Dans la « Lectio divina », l’Esprit nous guide et nous éclaire ; Il ouvre notre intelligence au sens des Ecritures et modèle notre coeur. (Constitutions Art 188)
Ne t’approche pas des paroles pleines de mystère de l’Ecriture sans prière et dit à Dieu: Seigneur, accorde-moi d’y discerner ta volonté et de la comprendre…” (Isaac de Ninive)

La lectio divina, lecture priante quotidienne de l’Ecriture Sainte, nous sensiblise toujours plus à la présence de Jésus-Christ et nous fait découvrir ce qui nous est nécessaire pour réaliser la volonté du Père. L’oreille de notre coeur ouverte, nous demeurons dans la solitude du silence pour écouter le Fils bien-Aimé et scruter son enseignement afin de grandir – chacune et ensemble – dans la foi, l’espérance et la charité.
“Les moines lisent la Bible, la mémorisent, la font chair de leur chair, sang de leur sang. ” (Dom Colombas osb).
Si nous acceptons de nous laisser interpeller par la Présence qui habite l’Ecriture Sainte , nous pourrons y découvrir la voix du fin silence qui habite notre coeur:
“Au lieu de lire pour apprendre, laisse la Parole te parler et t’atteindre d’elle même. Elle est vivante, elle a quelque chose à te dire“. (Dom Bernard DUCRUET, osb)
L’écoute de la Parole de Dieu demande un coeur qui aime et attend, dans la Foi, de recevoir de Dieu la plénitude de sens de ce qui lui est ordonné. Elle nous maintient dans une sensibilité spirituelle et passe au crible les mouvements et les pensées du coeur (Hb 4,12). Elle nous appelle à être pauvre et humble devant la Parole qui se dit et se donne, espère et attend notre adhésion.
Rabbi Hanina Bar Idi écrit: « Pourquoi les paroles de la Loi sont-elles comparées à l’eau comme il écrit: ” Que celui qui a soif vienne boire ” (Is 55.1) C’est pour nous enseigner que comme les eaux quittent un endroit élevé pour descendre en un endroit plus bas, de même les paroles de la Loi ne demeurent qu’avec ceux qui ont l’esprit humble ».
Jour après jour, la Lectio divina fait son oeuvre en nous. Elle suscite un amour effectif et constant de la Parole de Dieu et nous apprend à vivre de Dieu, pour Dieu, en Dieu dans l’ordinaire de notre quotidien. Elle nous fait coïncider avec la volonté du Père et revêtir les ” sentiments mêmes du Christ ” (Ph 2,5). Elle nous conduit à la prière, à la contemplation et nous fait désirer la “connaissance sublime du Christ-Jésus ” (Ph 3,8).
” Que la parole du Père, “Ecoutez-le“, résonne sans cesse à nos oreilles. Et l’écoutant, nous nous remplissons de sa beauté, nous nous nourrissons de sa douceur” (St Jean Damascène).
Catégories: Notre chemin de vie contemplative | 10/02/2010

