L’avenir du ‘Leadership’ Religieux -Une Perspective Psycho-spirituelle
S.M. Selvaratnam,omi INTRODUCTION‘

Qui suis-je?’ en tant que guide présuppose ‘qui suis-je ?’ en tant que personne. L’identité d’un guide et l’identité d’une personne en tant que personne ne peuvent être séparées. Nous ne pensons certainement plus de manière dualiste mais nous pensons et vivons de manière holistique. C’est un des changements de paradigme que le monde a fait au vingtième siècle.
Le développement psychosocial tel qu’il a été formulé par Erik Erikson est l’étude du développement de l’identité d’un individu dans sa progression d’un stade/une phase à l’autre. Une personne peut passer à un nouveau stade avec une tâche de développement non-résolue, mais on ne peut guère sauter un stade. Chaque stade se construit à partir du/des précédents stade(s) et influence la forme des stades suivants. “Chaque stade ajoute quelque chose de spécifique à tous ceux qui suivent, et fait un nouvel ensemble à partir des précédents.” (Erikson, 1961, p.41).
La question ‘Qui suis-je?’ est posée à chaque stade et le sens de l’identité de l’enfant est reconfirmé à un nouveau niveau. Les formes d’identité antérieures influencent les formes suivantes. Le thème principal de la vie est la quête d’identité, c’est une quête spirituelle…
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Catégories: Lu ailleurs, Vie consacrée | 26/02/2011
La vision contemporaine du monde nous amène à revoir
la vision médiévale du monde que nous portons encore
Conférence de Jean Bellefeuille

La vision contemporaine du monde nous amène à revoir la vision médiévale du monde que nous portons encore. Pour comprendre les relations entre Dieu, l’être humain, la terre et l’univers, chaque culture a une cosmologie, une histoire de la création racontée dans ses livres sacrés ou dans sa tradition orale.
Le livre sacré des chrétiens est la Bible où il est écrit que Dieu, dans les origines de la création, dit « Créons l’homme à notre image et à notre ressemblance et qu’il domine sur les poissons de la mer et les oiseaux du ciel, sur les troupeaux, sur tous les animaux sauvages de la terre et sur toutes les créatures qui se meuvent sur la terre. »
Dans cette vision cosmologique – vision chrétienne du cosmos – l’être humain est placé sur une terre toute faite sur laquelle il domine. Il est fait à l’image de Dieu qui transcende la création. Les autres êtres vivants sur la terre sont matériels, pas spirituels. Seuls les êtres humains ont une âme et ont droit au respect de leur intégrité dans cette vision. Mais il y a d’autres visions…
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Catégories: Foi et vision cosmologique, Lu ailleurs | 24/02/2011

“Il y a des moments où l’on se sent libéré
de ses propres limites et imperfections humaines.
Dans de tels instant on se voit là,
dans un tout petit coin d’une petite planète,
le regard fixé en émerveillement sur la beauté froide
et pourtant profonde et émouvante de ce qui est éternel,
de ce qui est insaisissable.
La vie et la mort se fondent ensemble
et il n’y a pas d’évolution ni de destination,
il n’y a que ETRE.”
Albert Einstein
Catégories: Lu ailleurs, Méditations | 22/02/2011

Dans la rubrique ‘vie religieuse’ du site http://www.religieux.be vous trouverez différentes réflexions basées sur la pensée de Timothy Radcliffe, o.p.
Catégories: Lu ailleurs, Vie consacrée | 21/02/2011

« Crois-en mon expérience :
tu trouveras quelque chose de plus dans les bois que dans les livres.
Les arbres et les rochers t’enseigneront
ce que tu ne pourrais apprendre des plus grands maîtres ».
(St Bernard)
Catégories: Foi et vision cosmologique, Lu ailleurs | 21/02/2011
Du Père Lev Gillet – « Un moine de l’Église d’Orient »
Il n’y a pas de contradiction entre la science et la foi. Dieu a créé « le ciel et la terre », c’est-à-dire l’univers entier, tout ce qui existe. Créer doit être pris ici dans un sens tout spirituel et spécial. La matière, la vie, l’esprit sont des formes de l’être ; c’est de l’être communiqué, donné par Dieu, lequel est la source de tout être.
La création par Dieu n’est pas simplement matérielle : elle est un acte intérieur de Dieu, elle se passe dans la conscience divine. Nous sommes en Dieu sans nous confondre avec Dieu : il est l’être qui se donne, et nous sommes l’être reçu. En lui nous vivons, nous nous mouvons et nous sommes (actes 17,28).
Dieu a créé par amour. Il aime et crée par le même acte : Dieu a fait l’homme intelligent, libre et capable d’aimer. Tous les phénomènes de l’Univers sont manifestation de l’activité divine. Il n’y a pas, sur ce point, de contradiction entre la science et la foi. La foi en la création n’est pas attachée à telle ou telle théorie cosmologique.
C’est à la science qu’il appartient d’examiner librement des problèmes tels que l’âge de notre planète, la formation du système solaire, la genèse et l’évolution des espèces vivantes. Quels que soient les résultats atteints par la recherche scientifique, ces résultats ne peuvent aller contre notre foi. Celle-ci se borne à affirmer que Dieu-Amour est l’origine, le sens, et la fin de tout ce qui existe.
Dieu-Amour est l’origine, le sens, et la fin de tout ce qui existe.
Catégories: Foi et vision cosmologique, Lu ailleurs | 18/02/2011
De E.Masbou 
En observant les tournesols s’éveiller au soleil et le suivre “à son image” et “ressemblance”, pour recevoir de lui le mouvement, la vie et la fécondité, je pense à tous des hommes, ces femmes et ces enfants qui se laissent attirer par Dieu et se tournent vers Lui pour capter sa Lumière. Ils sont dans le ciel, cette “foule que nul ne peut dénombrer” comme un champ infini de “petits soleils” resplendissant de lumière divine qui les comble de sa plénitude. Ils sont sur notre terre ces lueurs du ciel qui nous parlent d’une lumière infinie. Celui-ci par son dévouement et sa serviabilité, celui-là par son accueil et sa simplicité, cet autre par son courage et sa confiance, cet autre encore par sa foi et sa joie.
Alors que des nuages obscurcissent parfois notre ciel, ils tournent nos regards vers la bonne direction. Comme le tournesol met le soleil en fleur, les saints fleurissent le monde de la beauté du ciel. Comme la terre serait belle si chacun, là où il est planté, resplendissait comme une fleur ensoleillée, de la lumière de Dieu.
Catégories: Lu ailleurs | 18/02/2011
De St Augustin – commentaire du ps 95,2
“Chantez au Seigneur un cantique nouveau ;
ô terre entière, chantez au Seigneur”
(Ps 95,1)

