compter sur toi !
(Une équipe Pax Christi de Campinas -Brésil)
Catégories: Lu ailleurs, Prières | 21/06/2010
Extrait de Vita Consecrata – Jean Paul II – 25 mars 1996

“Aujourd’hui, beaucoup se montrent perplexes et s’interrogent: pourquoi la vie consacrée? Pourquoi embrasser ce genre de vie, alors qu’il y a tant d’urgences, dans les domaines de la charité et de l’évangélisation elle-même, auxquelles on peut aussi répondre sans se charger des engagements particuliers de la vie consacrée? La vie consacrée n’est-elle pas une sorte de « gaspillage » d’énergie humaine utilisable suivant les critères de l’efficacité pour un bien plus grand au profit de l’humanité et de l’Église?
Ces questions reviennent plus fréquemment à notre époque, suscitées par une culture utilitariste et technocratique qui tend à évaluer l’importance des choses et même des personnes par rapport à leur « utilité » immédiate. Mais de telles interrogations ont toujours existé, comme le montre bien l’épisode évangélique de l’onction de Béthanie:
« Marie, prenant une livre d’un parfum de nard pur, de grand prix, oignit les pieds de Jésus et les essuya avec ses cheveux; et la maison s’emplit de la senteur du parfum » (Jn 12,3). À Judas qui se plaignait d’un tel gaspillage, prenant prétexte des besoins des pauvres, Jésus répondit: « Laisse-la faire » (Jn 12,7).
C’est la réponse toujours valable à la question que se posent tant de personnes, même de bonne foi, sur l’actualité de la vie consacrée: ne pourrait-on engager son existence de manière plus efficace et rationnelle pour l’amélioration de la société? Voici la réponse de Jésus: « Laisse-la faire ».
Pour qui reçoit le don inestimable de suivre de plus près le Seigneur Jésus, il paraît évident qu’Il peut et doit être aimé d’un cœur sans partage, que l’on peut Lui consacrer toute sa vie et pas seulement certains gestes, certains moments ou certaines activités.
Le parfum précieux versé comme pur acte d’amour, et donc en dehors de toute considération « utilitaire », est signe d’une surabondance de gratuité, qui s’exprime dans une vie dépensée pour aimer et pour servir le Seigneur, pour se consacrer à sa personne et à son Corps mystique. Cette vie « répandue » sans compter diffuse un parfum qui remplit toute la maison. Aujourd’hui non moins qu’hier, la maison de Dieu, l’Église, est ornée et enrichie par la présence de la vie consacrée.
Pour la personne captivée dans le secret de son cœur par la beauté et la bonté du Seigneur, ce qui peut paraître un gaspillage aux yeux des hommes est une réponse d’amour évidente, c’est une gratitude enthousiaste pour avoir été admise de manière toute spéciale à la connaissance du Fils et au partage de sa divine mission dans le monde.”
.
Catégories: Lu ailleurs | 13/06/2010
“Comment se fait-il que chacun de nous
les entende dans sa langue maternelle ?”
Act 2,8
La génération du déluge a dit: “Qu’est-ce que le Tout-Puissant pour que nous le servions, quelle utilité y-a-t-il à le prier?” (Jb 21,15). Elle n’a pas cherché pas à attaquer Dieu, elle s’est contentée de l’ignorer.
La génération du déluge fut éradiqué parce qu’elle avait complètement sombré dans le péché du vol ainsi qu’il est dit: “Ils reculent les bornes des propriétés, volent les troupeaux et les font pâturer” (Jb 24,2). C’est pourquoi il ne resta pas de survivant de cette génération.(1)
La véritable liberté consiste à accepter de suivre la Loi de Dieu… A la Pentecôte, les peuples divisés se retrouvent unis lorsque l’Esprit Saint se manifeste. (2)

La génération de la dispersion a dit: “Il n’a pas le droit de choisir l’En-Haut pour lui-même et de nous donner l’En-Bas. C’est pourquoi allons et faisons une tour, faisons une idole à son sommet et plaçons une épée dans sa main et qu’elle apparaisse comme une divinité qui fait la guerre avec lui.”