Pierre dit au Seigneur ” Maître nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre mais sur ta parole, je jetterai le filet. » Ils le firent et ils prirent une telle quantité de poissons que leurs filets se déchiraient.”
Jésus nous appelle comme Pierre, à croire. Il réclame notre pleine adhésion à sa Parole: “Dans l’œuvre des miracles, deux choses sont essentielles : la puissance de celui qui agit et la foi de celui qui doit recevoir le bénéfice du miracle .” (Victor d’Antioche ).
Croyons que ” nous pouvons tout en Celui sans lequel nous ne pouvons rien ” (St Léon).
Catégories: Méditations | 7/02/2010
” Ils abandonnent leur barque et ils deviennent les conducteurs de la barque de l’Eglise. Ils n’apportent plus de poissons à la ville mais ils portent des hommes au ciel. ils abandonnent leur père mais ils deviennent les pères spirituels de tous les fidèles.”(Théophylacte)
Un monde nouveau s’ouvre devant Simon et les fils de Zébédée, Jacques et Jean, un monde pour lequel ils laissent leur Père, abandonnent leur barque et leur pêche magnifique!
“Il faut regarder le coeur plutôt que les choses elles-mêmes: celui qui abandonne tout, abandonne beaucoup; et celui-là aussi abandonne beaucoup qui en renonçant à tout ce qu’il possède, renonce aussi au désir de posséder. ” (St Grégoire)
Catégories: Méditations | 6/02/2010
« L’E
ucharistie n’est pas quelque chose. Elle est quelqu’un. Elle est le Christ sauveur lui-même, dans l’acte même où il nous a sauvés » – Congrès euch. de Séville, 1993, no 11 (Texte de base).
« Au jour du Miracle vous êtes apparu comme le Seigneur, le maître… Vous êtes apparu à la sainte famille et vous lui avez montré cette gloire dans une éclatante lumière… Comme aux Apôtres, après votre résurrection, vous avez, de votre main, désigné votre Coeur comme la source de la paix et de tous vos bienfaits… » (P.Lemius)
Lorsque Dieu se fait connaître, il se donne à voir et à entendre. Milady Peychaud n’a pas vu mais elle a entendu. Comme l’écrit E.Lévinas, « la parole est comme un visage ». « La parole de l’autre vient d’en-haut » écrit-il encore. Elle ne peut être à notre niveau. Il faut l’entendre comme une révélation. Les mots n’ont pas d’existence réelle. Ils n’existent que dans l’usage que l’on en fait. Ils existent quand ils sont prononcés, adressés, échangés.
Milady Peychaud a entendu le 3 février 1822, le Seigneur lui dire :
« Les honneurs et l’estime des hommes ne sont que de la fumée, et je suis Celui qui suis et il n’y a que Moi qui sois. Leur amitié n’est que de la poussière et je suis Celui qui suis et il n’y a que Moi qui sois. Les richesses et les plaisirs ne sont que de la boue et je suis Celui qui suis et il n’y a que Moi qui sois. »
« Moi » dans les Ecritures signifie « Dieu sauve » et c’est un des noms de Dieu. Le miracle eucharistique du 3 février 1822 nous plonge dans le Mystère du Salut. Jésus bénissant est le Dieu qui nous sauve. Ecouter le Seigneur, marcher à la lumière de sa Parole, c’est choisir la vie!
Si le don du Père nous a été transmis par Jésus bénissant, notre prière doit aussi passer par Lui. Sa Parole investit notre vie et nous pouvons nous offrir avec Lui au Père. Si nous faisons mémoire d’un passé défini, les paroles de jésus entendues par Milady Peychaud, sont comme une prescription qui informent notre présent et ouvre notre avenir.
Dans la Bénédiction miraculeuse du 3 février 1822, c’est le Seigneur Jésus qui parle et appelle une réponse, celle de la louange. Sa manifestation échappe à toute détermination verbale car elle se tient à la fois au-delà et en deçà de tout discours. « Ce qui ne peut être dit ne doit pas être tu » (J.L Marion)
« Expliquer les motifs de ce prodige et des particularités qu’il renferme, ce serait aller trop loin: il ne nous appartient pas de pénétrer dans les desseins de Dieu et nous devons toujours les adorer, lors même que nous ne pouvons apercevoir la fin qu’il se propose. » (P.B.Noailles)
“La vraie mémoire, est un perpétuel approfondissement” écrit Marcel Jousse. Elle est essentiellement attention et l’attention est essentiellement mémoire. Faire mémoire du miracle eucharistique du 3 février 1822, c’est répondre au donateur ; c’est magnifier Dieu en l’aimant, en publiant ses louanges et en accomplissant sa volonté. Notre louange est la gratuité de l’élan généreux de nos coeurs vers le Seigneur qui nous a comblés au-delà de toute attente.