“Si toute la terre chante un cantique nouveau, la maison du Seigneur se construit lorsque la terre chante ; car c’est ce chant même qui l’élève, pourvu qu’il ne soit rien chanté de vieux. La cupidité de la chair chante ce qui est vieux, l’amour de Dieu chante ce qui est nouveau.
Quoi que vous chantiez sous l’inspiration de la cupidité, vous ne chanterez que ce qui est vieux, et lors même que votre bouche prononcerait les paroles du Cantique nouveau, la louange n’est pas belle dans la bouche du pécheur [Eccl, XV, 9].
Il vaut mieux être l’homme nouveau et garder le silence, que d’être le vieil homme et de chanter ; car si vous êtes l’homme nouveau et que vous vous taisiez, les oreilles des hommes ne vous entendront pas, mais votre cœur n’en chantera pas moins le Cantique nouveau, et ce cantique parviendra jusqu’aux oreilles de Dieu, qui a fait de vous un homme nouveau.
Vous aimez et vous gardez le silence ; or, l’amour même est une voix qui monte vers Dieu, et l’amour même est le Cantique nouveau. Ecoutez la preuve que c’est là le Cantique nouveau : “Je vous donne, dit le Seigneur, un commandement nouveau, qui est que vous vous aimiez les uns les autres (Jn XIII, 34)”.
Toute la terre chante donc le Cantique nouveau, et c’est là qu’est bâtie la maison de Dieu. Toute la terre est donc la maison de Dieu. Si toute la terre est la maison de Dieu, quiconque n’est pas attaché à la terre tout entière, ne fait partie que d’une ruine et non de la maison de Dieu : il est cette vieille ruine, dont le vieux Temple était l’ombre. C’est là en effet que ce qui était vieux a été jeté bas, pour élever à la place ce qui est nouveau.”
“Toute la terre chante donc le Cantique nouveau,
et c’est là qu’est bâtie la maison de Dieu.
Toute la terre est donc la maison de Dieu”
Catégories: Foi et vision cosmologique, Lu ailleurs | 17/02/2011
La crise écologique mondiale offre aux chrétiens un moment favorable pour se réveiller et mettre en pratique et diffuser une attitude plus responsable envers la création. ” Lʼhomme est le berger de lʼêtre “, remarquait Heidegger. Le patriarche oecuménique Dimitrios Ier faisait le constat suivant en septembre 1989 : ” À la manière du berger qui en cas de grand danger met en péril sa vie pour son troupeau, les êtres humains doivent renoncer à une de leurs désirs et besoins pour assurer la survie de la nature. Cʼest une situation nouvelle – un nouveau défi – qui appelle lʼhumanité à porter une partie de la souffrance de la création aussi bien quʼà se réjouir de celle-ci et à la célébrer. “
Lire la conférence: Le mystère de la Création, par Michel STAVROU
Catégories: Foi et vision cosmologique, Lu ailleurs | 16/02/2011
Vayédaber – Dieu prononça toutes ces paroles, Lémor – pour dire.»
(Exode 2,1)
En hébreu, l’expression « Lémor » – pour dire – est utilisée lorsque les paroles prononcées doivent être répétées à ceux qui ne sont pas présents. D’après les commentateurs juifs, tout le peuple – générations passées, présentes et à venir – était présent au moment du Don de la Torah, chacun(e) se tenant au pied du Mont Sinaï. Tous ont entendu Dieu donnait les Dix Commandements.
Selon un Maître de la Torah, le Maggid de Mézéritch, l’expression « Vayédaber » – Dieu dit – se réfère aux Dix Commandements et le mot « Lémor » – pour dire » se réfère aux les Dix Paroles prononcées par Dieu au moment de la Création du monde. La Torah étant nécessaire pour l’existence du monde.
Elle a été donnée dans le but de faire descendre les Dix Commandements dans les Dix Paroles de la Création.
Pour le judaïsme, la lumière de la Torah illumine toutes les dimensions physiques de l’existence. Le peuple doit permettre que la lumière de la Torah – Vayédaber – pénètre dans le monde – Lémor. La Torah et le monde ne sont pas des entités séparées. On ne peut se contenter de se conduire dans l’esprit de la Torah aux moments de la prière et de l’étude. La lumière de la Torah doit toucher toute la vie. Chaque acte doit répondre aux exigences de la Torah et doit être accompli dans un esprit de sainteté.
La lumière de la Torah – les Commandements – doit dépasser le domaine du spirituel et du rituel. Elle doit éclairer les dimensions matérielles créées par les Dix Paroles prononcées par Dieu lors de la création du monde – « Lémor ». (cf Likouté Si’hoth Vol I)
Catégories: Ecritures et Tradition rabbinique | 12/02/2011