La génération de la dispersion a plus péché que celle du déluge, car elle s’est attaquée directement à Dieu en voulant conquérir son domaine, le ciel. Elle a été moins châtiée parce qu’elle a compensé ses fautes par l’amour que les membres se portaient les uns aux autres ainsi qu’il est dit: “Et toute la terre avait une seule langue” (Gn 11,1). C’est pourquoi il resta des survivants de cette génération. (3)
L’Esprit de Pentecôte réalise en plénitude le lien et le respect entre les différences suscitées à Babel… Chacun entend un même message, mais dans sa propre langue... L’humanité est appelée à vivre cette unité, non pas sans Dieu mais en lui. (4)
(1) et (3) : La Bible racontée par Le Midrash - José Costa - Ed Bayard)
(2) et (4) : Synadec.org
Catégories: Ecritures et Tradition rabbinique, Lu ailleurs | 21/05/2010
“Une personne humaine est une ample demeure aux corridors inconnus, sa dimension intérieure l’habite et creuse mystérieusement son intimité. Nous ne savons jamais le tout d’un être, même le plus aimé, surtout le plus aimé.
Au contraire, aimer c’est vouloir que l’autre soit une source inépuisable de richesse et qu’à mesure que la part connue de sa personne se fait transparente, la part de l’inconnu augmente et approfondisse de nouvelles perspectives pour de nouveaux ravissements.
Il y a un mystère au coeur de tout amour comme de tout rapport humain.
Quand les autres perdent à nos yeux leur mystère, c’est que nous-mêmes avons perdu le nôtre. Aplatis que nous sommes dans nos gestes, nous mesurons les autres à leurs attitudes en les vidant de leur intériorité et le désarroi des infiniment plats commence dés que cesse le dialogue des infiniment profonds.”
René Habachi – “Commencement de la créature”
Catégories: Lu ailleurs | 14/05/2010
Extrait du Livre de Marie P. Y. Raguin sj
Nous savons, nous ne savons que trop, ce qu’une certaine dévotion chrétienne a fait de Marie, mais nous ne portons pas assez d’attention à ce que Dieu a fait d’elle. Or là est l’essentiel. Des générations et des générations ont essayé de savoir ce que Dieu a fait par elle, comment il a témoigné, par Marie, son amour à l’humanité entière et plus spécialement à ceux qui croient en son Fils. Mais nous n’avons peut-être pas assez porté attention à ce que Dieu a fait de Marie. Je sais que c’est un mystère que nous n’arriverons jamais à sonder. Mais nous pouvons au moins nous asseoir sur la margelle du puits et contempler sur la surface miroitante le reflet du ciel.. Lire la suite
Catégories: Lu ailleurs | 13/05/2010
Voir venir un monde nouveau. La crise comme défi moral et culturel
Le Groupe de théologie contextuelle québécoise – Février 2010
Dans un premier texte sur la présente crise (Qui nous fera traverser le désert? – avril 2009), consacré surtout à une analyse économique et politique, nous nous posions la question de l’espérance : par quel chemin ouvrir l’avenir? Méfiants des plans de redressement économique et financier proposés par les leaders mondiaux comme voies de sortie, nous regardions vers les alternatives en émergence dans les innombrables groupes qui forment le réseau des mouvements sociaux. Ils annoncent déjà par leurs pratiques prophétiques la possibilité d’un monde différent… Lire la suite …
Catégories: Evénements de l'Eglise, Lu ailleurs | 11/05/2010
Du Père Claude Geffré (o.p) : L’humanité a atteint pour la première fois ce que l’on peut appeler l’âge planétaire.
