La maison de la nature
Si vous voulez apprivoiser la nature, il ne faut pas faire de bruit. Comme une terre que l’eau pénètre.
Si vous ne voulez pas écouter, vous ne pourrez pas entendre. (Paul Claudel)
Il ne suffit pas d’avoir la prière, il faut devenir, être prière, se construire en forme de prière, transformer le monde en temple d’adoration, en liturgie cosmique. (Paul Evdokimov)
Pour celui qui prie sans cesse, le monde entier devient église.(Starets Silouane)
L’acte de reconnaissance de la sagesse inscrite au coeur de toutes les religions constitue le dernier espoir de survie de notre demeure planétaire. Le soleil n’est pas plus luthérien que la lune taoïste; l’océan n’est pas plus juif que les forêts ne sont catholiques. (Matthew Fox)
Catégories: Foi et vision cosmologique | 11/02/2011
Conférence d’Elaine M. Prevallet, SL – Assemblée générale 2010 de la Conférence Religieuse Canadienne.
Les vœux de vie consacrée : une énergie pour la vie C’est pour moi un honneur et un privilège d’avoir été invitée à vous parler aujourd’hui. D’ailleurs, j’ai tout de suite aimé le thème de votre congrès :
« Capter pour Dieu les énergies de l’amour :
choisissons de vivre les voeux ».
Pour parler franchement, je ne suis pas certaine qu’on puisse « capter » l’énergie : en fait, nous sommes énergie. Mais nous pouvons sûrement surveiller, canaliser, donner un but à l’énergie, c’est dans cette perspective que je voudrais aborder avec vous le sujet des vœux aujourd’hui. Il est évident pour tout le monde, j’en suis sûre, que nous sommes à un point tournant de l’histoire de l’humanité. Nous avons appris tant de choses, et si vite. Nous avons pu apercevoir notre planète – et nombre d’autres galaxies – depuis l’espace…
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Catégories: Lu ailleurs | 9/02/2011
Toute la création gémit… C’est avec une courte phrase de St Paul aux Romains que nous sommes invités – comme Famille – à creuser cette Parole qui englobe toute l’Ecriture : de la Genèse à l’Apocalypse, en s’arrêtant au Mystère central de notre foi : le Mystère du Christ Rédempteur qui fait de nous des fils et des filles du Père, en qui Dieu s’est plu de faire habiter toute la Plénitude et réconcilier tous les êtres pour lui. Ainsi avancer « ensemble » dans notre Charisme de « communion » est notre façon propre de nous engager dans la nouvelle Vision cosmologique.
Cette Vision, n’est-elle pas, en réalité, aussi ancienne que la Création où il est dit « Dieu considératout son oeuvre, et Il vit que cela était très bon » (Gen.) 1.31) – création qui englobe tout le Cosmos, l’homme en est le centre, Dieu fait Alliance avec lui. Cette Alliance qui va se renouveler par leVerbe fait chair, par Jésus qui donne sa vie pour restaurer et ennoblir la première création.
Dans l’Apocalypse, le Christ se présente comme celui qui viendra. Le monde entier est dans l’attente, et notre prière doit être tendue vers l’accomplissement eschatologique… « Viens, SeigneurJésus ». Notre prière épouse toutes les attentes, toutes les souffrances… Tout est entraîné dans cemouvement de la création vers le Christ qui, Lui, remettra tout à son Père.
Quelle est notre petite part dans cette Oeuvre grandiose que le Père a rêvé pour tous ? Les lignes qui suivent veulent être une approche sommaire. Le changement du Cosmos commence par notre coeur !
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Catégories: Foi et vision cosmologique, Lu ailleurs | 5/02/2011
De P.Teilhard de Chardin
Ne t’inquiète pas de la valeur de ta vie, de ses anomalies, de ses déceptions, de son avenir plus ou moins sombre et obscur.
Tu fais ce que Dieu veut.
Tu lui offres, au milieu de tes inquiètudes et de tes insatisfactions, le sacrifice d’une âme humiliée qui s’incline malgré tout devant une Providence austère…
Peu importe que dans l’intime de toi-même tu sentes, comme un poids naturel, la tendance à te replier sur tes tristesses et tes défauts…
Peu importe que, humainement tu te trouve “raté”, si Dieu, lui te trouve réussi, à son goût…
Petit à petit, Notre Seigneur te conquiert et te prend pour lui…
Je t’en prie, quand tu te sens triste, paralysé,
adore et confie-toi.
Adore, en offrant à Dieu ton existence qui te paraît abîmée par les circonstances: quel hommage plus beau que ce renoncement amoureux à ce qu’on aurait pu être!
Confie-toi.
Perds-toi aveuglément dans la confiance en Notre Seigneur qui veut te rendre digne de lui et y arrivera, même si tu restes dans le noir jusqu’au bout, pourvu que tu tiennes sa main toujours, d’autant plus serrée que tu es déçu, plus attristé.
