Jésus répète par deux fois ” son souhait pour montrer à ses disciples avec quelle certitude, il leur assure cette paix qu’il leur donne. C’est là cette paix sur paix dont avaient parlé les Prophètes.” (St Augustin)
“La paix est un si grand bien que dans toutes les choses de la terre et du temps, on ne peut entendre prononcer un nom plus doux, on ne peut rien désirer de plus précieux, on ne peut rien trouver de meilleur.” (St Augustin)
La paix… ce bien si précieux!
La paix que Jésus donne à ses disciples, il la met au-dedans de leur coeur. C’est la paix complète, la paix avec Dieu, la paix avec le prochain, la paix avec toute créature, la paix avec soi-même. Lui seul peut donner cette paix; lui seul pouvait nous réconcilier avec Dieu. “Autrefois vous étiez loin de Dieu, vous étiez sans Dieu dans le monde; maintenant vous êtes devenus proches de Dieu par le sang de Jésus-Christ: car il s’est fait lui-même notre paix.” (Eph 2,13-14)
“La paix, c’est la sérénité de l’esprit, la tranquillité de l’âme, la simplicité du coeur, le lien de l’amour. Personne ne pourra arriver à l’héritage du Seigneur qui n’aura pas voulu observer le testament de la paix. Personne ne sera en concorde avec le Christ qui n’aura pas voulu avoir la concorde avec son frère.” (St Augustin)
Demandons, avec confiance, les uns pour les autres, ce bien si précieux à celui que les Prophètes ont appelé le Prince de la paix!
Catégories: Méditations | 11/04/2010
Quand Jésus rompit le pain, quand il leur donna, les yeux des disciples s’ouvrent.
Une fois le pain consommé, les deux disciples comprennent ce qu’ils ont ressenti au plus profond d’eux-mêmes: un feu embrase leur coeur. Ce feu n’est pas un simple sentiment, une simple impression. Ce feu, c’est le feu des Ecritures, le feu de la Torah, le feu de la Parole de Dieu.
Ils comprennent alors la souffrance du Christ et voient désormais en lui, non seulement le maître qui vient de les enseigner, mais Celui qui est entré dans la gloire, Celui qui donne le feu du ciel, Celui dont la Parole fait brûler les coeurs.
Le Seigneur disparaît à leurs regards. Ils n’ont plus besoin de la vision. Ils l’ont reconnu au plus intime de leur être à la fraction du pain. Jésus vivant était au milieu d’eux. Ils seront désormais ses témoins. Ils retournent à Jérusalem, au lieu même de la Révélation, au lieu où Dieu lui-même a choisi de faire demeurer son Nom. Et ce sera de Jérusalem, que sous la force de l’Esprit Saint , se répandra jusqu’aux extrémités du monde, la Bonne Nouvelle du Salut.
Le chemin vers Emmaüs, chemin de doute et de tristesse, devient le chemin vers Jérusalem, chemin de joie et de foi pour toute l’Eglise.
Diaporama Notre Dame du Web : Les pélerins d’Emmaus
Catégories: Méditations | 8/04/2010
Jésus ne dit qu’un mot, il l’appelle par son nom, Marie.
“Quand il l’avait appelé du nom générique de femme, elle ne l’avait pas reconnu. Elle le reconnaît aussitôt qu’il l’appelle par son nom.” (St Grégoire)
« Toute âme qui s’attache à Jésus reçoit de lui un nom qui la sort du commun. » (St Ambroise)
« En attendant Jésus prononcer son nom, elle reconnaît son Maître : elle reconnaît celui qu’elle cherchait partout autour d’elle, et qui agissait au-dedans d’elle… (St Ambroise)
« En l’appelant de son nom Jésus rappelait à Madeleine combien parfaitement il la connaissait et l’invitait à le connaître comme il la connaissait » (St Grégoire)
Catégories: Méditations | 5/04/2010
Texte anonyme du XIII ième siècle

Vous le connaissez pourtant bien, saints anges, celui qu’elle pleure et qu’elle cherche. Pourquoi donc raviver ses larmes en le rappelant à sa mémoire ? Mais Marie peut donner libre cours à toute sa peine et à ses pleurs, car la joie d’une consolation inespérée approche. Elle se retourne et voit Jésus debout mais ne le reconnaît pas (Jn 20, 14).
