2011 a été déclarée Année Internationale des Forêts par les Nations Unies.
C’est l’occasion de découvrir ou de redécouvrir, de célébrer, de chérir, de raconter, de protéger, d’utiliser plus durablement ces écosystèmes qui sont apparus il y des centaines de millions d’années, avant même les premiers humanoïdes, et que notre espèce menace aujourd’hui.
httpv://www.youtube.com/watch?v=JvPNEWjHTVg
Catégories: Vu ailleurs | 19/02/2011
De St Augsutin – Commentaire sur la première Epître de St Jean
“Aimez vos ennemis” ? Gardez-vous du moins, ce qui serait plus grave, de haïr vos frères. Si vous n’aimez que vos frères, vous ne seriez pas encore parfaits ; mais si vous haïssez vos frères, qu’êtes-vous ? où en êtes-vous ? Que chacun regarde en son cœur ! Qu’il ne garde pas rancune à son frère, pour quelque parole dure ; que pour une chicane de la terre, il ne devienne pas terre ! Quiconque hait son frère en effet, qu’il ne prétende pas marcher dans la lumière ! Que dis-je ? Qu’il ne prétende pas marcher dans le Christ ! Quiconque prétend être dans la lumière tout en haïssant son frère, est encore dans les ténèbres.” (Tr I, 11, p. 139)
“Aimez tous les hommes, même vos ennemis ; non parce qu’ils sont vos frères, mais pour qu’ils soient vos frères ; en sorte que toujours vous brûliez d’amour fraternel, soit pour celui qui est déjà votre frère, soit pour que votre ennemi, afin qu’à force d’amour, vous en fassiez votre frère.” (Tr. X, 7, p. 429).
Catégories: Méditations | 19/02/2011
Du Père Lev Gillet – « Un moine de l’Église d’Orient »
Il n’y a pas de contradiction entre la science et la foi. Dieu a créé « le ciel et la terre », c’est-à-dire l’univers entier, tout ce qui existe. Créer doit être pris ici dans un sens tout spirituel et spécial. La matière, la vie, l’esprit sont des formes de l’être ; c’est de l’être communiqué, donné par Dieu, lequel est la source de tout être.
La création par Dieu n’est pas simplement matérielle : elle est un acte intérieur de Dieu, elle se passe dans la conscience divine. Nous sommes en Dieu sans nous confondre avec Dieu : il est l’être qui se donne, et nous sommes l’être reçu. En lui nous vivons, nous nous mouvons et nous sommes (actes 17,28).
Dieu a créé par amour. Il aime et crée par le même acte : Dieu a fait l’homme intelligent, libre et capable d’aimer. Tous les phénomènes de l’Univers sont manifestation de l’activité divine. Il n’y a pas, sur ce point, de contradiction entre la science et la foi. La foi en la création n’est pas attachée à telle ou telle théorie cosmologique.
C’est à la science qu’il appartient d’examiner librement des problèmes tels que l’âge de notre planète, la formation du système solaire, la genèse et l’évolution des espèces vivantes. Quels que soient les résultats atteints par la recherche scientifique, ces résultats ne peuvent aller contre notre foi. Celle-ci se borne à affirmer que Dieu-Amour est l’origine, le sens, et la fin de tout ce qui existe.
Dieu-Amour est l’origine, le sens, et la fin de tout ce qui existe.
Catégories: Foi et vision cosmologique, Lu ailleurs | 18/02/2011
De E.Masbou 
En observant les tournesols s’éveiller au soleil et le suivre “à son image” et “ressemblance”, pour recevoir de lui le mouvement, la vie et la fécondité, je pense à tous des hommes, ces femmes et ces enfants qui se laissent attirer par Dieu et se tournent vers Lui pour capter sa Lumière. Ils sont dans le ciel, cette “foule que nul ne peut dénombrer” comme un champ infini de “petits soleils” resplendissant de lumière divine qui les comble de sa plénitude. Ils sont sur notre terre ces lueurs du ciel qui nous parlent d’une lumière infinie. Celui-ci par son dévouement et sa serviabilité, celui-là par son accueil et sa simplicité, cet autre par son courage et sa confiance, cet autre encore par sa foi et sa joie.