Sois heureux fondamentalement, je te le dis.
Sois en paix.
Sois inlassablement doux.
Ne t’étonne de rien, ni de ta fatigue physique, ni de tes faiblesses morales.
Fais naître et garde toujours sur ton visage le sourire, reflet de celui de Notre Seigneur qui veut agir par toi, et, pour cela, se substituer toujours plus à toi.
Au fond de ton âme, place avant tout, immuable, comme base de toute activité, comme critère de la valeur et de la vérité des pensées qui t’envahissent, la paix de Dieu.
Tout ce qui te rétrécit et t’agite est faux, au nom des lois de la vie, au nom des promesses de Dieu…
Parce que ton action doit porter loin, elle doit émaner d’un coeur qui a souffert: c’est la loi, douce en somme…
Quand tu te sentiras triste…
adore et confie-toi.
Catégories: Lu ailleurs, Méditations | 24/01/2011
“Je vous souhaite la paix, cette paix qui vient du coeur vertueux, qui se manifeste par les paroles, les actions, qui inspire à tous ceux que nous voyons ou que nous fréquentons le calme, l’égalité d’âme, en fin cette paix qui doit régner dans votre maison et en faire un petit paradis.
Je vous désire le bonheur qui se trouve en religion lorsque la règle est bien comprise, bien pratiquée, lorsque toutes les vertus sont aimées.
Je vous désire enfin la sainteté qui se trouve pour vous tout naturellement en vivant en la présence de Dieu et en l’aimant chaque jour davantage…
Il faut que nos larmes soient fournies de l’huile de la charité et de la piété, afin de pouvoir suivre l’Epoux qui doit passer bientôt.” (Mère M.E Bonnat – 1866)
Catégories: Lu ailleurs, Méditations | 1/01/2011
De l’amour de Notre Seigneur Jésus-Christ – Dom Guéranger
« Est-il possible, en lisant et méditant les saints Evangiles, de n’être pas séduit par le charme divin que répandent les paroles et les actions de Notre Seigneur ? Si nous le considérons enfant, quoi de plus attrayant que lui dans sa crèche ou dans les bras de sa très pure mère ?
Si nous le suivons dans sa vie d’homme, quoi de plus pénétrant que sa bonté, sa compassion pour les misères de l’humanité, sa patience, sa condescendance et cette douceur qui tempère si délicieusement la gravité de sa personne, qu’elle attire autour de lui jusqu’aux petits-enfants ?
Quoi de plus enchanteur que son enseignement où l’autorité d’un Dieu se cache sous le langage le plus simple, où les vérités les plus fortes et les plus sublimes arrivent au cœur des auditeurs en éclairant leurs esprits des plus vives lumières ?
Quoi de plus touchant que sa prédilection pour les pécheurs, malades infortunés dont il est le médecin compatissant, brebis égarées dont il s’est fait le pasteur infatigable ?
Quoi de plus émouvant enfin que cette sérénité avec laquelle il s’avance vers cette mort qu’il est venu chercher, sans jamais protester contre l’ingratitude de ses ennemis.
Catégories: Lu ailleurs | 31/12/2010
Extrait de l’Exhortation apostolique post-synodale VERBUM DOMINI DU PAPE BENOÎT XVI
En suivant le récit des Évangiles, nous relevons que l’humanité même de Jésus apparaît dans toute son originalité dans sa référence à la Parole de Dieu. En effet, il réalise heure par heure, dans son humanité parfaite, la volonté du Père. Jésus écoute sa voix et il lui obéit de tout son cœur. Il connaît le Père et il observe sa Parole (cf. Jn 8, 55). Il nous raconte les choses du Père (cf. Jn 12, 50). «Je leur ai donné les paroles que tu m’as données» (Jn 17, 8).
Jésus montre donc qu’il est le Logos divin qui se donne à nous, mais aussi le nouvel Adam, l’homme vrai, celui qui accomplit à chaque instant non sa propre volonté mais celle du Père. Il «grandissait en sagesse, en taille et en grâce sous le regard de Dieu et des hommes» (Lc 2, 52). De manière parfaite, il écoute, il réalise en lui-même et il nous communique la Parole divine (cf. Lc 5, 1).
Dans le Fils, Logos fait chair (cf. Jn 1, 14), venu accomplir la volonté de Celui qui l’a envoyé (cf. Jn 4, 34), Dieu, source de la Révélation, se manifeste en tant que Père et porte à sa pleine réalisation la divinisation de l’homme, déjà assurée auparavant par les paroles des prophètes et par les merveilles qu’il a réalisées dans la création et dans l’histoire de son Peuple et de tous les hommes. Le sommet de la Révélation de Dieu le Père est offert par le Fils à travers le don du Paraclet (cf. Jn 14, 16), Esprit du Père et de son Fils, qui nous «guide vers la vérité tout entière» (cf. Jn 16, 13).
Catégories: Evénements de l'Eglise, Lu ailleurs | 27/12/2010
Prière de Rital Bonnat (1803-1882)

