
“Comme la femme de l’onction à Béthanie, l’Église n’a pas craint de « gaspiller », plaçant le meilleur de ses ressources pour exprimer son admiration et son adoration face au don incommensurable de l’Eucharistie.
De même que les premiers disciples chargés de préparer la « grande salle », elle s’est sentie poussée, au cours des siècles et dans la succession des cultures, à célébrer l’Eucharistie dans un contexte digne d’un si grand Mystère.” (Ecclesia de Eucharistia – Jean-Paul II N° 48)
Le parfum que reçoit Jésus
est la fidélité constante et l’adoration véritable
de tous ceux qui confessent son Nom.
Catégories: Méditations | 13/06/2010

Dans une île bien chère,
Sur un sol embaumé,
S’élève, solitaire,
Un sanctuaire aimé.
De la Sainte Famille,
C’est le vrai diamant;
C’est l’étoile qui brille
Dans un pur firmament.
Vierge de Toutes-Grâces,
Par ton puissant secours,
Rends nos voeux efficaces
Protège-nous toujours!
(M. Aimée de Jésus)
“Notre divin Maître se plaira à faire de l’île de Toute Grâces un centre de bénédiction pour tous les membres de la Sainte Famille qu’une foi vive et une tendre confiance en Jésus, Marie et Joseph y conduiront. (P.B Noailles – 1844)
Catégories: Zoom sur la Solitude | 12/06/2010
« Lorsque le voyageur, le pèlerin a marché longtemps au milieu d’un vaste désert, s’il rencontre un lieu ombragé, une source limpide, il s’y arrête un moment, se repose à sa fraîcheur, se désaltère, se remet ainsi de sa fatigue »
Ainsi s’exprimait notre Fondateur, le Père Pierre Bienvenu Noailles, en mai 1841, en parlant de la Solitude, qu’il avait pensé, organisé et qu’il avait voulu embellir de l’île de Toutes Grâces. Une chapelle y pris place et l’on y plaça l’actuelle statue de Notre Dame de Toutes Grâces.
Notre Dame de Toutes Grâces,
priez pour nous et obtenez–nous les grâces que nous vous demandons
Invocation qui lui était familière, car elle lui rappelait les grandes ferveurs obtenues tout au long de sa vie par l’intercession de Marie, qui était vénérée, par les jeunes étudiants/séminaristes, durant leur formation au séminaire d’Issy les Moulineaux.
Pour la Famille de Pierre Bienvenu Noailles, Marie tient une place importante et le 12 juin nous aimons l’invoquer sous ce vocable de Notre Dame de Toutes Grâces.
Avec l’approbation de célébrer cette fête, que nous avons reçu en 1923, nous avons également l’autorisation d’utiliser des textes particuliers pour la messe. Des textes nous invitent à nous réjouir avec Marie. L’antienne d’ouverture de la célébration de l’Eucharistie nous en donne le ton :
Réjouis – toi,
Marie source de bonté
fontaine débordante de toute grâce :
tu portes en ton sein très pur,
celui qui est vrai Dieu et vrai homme !
Catégories: Zoom sur la Solitude | 12/06/2010
« Vois, cet enfant doit amener la chute et le relèvement d’un grand nombre en Israël ; il doit être un signe en butte à la contradiction, et toi-même, afin que se révèlent les pensées intimes de bien des cœurs » (Luc 2,34-35)

L’oracle de Syméon “une épée te transpercera l’âme” s’adresse à Marie. Jésus, venu apporter la paix messianique, sera source de division (Mt 10,34-39). Et cette division déchirera aussi l’âme de sa mère. « Vraie jeune fille de Sion, Marie portera la destinée douloureuse de son peuple » (note BJ)
« Il faut que je sois aux affaires de mon Père »… disait Jésus. Marie consent à cet « il faut » qui a appelé son fils et son Seigneur loin de sa famille. Elle s’efface devant la relation profonde que Jésus entretient avec Celui qu’il appelle « son abba », le cœur de tout son être et de toute sa vie, la source de sa liberté radicale pour le Royaume.
En Jésus, la famille prend dans notre vie personnelle une dimension nouvelle. Elle n’est plus le lieu où tout doit être rapporté et rattaché. (Luc 8,19-21). Marie nous apprend à vivre ce détachement en toutes nos relations, en tout ce que nous sommes et faisons. Elle nous apprend à tout quitter pour le Seigneur, à lui abandonner notre être et notre vie. « Chemin d’amour et d’immolation, notre vie demande un consentement total au Christ » (Const. Art 170).
Marie suit son fils jusqu’à la Croix où son cœur transpercé est ressoudé dans l’amour universel que Jésus, son fils et son Seigneur, avant de mourir, lui offre en partage: « Femme voici ton fils » et au D.B.A : « Voici ta mère »
“La foi aimante de Marie la conduit à suivre son Fils jusqu’au pied de la croix où elle devient Mère de l’Eglise. ” (Const.Art.175)
Catégories: Notre chemin de vie contemplative | 11/06/2010
Lors du miracle eucharistique du 3 février 1822, Jésus bénissant nos premières Mères, “leur indiquait son Coeur de la main gauche, tandis que, paraissant se détacher en quelque sorte de l’ostensoir, il s’inclinait vers elles avec amour.” A nos origines remontent donc la dévotion au Sacré-Coeur et le culte eucharistique… (M.de la Nativité – E.Lionnet)