Alors que des nuages obscurcissent parfois notre ciel, ils tournent nos regards vers la bonne direction. Comme le tournesol met le soleil en fleur, les saints fleurissent le monde de la beauté du ciel. Comme la terre serait belle si chacun, là où il est planté, resplendissait comme une fleur ensoleillée, de la lumière de Dieu.
Catégories: Lu ailleurs | 18/02/2011
De St Augustin – commentaire du ps 95,2
“Chantez au Seigneur un cantique nouveau ;
ô terre entière, chantez au Seigneur”
(Ps 95,1)

“Si toute la terre chante un cantique nouveau, la maison du Seigneur se construit lorsque la terre chante ; car c’est ce chant même qui l’élève, pourvu qu’il ne soit rien chanté de vieux. La cupidité de la chair chante ce qui est vieux, l’amour de Dieu chante ce qui est nouveau.
Quoi que vous chantiez sous l’inspiration de la cupidité, vous ne chanterez que ce qui est vieux, et lors même que votre bouche prononcerait les paroles du Cantique nouveau, la louange n’est pas belle dans la bouche du pécheur [Eccl, XV, 9].
Il vaut mieux être l’homme nouveau et garder le silence, que d’être le vieil homme et de chanter ; car si vous êtes l’homme nouveau et que vous vous taisiez, les oreilles des hommes ne vous entendront pas, mais votre cœur n’en chantera pas moins le Cantique nouveau, et ce cantique parviendra jusqu’aux oreilles de Dieu, qui a fait de vous un homme nouveau.
Vous aimez et vous gardez le silence ; or, l’amour même est une voix qui monte vers Dieu, et l’amour même est le Cantique nouveau. Ecoutez la preuve que c’est là le Cantique nouveau : “Je vous donne, dit le Seigneur, un commandement nouveau, qui est que vous vous aimiez les uns les autres (Jn XIII, 34)”.
Toute la terre chante donc le Cantique nouveau, et c’est là qu’est bâtie la maison de Dieu. Toute la terre est donc la maison de Dieu. Si toute la terre est la maison de Dieu, quiconque n’est pas attaché à la terre tout entière, ne fait partie que d’une ruine et non de la maison de Dieu : il est cette vieille ruine, dont le vieux Temple était l’ombre. C’est là en effet que ce qui était vieux a été jeté bas, pour élever à la place ce qui est nouveau.”
“Toute la terre chante donc le Cantique nouveau,
et c’est là qu’est bâtie la maison de Dieu.
Toute la terre est donc la maison de Dieu”
Catégories: Foi et vision cosmologique, Lu ailleurs | 17/02/2011
St Syméon le nouveau théologien (949-1024): Ce n’est pas une fois seulement que l’Esprit Saint a agi sur les écrivains sacrés, donnant ainsi naissance aux textes sacrés, mais il agit toujours sur celui qui lit les Écritures, et seule sa présence permet à la lettre de devenir esprit, lui seul assure une jeunesse perpétuelle au texte.
L’Ecriture devient Parole féconde
si l’Esprit de Dieu anime celui qui la lit.
Guigues le Chartreux (1083-1136): Par lecture, il faut entendre l’examen attentif des Écritures, faite avec un esprit concentré.
La méditation est l’action persévérante de l’intelligence, qui cherche, au moyen de sa propre raison, la connaissance d’une vérité cachée.
La prière est la religieuse orientation du cœur vers Dieu, pour s’écarter de ce qui est mal ou atteindre ce qui est bon.
La contemplation désigne une sorte d’élévation de l’esprit au-dessus de lui-même, en Dieu, goûtant les joies de la douceur éternelle. » (p.52).