Nous vous louons ô Dieu seul! Vous avez dit au buisson ardent, vous avez redit pendant l’apparition: je suis Celui qui suis, il n’y a que moi qui sois! Nous le croyons et nous proclamons que tout est vanité, que vous seul vous êtes l’être, la puissance, la sagesse, l’amour la perfection infinie. Nous vous louons, ô Dieu seul! (P.Lemius)
Le miracle eucharistique nous invite à mettre en valeur le don reçu avec simplicité et humilité, joie et amour. Rendre grâce, c’est confesser notre dépendance radicale: « nous attendons notre vie du Seigneur » (Ps 22). Cette dépendance qui conduit à l’action de grâce est le coeur de toutes nos célébrations « Sainte Famille ».
Lorsque Dieu agit, son action est de toujours à toujours. C’est un éternel présent et chaque moment est celui de sa faveur et de son passage, plénitude de grâce si nous l’accueillons dans toute la richesse de sa présence. Le Seigneur est venu bénir la Famille spirituelle de P.B Noailles et appeler sur elle le bonheur et la paix, l’encourager à aller de l’avant dans sa Mission de témoigner que la communion est possible.
« Nous sommes votre famille, votre héritage, bénissez-nous! Vous nous avez bénies d’une bénédiction miraculeuse… vous n’avez cessé de nous bénir et cette bénédiction a fait couler des fleuves de grâces et des torrents de miracles… » (P.Lemius)
Catégories: Méditations | 3/02/2010
LES BÉATITUDES selon nos CONSTITUTIONS

Bienheureuses nous, qui appartenons à la famille de Dieu. Nous sommes heureuses parce que nous sommes filles du Père !
Bienheureuses nous, qui apprenons avec Jésus, Marie et Joseph à ne plus vivre pour nous-mêmes mais pour Dieu Seul au service du Royaume ! (Art 9)
Bienheureuses nous, qui avons été appelées à suivre Jésus sur le chemin des conseils évangéliques, dans la famille de P.B.N. (Art.6)
Bienheureuses, nous qui trouvons notre joie à faire la volonté du Père. (Art.16)
Bienheureuses, sommes-nous quand nous nous détachons de tout ce que nous avons et suivons le Christ avec un cœur libre et joyeux. (Art.23)
Bienheureuses, nous qui demeurons étroitement unies au Christ qui transforme notre être et nous rend capables de servir, de pardonner et d’accepter les autres avec un cœur affectueux. (Art.19)
Bienheureuses, sommes-nous quand nous lisons et écoutons la Parole de Dieu qui nous révèle son mystère, transforme notre intelligence et notre cœur, et nous donne lumière et force. (Art.32
Bienheureuses, nous qui affirmons la dignité de tous les êtres humains créés à l’image de Dieu. Nous sommes heureuses, nous qui partageons l’amour préférentiel de Jésus pour les pauvres et les humbles. (Art.84)
Bienheureuses sommes-nous car notre vie consacrée à la prière continuelle exprime la joyeuse espérance de l’humanité qui attend le retour du Seigneur et qui trouvera sa plénitude dans la Plénitude de Dieu. (Art.165)
Bienheureuses, nous qui vivons dans une attitude de constant discernement pour être attentives aux appels de Dieu dans notre vie. (Art.90)
Bienheureuses, sommes-nous quand le silence et la solitude nous font rejoindre cette source de vie éternelle. (Art.167)
Bienheureuses, nous qui continuons l’attitude priant de Jésus, tourné vers le Père en adoration, action de grâces et intercession. (Art.103)
Bienheureuses sommes-nous car le travail est communion fraternelle et louange de Dieu. Art.206
Bienheureuses nous, qui vivons l’intimité avec le Seigneur qui construit notre être de femme, l’unifie progressivement. (art.95)
Bienheureuses nous, qui sommes envoyées pour être créatrices d’unité et signes de communion pour que le monde croie. (Art. 119)
Bienheureuses, sommes-nous quand, en solidarité avec les autres, nous contribuons par nos efforts constants, à la construction d’une humanité fraternelle, fondée sur la justice. (Art.122)
Bienheureuses nous, qui, à travers les succès et les insuccès, les peines et les joies, participons à la mort et à la résurrection du Christ. (Art.126)
Bienheureuses sommes-nous, si nous intériorisons les réalités de la vie. Elles sont source de croissance continuelle vers l’unification de l’être dans l’amour. (Art.143)
Bienheureuses sommes-nous d’apprendre, dans l’humble école de Nazareth, à regarder, écouter, méditer la signification profonde et mystérieuse de la manifestation du Fils bien-Aimé. (Art.161)
Bienheureuses sommes-nous, si nous cherchons premièrement le Royaume de Dieu et sa justice et tout nous sera donné par surcroît.
Bienheureuses nous, qui sommes sûres de l’amour de Dieu, de sa lumière et de sa force qui appuyons notre fidélité sur SA FIDÉLITÉ. (Art.80)
Chapitre général Rome 2007
Catégories: Méditations | 2/02/2010
Enzo Bianchi: Les difficultés de la lectio divina
Plusieurs décennies sont passée depuis la clôture du Concile Vatican II et depuis la fin de l’exil de l’Écriture hors de la vie quotidienne des croyants catholiques. Depuis lors, la pratique de la lectio divina (=LD) a été apprise et mise en usage par des personnes et des groupes qui y ont reconnu une forme ecclésiale de lecture de la Bible, capable de nourrir et de faire croître la foi. Le temps écoulé a émoussé l’enthousiasme des commencements et a fait émerger la fatigue et les difficultés de ce chemin quotidien d’écoute de la Parole de Dieu à travers la lecture des Écritures. Au terme de ces années, on peut donc tenter une évaluation de certaines des difficultés et des problèmes qui tourmentent plus particulièrement la pratique de la LD.
Catégories: Lectio Divina, Lu ailleurs | 1/02/2010
Célébration du miracle eucharistique du 3 février 1822
Programme de la journée