Scène remplie de charme et de bonté, où celui qui est désiré et cherché se montre et pourtant se cache. Il se cache pour être cherché avec plus d’ardeur, trouvé avec plus de joie, retenu avec plus de soin, jusqu’à ce qu’il soit introduit, pour y rester dans la demeure de l’Amour.
Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? Tu as celui que tu cherches, et tu l’ignores ? Tu as la vraie joie éternelle, et tu pleures ? Tu l’as en toi, celui que tu cherches dehors. Vraiment tu te tiens dehors tout en larmes près d’une tombe.
Ma tombe, c’est ton cœur ; je n’y suis pas mort, mais j’y repose, vivant pour l’éternité. Ton âme est mon jardin. Tu avais raison de penser que j’étais jardinier. Nouvel Adam, je cultive mon paradis et je le garde. Tes larmes, ton amour et ton désir sont mon ouvrage. Tu me possèdes en toi sans le savoir, et c’est pourquoi tu me cherches dehors. Je vais donc t’apparaître la aussi pour te faire rentrer en toi-même afin que tu trouves à l’intérieur celui que tu cherches dehors.
Anonyme du XIII ième siècle
Catégories: Méditations | 4/04/2010
Méditation de Geneviève SIMONET: Pâque 2010

Premier témoin de la Résurrection, Marie-Madeleine constate le tombeau vide, prend peur, s’inquiète, interpelle celui qu’elle prend pour le jardinier. Elle le reconnaît. Un simple mot « Rabbouni » métamorphose sa vie.
Nul doute, seul le Seigneur peut faire basculer une timide croyance et emplir de joie une foi naissante.
Marie-Madeleine a reconnu Jésus, lui a fait confiance, s’est laissée saisir par son Amour. Elle l’a vu réellement Vivant.
Les disciples, impuissants, devant une situation qu’ils ne maîtrisent pas, recueillent le témoignage d’une femme, à l’époque peu crédible.
De ce fait, Jésus nous enseigne que nous aussi nous avons besoin des plus déshérités, porteurs d’une grande source d’Amour.
Dieu nous veut près de Lui et nous dit comme à Marie-Madeleine : « Qui cherches-tu ? »
Le chemin de la Foi est un parcours difficile plein d’énigmes ; il fait l’objet de toute une vie pour parvenir dans l’Espérance, à la clairvoyance.
Dieu nous précède en Jésus Christ. On voudrait le voir, le toucher, mais le Feu de son Amour nous brûle ; il semble nous échapper.
Sa voix nous l’entendons à travers ceux qui appellent, qui implorent notre aide. Son être vivant nous le côtoyons dans les rencontres avec les plus déshérités.
Le Christ est quotidiennement Vivant dans notre humanité.
Par sa mort et sa Résurrection, Jésus nous enseigne que l’amour est plus fort que la haine, plus fort que tout ce qui nous rebute, même chez les plus mécréants.
La présence de Jésus demeure au milieu de nous éternellement …
Et si au fil des ans les forces déclinent,
les corps se flétrissent,
les mouvements ralentissent,
l’âme, elle, ne vieillit pas.
L’Esprit demeure en veille.
Seul l’Amour croît, perdure,
ouvre grand ses portes vers l’Infini
jusqu’à notre propre Résurrection.
Lumière du Christ éblouissante et révélatrice !
Feu brûlant d’Amour !
Joie éternelle, grande Joie de Pâques !
Catégories: Méditations | 4/04/2010