Catégories: Lectio Divina | 16/02/2011
La crise écologique mondiale offre aux chrétiens un moment favorable pour se réveiller et mettre en pratique et diffuser une attitude plus responsable envers la création. ” Lʼhomme est le berger de lʼêtre “, remarquait Heidegger. Le patriarche oecuménique Dimitrios Ier faisait le constat suivant en septembre 1989 : ” À la manière du berger qui en cas de grand danger met en péril sa vie pour son troupeau, les êtres humains doivent renoncer à une de leurs désirs et besoins pour assurer la survie de la nature. Cʼest une situation nouvelle – un nouveau défi – qui appelle lʼhumanité à porter une partie de la souffrance de la création aussi bien quʼà se réjouir de celle-ci et à la célébrer. “
Lire la conférence: Le mystère de la Création, par Michel STAVROU
Catégories: Foi et vision cosmologique, Lu ailleurs | 16/02/2011
« Un commandement que personne ne respecte ou que tout le monde viole, cesse d’être un commandement ! » E.Munk. Qu’elles soient écoutées ou non, les Paroles demeurent telles qu’elles ont été prononcées. Elles restent Paroles de Dieu : “l’herbe se dessèche, la fleur se fane, mais la parole de notre Dieu subsiste à jamais.” (Is 40,8)
“Observer » ou « garder” les commandements. Les garder de génération en génération de manière qu’ils soient pratiqués et les pratiquer c’est répondre à l’injonction de Dieu: “Soyez saints comme moi je suis saint” (Lv 19,2)
“Ainsi vous vous rappellerez tous mes commandements, vous les mettrez en pratique, et vous serez des consacrés pour votre Dieu”. (Nb 15, 40)
Jésus dira : “Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui-là qui m’aime ; or celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; et je l’aimerai et je me manifesterai à lui” (Jn 14, 21)
Garder les commandements demande une attitude de Foi, un coeur qui aime, qui croit et qui espère… et qui attend de recevoir de Dieu la plénitude de sens de ce qui lui est ordonné. C’est cela “observer les commandements”.
Catégories: Lectio Divina | 13/02/2011
Commentaire d’Épiphane de Bénévent (5e-6e siècle)
Je ne suis pas venu abolir la Loi, mais l’accomplir (Mt 7,17). En ce temps-là, en effet, le Seigneur a exercé son pouvoir pour accomplir en sa personne tous les mystères que la Loi annonçait à son sujet. Car dans sa Passion, il a mené à terme toutes les prophéties.
Lorsque les Juifs lui offrirent, selon la prophétie du bienheureux David, une éponge imbibée de vinaigre pour calmer sa soif, il l’accepta en disant: Tout est accompli.Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit (Jn 19,30).
Il a non seulement réalisé personnellement tout ce qu’il a dit, mais il nous a encore confié ses commandements, afin que nous les mettions en pratique. Alors que les anciens n’avaient pas observé les commandements les plus élémentaires de la Loi, il nous a prescrit de garder les plus difficiles, avec la grâce et la puissance qui viennent de la croix.
Catégories: Méditations | 13/02/2011
Vayédaber – Dieu prononça toutes ces paroles, Lémor – pour dire.»
(Exode 2,1)
En hébreu, l’expression « Lémor » – pour dire – est utilisée lorsque les paroles prononcées doivent être répétées à ceux qui ne sont pas présents. D’après les commentateurs juifs, tout le peuple – générations passées, présentes et à venir – était présent au moment du Don de la Torah, chacun(e) se tenant au pied du Mont Sinaï. Tous ont entendu Dieu donnait les Dix Commandements.
Selon un Maître de la Torah, le Maggid de Mézéritch, l’expression « Vayédaber » – Dieu dit – se réfère aux Dix Commandements et le mot « Lémor » – pour dire » se réfère aux les Dix Paroles prononcées par Dieu au moment de la Création du monde. La Torah étant nécessaire pour l’existence du monde.
Elle a été donnée dans le but de faire descendre les Dix Commandements dans les Dix Paroles de la Création.
Pour le judaïsme, la lumière de la Torah illumine toutes les dimensions physiques de l’existence. Le peuple doit permettre que la lumière de la Torah – Vayédaber – pénètre dans le monde – Lémor. La Torah et le monde ne sont pas des entités séparées. On ne peut se contenter de se conduire dans l’esprit de la Torah aux moments de la prière et de l’étude. La lumière de la Torah doit toucher toute la vie. Chaque acte doit répondre aux exigences de la Torah et doit être accompli dans un esprit de sainteté.
La lumière de la Torah – les Commandements – doit dépasser le domaine du spirituel et du rituel. Elle doit éclairer les dimensions matérielles créées par les Dix Paroles prononcées par Dieu lors de la création du monde – « Lémor ». (cf Likouté Si’hoth Vol I)
Catégories: Ecritures et Tradition rabbinique | 12/02/2011