“On pourrait parler, à la suite d’Edgar Morin, de l’âge planétaire de l’humanité comme d’un quatrième âge :
* il y a un premier âge très lointain qui est le début du processus d’humanisation il y a des milliers d’années derrière nous ;
* il y a le deuxième âge qui est l’émergence de l’homo sapiens sapiens avec l’apparition du langage et donc des cultures, c’est vraiment le début de l’homme tel que nous le connaissons;
* il y a le troisième âge qui coïncide avec la naissance des Etats, la mise en place de la justice, la naissance aussi de l’histoire, l’histoire humaine comme récit des grands événements de l’espèce humaine et donc la naissance aussi des grandes civilisations ;
* nous abordons de nos jours un quatrième âge de l’humanité, l’âge planétaire, c’est à dire le fait que tous les hommes, toutes les femmes se retrouvent comme solidaires de la même famille humaine dans ce minuscule canton de l’univers qu’est la planète terre.”
Nous avons un destin commun.
“Nous avons conscience d’habiter une maison commune, nous avons conscience que ce qui nous rassemble en termes d’humanité est plus important que ce qui nous divise quelles que soient nos différences d’ordre ethnique, d’ordre racial, d’ordre culturel, et d’ordre religieux. Nous avons un destin commun.
Pour la première fois, nous avons conscience que le destin de l’humanité est indissociable du destin de la planète terre elle même et que l’avenir de l’humanité dépend du bon vouloir des hommes dans la mesure où la maîtrise fantastique de l’homme moderne, dans l’ordre scientifique et surtout dans l’ordre technologique, peut mettre en danger la survie de l’espèce humaine, dans la mesure où le progrès actuel peut avoir des effets pervers qui contribuent à une destruction de l’environnement jusqu’à rendre impossible la vie humaine sur terre.”
Une responsabilité commune
“Nous avons pour la première fois une responsabilité commune à l’égard de la survie même de l’humanité, et là, les religions du monde, quelles que soient leurs différences doctrinales, spirituelles, se sentent une responsabilité commune, pas simplement par rapport à la destinée éternelle de l’homme, mais aussi par rapport à son destin historique.
Ce n’est donc pas un pur hasard qu’au XXIème siècle les religions cherchent à dialoguer ensemble pour découvrir, par rapport à toutes les autres instances politiques, culturelles, morales qui peuvent exister, quelle pourrait être l’action commune des religions face aux grandes causes qui sollicitent la responsabilité, la générosité aussi de l’homme moderne. Pour reprendre un slogan lancé par le théologien Hans Küng, il est bien évident qu’il n’y aura pas de paix mondiale s’il n’y a pas d’abord une paix entre les religions ; là les religions ont un rôle décisif.”
Extrait d'une conférence donnée à Abbaye de Limon, les 4 et 5 octobre 2000 -
http://www.dimmid.eu - Documents Inter-religieux
Catégories: Foi et vision cosmologique, Lu ailleurs | 1/05/2010
Nous croyons au Dieu unique, source de toute vie sur terre, seul fondement et origine de toute la terre et de ses créatures.
Nous croyons à l’excellence de toute vie sur terre, à la valeur innée de tous les êtres, à la participation des humains à la vie de la nature.
Nous croyons que le Christ nous montre la tâche confiée à l’être humain: être l’image de Dieu en oeuvrant avec la terre et en prenant soin d’elle, en cherchant à comprendre ses mystères et ses énergies et en usant des ces énergies de manière à contribuer au bien de tous ses enfants.
Nous croyons que l’Esprit de Dieu nous conduira pour que nous trouvions un style de vie modeste, désintéressé, miséricordieux, afin que les générations à venir héritent en paix de la terre et qu’à leur tour, elles vivent en sorte que, avec l’aide de ses dons, toutes les créatures aient part à la justice. Amen.
(Tiré de Sinfonia Oecumenica: Célébration avec les Églises du monde. Gütersloh/ Basel 1998, p. 877)
Catégories: Lu ailleurs | 30/04/2010