“Retirez-vous dans le divin coeur de Jésus.
Vous y trouverez des consolations
pour toutes vos peines,
des lumières
pour toutes vos difficultés
et des forces
pour la pratique de toutes les vertus.”
(P.B Noailles)
Catégories: Infos Solitude | 11/06/2010

«Il y avait environ 5000 hommes qui s’y assirent ». Pour St Hilaire «ils représentent cette multitude qui doit venir des quatre parties du monde».
Jésus leur dit « Faites-les asseoir ». Comme si la nourriture était déjà là, prête à être donnée. Et les Apôtres s’empressent de faire ce que Jésus leur dit. Nous entendons résonner la parole de Marie à Cana « faites tout ce qu’il vous dira »
Les disciples reçoivent du Seigneur et donnent au nom du Seigneur : « et tous en mangèrent à leur faim ». Comment ne pas penser à ce qui est dit de la manne :
“Voici que je fais pleuvoir pour vous le pain du haut du ciel” (Ex 16,4) ; les anciens, comme un gâteau de miel, comme il est dit: “Son goût était comme celui d’un gâteau de miel” (Ex 16, 31). Les nourrissons, comme le lait du sein de leur mère […], les malades, comme de la fleur de farine pétrie dans le miel […]. Et pour les idolâtres, elle avait goût d’amertume et d’absinthe, comme il est dit : “La manne était comme de la graine de coriandre” (Nb 11,7).
Catégories: Méditations | 6/06/2010
La célébration eucharistique renouvelle notre alliance d’amour avec le Seigneur, nous fait communier à son oblation et participer à son action de salut. Dans le prolongement de la célébration, nous L’adorons, Lui l’Agneau Immolé, toujours vivant. (Const. Art 186)
Aujourd’hui comme autrefois, le Seigneur demeure au milieu de nous dans sa Présence eucharistique, comme Celui qui nous a aimés et s’est livré pour nous.
Lorsque le peuple juif se rendait en pèlerinage au Temple de Jérusalem, c’était non pour voir la face de Dieu mais pour être vus par Lui, pour se laisser regarder par Lui.
Dieu ne connaît pas le mal. Dieu n’est pas influencé, ni trompé par les apparences. Il regarde notre coeur. Il ne peut voir la personne humaine que dans sa beauté. Aussi, nous ne devons pas avoir peur de répondre à son appel (Cf Gn 3,9-10), d’aller vers Lui et de demeurer sous son regard.
C’est cela que nous vivons lorsque nous nous rendons à la chapelle pour l’adoration eucharistique. Nous demandons au Seigneur de poser son regard d’amour sur nous. Et nos yeux de chair voient ce que notre foi croit: Jésus présent sous les apparences du pain consacré.
Notre prière devient un temps de communion intime avec Jésus.Nous nous laissons pacifier par Lui. Il est notre nourriture, notre force, la source de notre vie.
« Il est bon de s’entretenir avec Lui et, penchés sur sa poitrine comme disciple bien-aimé, d’être touchés par l’amour infini de son coeur. […] Comment ne pas ressentir le besoin renouvelé de demeurer longuement, en conversation spirituelles, en adoration silencieuse, en attitude d’amour, devant le Christ présent dans le Saint-Sacrement ? Bien des fois, chers Frères et Soeurs, j’ai fait cette expérience et j’en ai recu force, consolation et soutien ! » (Jean-Paul II, Ecclesia de Eucharistia, n. 25)
Catégories: Notre chemin de vie contemplative | 5/06/2010
Au bout de l’allée des peupliers – allée des Filles à venir” se trouve la statue de Jésus bénissant. L’attitude du Seigneur est celle bien connue de son apparition dans l’ostensoir , lors du miracle eucharistique du 3 février 1822, la main gauche placée sur son sur son coeur, la main droite levée pour bénir.
Le Père Noailles écrit: « Expliquer les motifs de ce prodige et des particularités qu’il renferme, ce serait aller trop loin: il ne nous appartient pas de pénétrer dans les desseins de Dieu et nous devons toujours les adorer, lors même que nous ne pouvons apercevoir la fin qu’il se propose. »
“Jésus nous a bénis
Il est toujours avec nous,
Il sera toujours avec nous.”
(P.B Noailles – 1847)
Catégories: Zoom sur la Solitude | 4/06/2010
Par Sr Thérèse SEGRETAIN:
Un regard étonnant, un angle de vue étrange pour approcher ensemble
le Père NOAILLES, le BON PERE!

Une soeur contemporaine du Père Noailles, Eulalie Ollière, qui a vécu longtemps ici, à La Solitude note dans ses Mémoires : « Notre Bon Père que Dieu avait crée fondateur était de plus poète et amateur de belle nature »
Eh, oui, on peut vivre au XIXième siècle, être prêtre, fondateur d’une famille spirituelle, sillonner la France de Châlons à Marseille et de Bordeaux à Metz, et être aussi Poète et Jardinier! Lire la suite …

“La Solitude me rend à Dieu, à moi-même, à mes amis.”
(P.B Noailles – 1834)
Catégories: Infos Solitude | 1/06/2010