8h30 – 12H20: Adoration eucharistique
15h: Conférence par le Père Jean-Louis DESPAUX
“ A l’école du Père Noailles, prêtre de Bordeaux“
16h30: Messe
Catégories: Infos Solitude | 31/01/2010
“Tous lui rendaient témoignage et ils étaient dans l’admiration des paroles qui sortaient de sa bouche. ils se demandaient: ” N’est-ce pas là le fils de Joseph? ” (Luc 4, 22)

Ils avaient admiré sa sagesse, ses oeuvres et ses paroles; mais ils ont connu ses parents, et cette proximité les empêche de reconnaître sa divinité. Un épais nuage devant le soleil, la nuit elle-même n’amènent pas autant de ténèbres dans le ciel que l’envie dans une âme” ( St Jean Chrysostome)
Une telle grandeur peut-elle convenir au fils du charpentier si connu et si proche de tous ?
“C’est assez l’habitude d’avoir eu de considération pour ce que l’on voit tous les jours, et au contraire d’estimer ce que l’on voit de loin” (St Cyrille)
Catégories: Méditations | 31/01/2010
UN MOMENT DE VERITE
Une parole de foi, d’espérance et d’amour
venant du coeur de la souffrance palestinienne

Introduction
Nous, un groupe de Palestiniens chrétiens, après avoir prié, réfléchi et échangé devant Dieu sur l’épreuve que nous vivons sur notre terre, sous occupation israélienne, nous faisons entendre aujourd’hui notre cri, un cri d’espoir dans l’absence de tout espoir, uni à notre prière et à notre foi en Dieu qui veille, dans sa divine Providence, sur tous les habitants de cette terre. Nous inspirant du mystère de l’amour de Dieu pour tous et de celui de sa présence divine dans l’histoire des peuples et, plus particulièrement, dans celle de notre terre, nous voulons dire aujourd’hui notre parole, comme chrétiens et comme Palestiniens, une parole de foi, d’espérance et d’amour….
Catégories: Evénements de l'Eglise, Lu ailleurs | 25/01/2010

Notre vie de baptisé(e) est fondée sur notre foi en Jésus-Christ et sur notre adhésion à son Evangile. C’est une vie pour le Seigneur et pour les autres car, nous dit St Augustin, ” nous devons nous aimer pour nous porter mutuellement à Dieu ” et ” si tu vois la charité, tu vois la Trinité. “
Jésus nous exhorte à prier dans l’unité de l’amour fraternel car dit encore St Augustin, “la charité forme le lien, le lien resserre l’unité, l’unité conserve la charité, la charité arrive aux splendeurs éternelles. “
Catégories: Méditations | 25/01/2010