Mon bon Jésus, mon doux et divin Maître,
par le mystère de votre Incarnation,
enseignez-moi l’humilité,
cette vertu si belle, si rare,
si douce, si nécessaire à mon âme, si attrayante pour vous!
Que je devienne bien humble de coeur,
bien humble d’esprit, que je sois si petite, si petite à mes yeux,
que comme une toute petite fleurette,
j’attire vos regards et votre amour, ô Jésus!
Mon bon Jésus, mon doux et divin Maître,
par les neuf mois que vous avez passés dans le sein de Marie,
enseignez-moi l’abnégation,
que je sache ne rien voir, ne rien entendre, ne rien sentir,
que j’apprenne à vivre de vous, en vous, par vous,
comme l’enfant qui n’a pas encore vu le jour
et qui cependant, a reçu l’être
et sait déjà commencer à aimer,
comme je veux vous aimer, ô Jésus!
Catégories: Lu ailleurs | 23/12/2010
Texte de Rita Bonnat (1803-1882)

Un livre…
je m’intitulerais le désir d’aimer et je raconterai tout ce que Dieu a fait pour nous, tout ce qu’il a souffert, tout ce qu’il nous a donné, tout ce qu’il nous accorde journellement. Je parlerai de sa puissance, de sa justice, de sa bonté, de sa miséricorde. .Je le ferais connaître comme Dieu, comme Sauveur, comme Père, comme époux, frère et ami de l’âme fidèle. je voudrais qu’on ne pût me lire sans aimer celui qui est seul aimable et qu’en achevant ma lecture on s’écriât: O Jésus, mon amour, je veux vous aimer, je vous aime et je vous aimerai toujours.

Un insecte…
je voudrais être une abeille ouvrière. Dés le point du jour à l’ouvrage, courant de fleur en fleur, je voudrais ramasser, butiner, recueillir tout ce qui pourrait former la cire ou le miel. De retour à la ruche, je déposerais mon fardeau et recommencerais avec la même ardeur, heureuse de contribuer par mon travail au bien-être des humains et à la gloire du temple du Seigneur, je dirais souvent à mes compagnes: “Travaillons, mes soeurs, travaillons encore, travaillons toujours; un peu de baume pour les malades, un peu de douceur pour les pauvres, un peu de cire pour l’église, nous dédommageront de nos peines. Après le labeur viendra le repos, la récompense. Dieu nous regarde, nous bénit, courage et toujours amour.

Une lyre…
je voudrais être d’or, être dans les mains d’un séraphin pour faire entendre les accents divins d’harmonie toute céleste. je voudrais que chacune de mes cordes exprimât un son différent, se rapportant à chacun des attributs de Dieu. Ainsi la première témoignerait mon adoration pour sa grandeur et sa puissance; la seconde, mon admiration pour sa sagesse et sa magnificence; la troisième célébrerait son amour et sa bonté; la quatrième dirait mon respect pour sa justice; la cinquième, mon étonnement pour son éternelle immutabilité; et la sixième serait toute consacrée à la reconnaissance pour le bonheur de connaître Dieu, de pouvoir l’aimer, l’adorer, le bénir pendant la vie et pendant l’éternité.
Catégories: Lu ailleurs | 20/12/2010

“Le oui total de la Vierge a été le sein spirituel de l’Enfant. Et ce n’est qu’après ce oui que son corps aussi est devenu sein fécond. Dès l’instant où l’ange lui a parlé, son attente change. Elle passe de l’attente de l’Ancienne Alliance à l’attente de la Nouvelle. Jusque-là elle guettait l’avènement de la plénitude promise; maintenant, ce qu’elle espère, la promesse, en elle est déjà accomplie.”
“Dès l’instant où elle a dit oui, la Mère attend une promesse qui s’est déjà accomplie. La plénitude est déjà en elle, le Verbe de Dieu grandit en elle et son attente modèle à présent cette croissance et croît avec elle. Ce n’est plus sa propre attente qui s’accomplit, son attente naît maintenant de l’accomplissement, en devient fonction.”
“Son attente jaillit de l’accomplissement en elle de la promesse : l’attente du Fils déjà présent en elle, le mystère de l’Avent que la Mère transmettra comme tout le reste à l’Église comme un état permanent. Aussi cette attente est-elle d’abord spirituelle, et ensuite seulement physique; mais ce rapport en elle entre l’esprit et le corps ne met pas en question la réalisation de sa grossesse.”
“En disant : « Qu’il me soit fait selon ta parole », elle n’a pas seulement accepté l’Enfant mais consenti à tout ce que l’attente fait d’elle et tout ce qui arrivera après la naissance du Fils. « Qu’il me soit fait selon ta parole » signifie qu’elle se met comme femme à la disposition du Verbe actif et créateur de Dieu en elle.”
“Le centre de gravité de l’Avent ne se trouve pas en lui-même, mais dans le temps qui précède Pâques. En se rendant si totalement disponible dans l’attente du Fils, la Mère apprend déjà à se rendre disponible à la Croix à venir. De même elle sait que Noël est consommé à Pâques, que c’est presque davantage une fête de la promesse qu’une fête de l’accomplissement.”
Extraits de “La Servante du Seigneur” – Adrienne Von Speyr – Éd Lethielleux, Paris 1987.
Catégories: Lu ailleurs | 15/12/2010